Pour le trentième RDV (estimation) entre les deux cadors du football féminin français depuis 2012 (14 ans*2+6 finales), il va falloir chercher loin pour offrir une chance au Paris Saint Germain de remporter le titre.

Une seule occasion de victoire s’est faite en 2018 avec un but de Marie-Antoinette Katoto (1-0), passée depuis à l’Olympique Lyonnais.

Et encore, on se rappellera des conditions dantesques avec un orage violent obligeant l’arbitre à arrêter le match pour qu’ensuite, Jean-Michel Aulas demande, en vain, à cette dernière de reporter la rencontre, devant le coach du soir au PSG, Bernard Mendy, pas impressionné, devenu certainement le coach ayant gagné le plus rapidement un titre. Intronisé la veille, pour l’emporter le lendemain.

La chance du Paris Saint Germain est déjà d’être dans une meilleure dynamique qu’au début de saison qui lui avait attribué la 17e place européenne sur 18. Depuis, malgré neuf points de pénalités administratives, elles sont revenues aux talons du Paris FC, terminant le championnat 3e à un point et surtout dans les quatre premières, ce qui n’était pas garanti avec un tel écart administratif.

La seconde chance parisienne se trouve dans le règlement qu’elles ont d’ailleurs subi l’an dernier. En cas de match nul dans le temps réglementaire, il n’y a pas de prolongations et tout se joue aux tirs au but. En 2025, Le Paris FC avait emporté la Coupe de France avec ce scénario face au Paris Saint Germain.

La question est : le Paris Saint Germain peut-il faire match nul avec l’Olympique Lyonnais, concentrées sur le fait que leur finale européenne contre Barcelone, n’est pas acquise et qu’il ne faut rater aucun titre pour entrer dans les objectifs financiers et sportifs de Michele Kang, banquière des rémunérations du football féminin en NWSL avec Washington Spirit et WSL anglaise avec les Lionesses de London City.

En coupe d’Europe, c’est arrivé.

En championnat, jamais sauf une victoire dans un match en 2021. Avec l’OL il suffit d’une fois pour qu’on puisse espérer ce scénario pour les parisiennes.

D’autant que si l’Arkema Première Ligue est supposée être moins homogène que ces concurrentes américaines et anglaises, elle a montré cette année qu’elle intégrait de la diversité avec le FC Nantes, quelques fois seconde du championnat durant la saison, comme avec le Paris FC, terminant pour la première fois depuis 2012, seconde de l’Arkema Première Ligue.

Tout dépendra de la motivation des expérimentées joueuses lyonnaises, dont on a vu, face à Arsenal qu’elles ont un niveau mondial auquel le Paris SG ne peut prétendre. Sauf qu’elles ne produisent pas, à tous les matches, la même performance. A niveau moyen, le Paris SG a sa chance, surtout si elles défendent plus qu’elles n’attaquent.

Sinon, l’OL Lyonnes prendra son 11e titre quand le Paris Saint Germain pensera à son 5e pour la saison prochaine.