Le crunch en rugby, c’est l’opposition entre les anglais et les français. Que ce soit pour les hommes comme pour les femmes. Pour ce premier match face à l’Angleterre, dans cet EURO 2025 de football féminin que les joueuses des deux camps attendent « strong sur le plan physique », il y a beaucoup de l’esprit d’un « crunch ! »
Les raisons d’être d’un crunch
Dans ce match face à l’Angleterre, les françaises doivent s’imposer pour entériner les choix du coach de n’avoir pas sélectionné Wendie Renard, Eugénie le Sommer et Kenza Dali, jugées trop âgées et avec trop d’expérience pour le groupe.
Elles en sont propriétaires indirectes du fait que cette décision a fait éclore des joueuses silencieuses comme Sandy Toletti, Grace Geyoro, Sakina Karchaoui, Amel Majri qui, si elles avaient le statut de cadres au vue de leurs sélections, n’avaient pas la responsabilité morale du groupe.
L’Angleterre devant structurellement
C’est un crunch car l’Angleterre, depuis 2017, a cassé sa maison pour en construire une autre, en prenant la saison européenne plutôt que la saison d’été, en professionnalisant tous les clubs, en développant des sponsorings quatre fois plus conséquents sur le plan financier avec la Barclay’s et en bénéficiant de la manne financière des clubs masculins.
C’est un crunch parce que la France ne reviendra pas financièrement à hauteur des anglaises. Le football masculin va concentrer ses objectifs sur la réussite du contenu médiatique de la Ligue 1, pendant au moins quatre saisons, mettant de côté toute autre idée d’effort et d’investissement.
C’est un crunch parce que c’est maintenant ou jamais et qu’il faut donner une bonne raison à Michele Kang de se dire que la France et ses croissants commencent à coûter pas loin de 100 millions d’euros de cash. C’est beaucoup pour quelqu’un qui ne parle pas un mot de français et commence à les trouver peu courtois après les avoir trouvé vieux et sans grande idée.
C’est un crunch parce que la France du football a besoin d’une victoire et qu’il en a assez d’entendre parler des féminines pour des problèmes accessoires qu’on accepte uniquement quand on est riche.
Ce qui n’est pas le cas des françaises.
Les anglaises devant officiellement
C’est un crunch car les Anglaises ont réussi réellement à gagner en 2015 (3e du mondial), puis 4e en 2019, puis le titre 2022 avec l’Euro, sans oublier 2023, 2e du mondial. Et que nous, rien, en ayant été longtemps devant elles au classement FIFA (3e). Et maintenant derrière (10e)
Nous, on a des problèmes de joueuses, on ne sait pas si on est sur le bon chemin, on écrit une histoire qu’on souhaite indélébile et surtout pas qu’elle se transforme de manière débile.
C’est pas le titre, c’est juste un Crunch.
Qui n’a qu’une raison d’être : éclater de bonheur quand on le gagne. Baisser la tête et se taire quand on perd.
Le choix est vite fait.
Samedi 5 Juillet à 21h sur les antennes du groupe TF1.
William Commegrain Lesfeminines.fr