Le football Star mondial, le football féminin suit
A l’image des Coupes du Monde masculines et féminines, passées de 32 à 48 pour celle venant de se terminer aux USA (Mexique et Canada) comme de 24 à 32 pour la 9e édition de la Coupe du monde féminine 2023 jouée en Australie-Nouvelle Zélande, et alors que celles de 2031 et 2035 sont déjà prévues à 48, la 14e édition de la CAN féminine est passée de 12 à 16 équipes.
La CAN féminine, outil de négociation
Organisée pour la 3e fois consécutive par le Maroc (2022, 2024, 2026), repoussée et utilisée comme outil de négociation pour donner force aux arguments de la FMF, dépossédant le gain sportif du Sénégal de la CAN masculine, attribuée au Maroc sur tapis vert, les meilleures joueuses africaines s’affrontent du 25 Juillet au 16 août, afin de terminer la compétition dans les quatre premières places (demi-finale), qualificatives pour le Mondial 2027 à venir au Brésil.
De 12 à 16 pour un billet mondial
Repêchage organisé à la va-vite, en novembre 2025, sur la base des meilleurs classements FIFA, peu favorable aux équipes africaines, vivant leur football féminin à l’image de ceux des pays développés des années 80. Peu de moyens, peu de déplaçements et pourtant des talents individuels incroyables tels que les soeurs malawites Chawinga, l’une, Tabitha, ex-joueuse du PSG, meilleure joueuse du championnat Arkema Premiere Ligue, et maintenant sous les couleurs de l’OL Lyonnes quand l’autre, Temwa, a été la meilleure buteuse du championnat américain féminin (soulier d’Or et MVP en 2024 et 2025)
Une décision qui a fait reprendre quatre équipes initialement éliminées, Egypte, Mali, Côte d’Ivoire et la surprenante Cameroun, habituée à jouer la Coupe du monde féminine.
Être au mondial ou ne pas y être comporte un enjeu significatif pour les joueuses, souvent au combat de leur passion ou qualités premières, espérant les lumières d’un football pour devenir star d’un part, mais surtout à l’abri d’un petit salaire fait de monnaies locales quand la lyonnaise Tabitha Chawinga reçoit du portefeuille de la milliardaire féministe, Michele Kang, un peu plus de 75.000 € mensuel.
William Commegrain Lesfeminines.fr
- Groupe A
- Maroc (64e FIFA, finaliste 2022 et 2024)
- Algérie (74e FIFA)
- Sénégal (79e)
- Kenya (128e)
- Groupe B
- Afrique du Sud (57e, vainqueur 2022, 4 fois finalistes)
- Côte d’Ivoire (72e)
- Burkina Faso (118e)
- Tanzanie (122e)
- Groupe C
- Nigeria (36e, dix titres, pas de finale perdue)
- Zambie (65e)
- Égypte (99e)
- Malawi (153)
- Groupe D
- Ghana (60e)
- Cameroun (71e, 3 finales)
- Mali (84e)
- Cap-Vert (120e)