Un titre potentiel, sans l’OL

Vendredi 7 et samedi 8, deux équipes iront, si elles gagnent, au premier titre de la saison 2025 : la Coupe de France qui se jouera à Calais, le 3 mai prochain.

L’absence de l’Olympique Lyonnais, éliminé en 1/16e de finale par le Stade de Reims (0-0, 10 à 9), début Janvier ouvre grandes les portes de l’espoir. Le club détenue à 52% par Michele Kang, ayant pris, depuis 2008, dix éditions sur seize. Le PSG en ayant rangé quatre dans son armoire, Montpellier finissant le compte.

Quatre équipes d’Arkema Première Ligue avec des raisons d’y croire.

Deux demi-finales qui opposent Saint-Etienne au Paris Saint Germain (8-03-2025) au stade Salif Keita quand Le Havre, monté en Arkema Première Ligue en 2021, descendu, puis remonté en 2023, recevra le club du Paris FC qui a la particularité, de n’avoir jamais fait une finale de Coupe de France depuis 2005, son seul titre dans cette compétition.

Les stéphanoises ou plutôt « Amazones » ont eu le privilège de remporter la Coupe en 2011 (0-0, 3 tab à 2) et de perdre une finale contre l’Olympique Lyonnais en 2013 (3-1), à une époque où les budgets commençaient juste à exploser, laissant une place aux petits espoirs.

Depuis, seul le Losc, dernier de la D1F en 2019, a crée la surprise en allant en finale face à l’Olympique Lyonnais. Comme Yzeure, en 2022, équipe de D2F.

Elles avaient pris une rouste (8-0) face au PSG en 2022. La demi-finale des petits et une sorte de graal mais le titre en finale, relève de l’espoir impossible. Les joueuses en ont souvent conscience. Elles donnent donc tout à ce dernier stade de la compétition. Pour elles, la finale est le graal.

Les demi-finales seront serrées

Réaliser un score serré en demi-finale et se qualifier aux tirs au but. La stratégie est simple, facile à comprendre, plus difficile à appliquer mais l’odeur des finales emportent le plat et son effort.

Yzeure (D2F) avait choisi ce plan comme Nantes, (D2F) son opposant en demi-finale pour l’année 2022. Le Losc avec joué le Paris FC en demi-finale, et l’avait emporté (0-1) quand l’Olympique Lyonnais s’était défait, difficilement, de Grenoble, D2F, sur le même score.

Les demi-finales sont donc le lieu du combat extrême. Les différences se gomment et l’envie comme l’opportunité donnent sa chance au plus petit face au plus grand.

Paris Saint Germain – Paris FC, il faudra le mériter.

La finale prévue est claire. Les deux équipes font partie du trio de tête de l’Arkema Première Ligue et elles représentent le football français en Europe quand le Havre et Saint-Etienne sont des anonymes européens.

Sauf qu’il faudra le mériter. Le Paris Saint Germain a une machine de guerre, mais le coach, Fabrice Abriel, fait jouer les filles autrement que verticalement, cherchant à établir un plan de jeu qui ne correspond pas tout le temps aux puissances dont il dispose. Son dernier match de championnat s’est terminé sur un (0-1) face à Dijon quatrième, qui avait tout à fait la couleur du match nul (0-0) pour ceux qui l’ont vu.

Le Paris FC a raté l’opportunité de prendre les trois points face à Nantes (0-0) et les voilà, troisième comme habituellement, derrière le PSG, quand elles occupaient la seconde place la semaine précédente. La blessure de Clara Mateo a réduit les réussites offensives de l’équipe parisienne qui devra mettre le bleu de chauffe face aux Havraises, dont une Tom Pouce (1m58), Laurie Cance, trentenaire, met des lucarnes qui méritent la récompense.

Le Paris FC se doit de gagner pour rendre grâce à Gaetane Thiney, 39 ans, sa capitaine, qui n’a jamais réussi à atteindre la finale de la Coupe de France depuis qu’elle porte les couleurs du club de Juvisy, maintenant Paris FC.

Le Paris Saint Germain devra se méfier de Saint-Etienne, pourtant classé milieu de tableau (8e) et bien qu’elle soit l’équipe qui a subi le score le plus sévère en Europe (11-0- OL), parmi les cinq grands championnats européens (France, Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie).

Sauf que les adversaires, plus faibles, mais toutes en Arkema Première Ligue, ne « vont pas faire dans la dentelle » pour trouver le « trou de souris » qui fait la décision finale. Et en football féminin, il y a souvent des trous de souris à utiliser.

Il faut s’attendre à deux vraies rencontres, où les joueuses n’auront à l’esprit, que la victoire, peu importe la manière.