Dans ce premier match qui opposait les Bleues au Portugal, surprenante 19e au classement FIFA faisant suite au Mondial alors qu’habituellement, elles pointaient aux alentours de la 30e, on n’aura pas grand chose à retenir si ce n’est les fulgurances françaises avec quatre tirs lointains obligeant la gardienne portugaise, à des arrêts de qualité.

La première information que le spectateur avait à retenir est la présence de Constance Picaud dans les buts au lieu et place de Pauline Peyraud Magnin, titulaire du poste depuis 2019 (46 sélections). Un choix fort puisque bruissait encore les errements du jeu au pied de la joueuse de Juventus comme quelques incompréhensions avec sa défense pendant le Mondial d’Août.

Quelques quatre vingt dix minutes plus tard, rien de spécifiquement positif n’est sorti de cette décision. L’ex-gardienne du Havre, devenue celle du PSG lors de la saison dernière pour ne pas jouer en raison d’une longue blessure (sept matches seulement au compteur depuis la saison 2021-2022 en championnat) et d’une concurrence, n’a pas donné de raisons particulières à l’imposer face à un Portugal réduit en occasion et des choix discutables de la gardienne dans ses sorties.

Voilà là, le chantier d’Hervé Renard, à la recherche d’une gardienne sécurisante et pour l’instant, dans l’incapacité d’en trouver.

Dans le jeu, il convient de ressortir la faiblesse de Kadidiatou Diani sur le plan offensif, empruntée dans ses choix, portant peu et donnant beaucoup. Trop certainement pour une joueuse qui trouve normal d’être dans les meilleures du monde, inscrite sur la liste du Ballon d’or, mais n’ayant que peu produit lors du dernier Mondial. A l’évidence, elle devra produire plus dans les mois à venir.

Sur le plan positif, les tirs de loin des françaises (jean-françois, Perisset, Toletti, Karchaoui, Le Sommer -tête dans la surface- et Bacha), souvent hors sol et hors cadre dans le passé, ont été cadrées et porteuses d’une chance de but que la gardienne portugaise, non-titulaire à l’habitude, s’est escrimée à arrêter.

Le but de Selma Bacha, en fin de match est de la même facture, restant le seul à avoir abouti dans les filets.

La surprise a été la difficulté des Bleues à s’imposer dans le jeu dans le second acte face à une équipe du Portugal qui jouait avec deux ou trois touches de balle dans le contrôle. Un niveau qui aurait dû permettre aux françaises de faire une bien plus grande différence avec son adversaire.

A l’évidence, les françaises, déjà qualifiées comme pays hôte aux prochains Jeux Olympiques, vont laisser les autres nations s’opposer pour les deux places à prendre et il ne serait pas surprenant qu’elles en profitent pour se reposer quand les autres seront en train de jouer les demi et finales de cette première édition de la Ligue des Nations féminines.

A moins que, faute d’une liste déjà dessinée et réduite à dix-huit, les joueuses convoquées produisent plus et mieux dans l’espoir d’un billet olympique

Quoi que, à bien y réfléchir, et tenant compte des nombreuses blessées passées avant le Mondial précédent, du fait que les internationales ont déjà le statut au regard de la grille des salaires de leur club, des Présidents et présidentes sensibles à des retours propres de leurs internationales, tout le monde mette un chapeau sur tout cela et espère qu’avec un simple mois de rassemblement ante-olympique, les Bleues aillent chercher simplement une première médaille à la maison.

A voir et à faire mieux pour les Bleues.

Grace Geyoro, touchée à la cheville déclarera forfait pour la rencontre suivante contre l’Autriche.

La note du match doit tourner autour de 4.5 à 5.5 suivant les regards de chacun sans qu’individuellement, une joueuse puisse dépasser 6 à partir du moment ou un dix est le match parfait et sublime.

William Commegrain Lesfeminines.fr

UEFA Women’s Nations League – Ligue A – Groupe 2 – Première journée
Vendredi 22 septembre 2023 – 21h10 (diffusé sur France 3)
FRANCE – PORTUGAL : 2-0 (1-0)
Valenciennes (Stade du Hainaut) – 18 377 spectateurs
Temps dégagé (13°C) – Terrain en très bon état
Arbitres : Tess Olofsson (Suède) assistée de Almira Spahić (Suède) et Camilla Stendahl (Suède). 4e arbitre : Svärdsudd (Suède)

Buts
1-0 Grace GEYORO 27′ (Geyoro récupère au milieu joue pour Diani qui décale sur Périsset à droite qui s’appuie sur Geyoro qui a avancé à 25 m, Périsset réalise ensuite une passe sur Le Sommer* à l’entrée de la surface qui remet une touche dans la course de Geyoro qui contrôle puis conclut de l’angle des 5,5 m d’un plat du pied droit)
2-0 Selma BACHA 89′ (Centre de Karchaoui depuis la gauche que Catarina Amado repousse de la tête dans l’axe sur Bacha qui crochète une adversaire et s’excentre légèrement à gauche avant de déclencher de 25 m une frappe tendue du pied gauche pour aller placer le ballon à mi-hauteur sur la gauche de la gardienne qui ne peut que toucher le ballon)

Avertissement : Catarina Amado 49′ pour le Portugal

France
21-Constance Picaud ; 22-Ève Périsset (19-Griedge Mbock Bathy 90′), 5-Élisa De Almeida, 3-Wendie Renard (cap.), 7-Sakina Karchaoui ; 14-Sandie Toletti (23-Vicki Becho 63′), 2-Oriane Jean-François (6-Amandine Henry 63′), 8-Grace Geyoro (17-Léa Le Garrec 90′) ; 11-Kadidiatou Diani (12-Clara Matéo 82′), 9-Eugénie Le Sommer-Dariel, 13-Selma Bacha. Entr.: Hervé Renard
Non utilisées : 1-Solène Durand (G), 16-Pauline Peyraud-Magnin (G), 4-Laurina Fazer, 10-Amel Majri, 15-Julie Dufour, 18-Viviane Asseyi, 20-Estelle Cascarino

Portugal
12-Patrícia Morais ; 9-Ana Borges, 19-Diana Gomes, 15-Carole Costa, 2-Catarina Amado ; 14-Dolores Silva (cap.) (6-Andreia Jacinto 70′) ; 23-Telma Encarnação (21-Ana Capeta 63′), 11-Tatiana Pinto, 8-Andreia Norton (13-Fátima Pinto 70′), 16-Diana Silva (4-Ana Dias 84′) ; 20-Kika Nazareth (3-Lúcia Alves 84′). Entr.: Francisco Neto
Non utilisées : 1-Inês Pereira (G), 5-Joana Marchão, 7-Ana Rute, 10-Nádia Gomes, 17-Ana Seiça, 18-Andreia Faria, 22-Sierra Cota-Yarde, 24-Bruna Lourenço