Sous une pluie battante, les féminines de l’équipe de France de cyclisme ont ouvert la voie aux hommes en faisant LA COURSE des Champs Elysée, excellente idée d’Yves Mourousi à qui ont doit aussi, l’obligation pour les motards de rouler avec le phare allumé, qui nous a montré toute la difficulté de cette course, notamment sous les pavés parisiens, glissant à l’excès, et on a pu voir plus de trente cyclistes féminines tomber, se relever, tomber et se relever.

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L’initiative ancienne de faire un Tour de France féminine suivant celui masculin avait montré ses limites.  La Course by Le Tour reprend l’idée autrement (2ème édition). L’initiative est excellente, le temps de 2015 lui a fait un mauvais Tour.

Il n’empêche quelle chance pour ces féminines de pouvoir passer en direct sur France 2 et sur de nombreux diffuseurs étrangers.

Il y a une chose que l’on retrouve chez toutes ces féminines. C’est le sens de la compétition qui leur a fait oublier ces conditions dantesques qui auraient fait couler l’encre de plus d’un article sportif sur le Tour de France masculin.

De ce sens de la compétition, on entre aperçoit le courage et la vérité de l’instant, aller au bout de cette compétition. Pour ces féminines, sportives de haut niveau ; on a là, une grande partie de leurs points communs, quelque soit le sport pratiqué. Comme en football féminin, on trouve quelques équipes “dites professionnelles” ; le reste du peloton est faite d’amateurs.

La rémoise Pauline ferrand-prevot, championne du Monde en titre, est tombé à 1 km de la ligne comme l’an dernier sur une ième chute, tout en gardant le sourire en sachant que c’est sa coéquipière Anna Van Der Breggen (Rabobank) qui a remporté la Course. La lauréate du dernier Giro Rosa creuse un écart individuelle de 13 secondes dans le dernier Tour et ne sera jamais reprise tout au long des 6 kms 375 qu’il reste à faire.

La néerlandaise, cinquième au classement mondial UCI remporte cette course confirmant sa position dans un ranking mondial qui comprend néerlandaises sur les huit premières mondiales, dont la leader VOS Marianne.

Sur la Course by le Tour, Certains parlaient d’erreurs en voyant autant de chutes. Si l’erreur était concevable, c’est peut-être en oubliant de rappeler que les conditions étaient impossibles pour un peloton qui reste amateur et avec une envie unique, à mettre en valeur, de jouer la Course à fond, quand pour les hommes, la sagesse en raison des possibilités bien plus nombreuses de s’exprimer comme celui de leur statut de professionnels, leur auraient fait passer l’obstacle différemment.

On ne peut pas reprocher aux filles de tout donner quand elles n’ont pas tant que cela de possibilités de s’exprimer.

William Commegrain les feminines.fr