Le marocain,Brahim Díaz, à deux minutes de la fin d’un match épique et incroyable (0-0), a tenté une Panenka décisive en finale de la CAN 2025 à Rabat. Voulant dépasser un Zidane en finale mondiale 2006 -pourtant perdue par la France contre l’Italie -. Voulant dépasser sa performance de meilleur buteur de la compétition (5 buts). Voulant être l’unique, d’autant que la faute était sur lui.

Au lieu de se rappeler la modestie prônée par la Sourate Al Furqân, en ces jours de fin de ramadan « Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur la terre »  comme les écrits chrétiens contre « l’orgueil », pierre angulaire des sept péchés capitaux chers à Saint Thomas D’Aquin, il a cédé à l’émotion et à la recherche d’un geste spectaculaire qui, par orgueil, a transformé l’espoir collectif du Maroc, pour un titre attendu depuis 50 ans, en problématique politique.

Sa tentative ratée et jouée avec la force d’un U15, arrêtée aisément par Édouard Mendy, fait basculer, en 2026, l’histoire de la CAN.

Son pénalty rentre ! Et les seuls écrits journalistiques ne se seraient faits que pour commenter la règle de l’arbitrage qui fait que, lorsque l’arbitre central siffle une faute, il ne peut pas revenir dessus. Sa décision annule toutes les actions qui suivront par la suite et donc le premier but sénégalais de la 90’+6 de Sarr.

S’il avait su, jamais à la 120′, il n’aurait fait ce geste de la panenka, pour un pénalty sifflé douze minutes plus tôt, après intervention de la VAR sur sa demande. Epique.

Le Maroc a fait du football un projet d’État, misant sur l’organisation d’événements (CAN 2025, co‑organisation du Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal) pour gagner en visibilité internationale.

Son Président, Fouzy Lekjaa, vice-Président de la CAF, a vu son équipe passer de la 34e place mondiale (2021) à la 8e (2026). Fort d’une 4e place mondiale surprenante au Mondial 2022 !  12e avant la compétition, maintenant dans le Top 10, avec une 8e place. Devenue la première nation africaine, devant le Sénégal (12e), le Nigéria (26e) et l’Algérie (28e).

Progression FIFA du Maroc sur les cinq dernières années (source FIFA)

Le football féminin a aussi connu un bond : organisation de la CAN 2022, finaliste surprise contre l’Afrique du Sud (2-1) après avoir battu en demi-finale le Nigéria (titrée dix fois sur 13) sous la houlette deReynald Pedros, coach de l’OL féminin 2018-2019, vainqueur de la Ligue des Championnes, élue THE BEST FIFA en 2018.

Confirmation et nouvelle organisation en 2024 avec une nouvelle performance en finale, perdue contre le Nigéria (3-2), sous le coaching de Jorde Vilda, sélectionneur de l’Espagne (2015-2023), championne du monde 2023,

Le Maroc attire entraîneurs et expertise internationale, renforçant ses clubs et ses sélections. A l’image de la Coupe du Monde masculine U20 remportée par les jeunes, en 2025 contre l’Argentine.

En peu de temps, le Maroc est devenu un poids lourd du football.

La CAN féminine, initialement prévue au Maroc du 17 mars au 3 avril 2026, a été remise en cause quinze jours après la finale perdue, par le Maroc. Son Président, laissant entendre que le pays pourrait rencontrer des difficultés d’organisation. Surprenant alors que la FRMF avait organisé avec succès celles de 2022 et 2024 et que la CAN masculine de 2025 a été une vraie réussite.

Cette incertitude a semé le trouble parmi les équipes qualifiées, contraintes de revoir préparation et logistique comme le calendrier des sportives. D’autant que l’épreuve qualifie les quatre premières pour la Coupe du Monde 2027 au Brésil et donne la possibilité aux 5e et 6e de jouer des play-offs intercontinentaux, dans un Mondial ouvert à 32 équipes pour la première fois.

Face à la manœuvre, l’Afrique du Sud (organisatrice de la Coupe du monde 2010 masculine) s’est dite prête à accueillir la compétition si nécessaire.

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Finalement, la CAF a confirmé, très récemment (le 5 mars) le Maroc comme pays hôte et fixé de nouvelles dates : 25 juillet – 16 août 2026. Une grande première ! Avec des joueuses appelées en sélection un mois avant, fatiguées d’une saison juste terminée.

Ce décalage, déjà, pèse sur les calendriers sportifs, les déplacements, les diffuseurs, et soulève des questions sur le continent africain.

Mais qu’en sera-t-il si le Maroc perd devant le TAS ! Voudront-ils toujours l’organiser ?

La FRMF, par la voix de son président Fouzi Lekjaa (vice‑président de la CAF), avait demandé à la commission de discipline d’appliquer les articles 82 et 83 du règlement et de déclarerle Maroc vainqueur par forfait (3-0), affirmant que le Sénégal avait abandonné la rencontre.

Le jury disciplinaire de première instance n’avait pas retenu le forfait : il a infligé des sanctions collectives et individuelles, disciplinaires comme financières — notamment contre le sélectionneur sénégalais, la fédération sénégalaise et des joueurs sénégalais et marocains, dont l’un accusé d’avoir tenté de subtiliser la serviette du gardien sénégalais.

Le Maroc a fait appel, estimant ne pas avoir été entendu en première instance, seule condition pour que l’appel soit accepté.

La commission d’appel a donné raison au requérant : elle a jugé l’appel fondé, considéré que le Maroc n’avait pas été entendu dans la forme, et estimé que les Sénégalais avaient abandonné la partie. En conséquence, elle a appliqué les articles 82 et 83, déclaré le Maroc vainqueur par forfait (3‑0) et donné le titre africain au Maroc, pour réduire les amendes infligées aux deux fédérations et aux joueurs.

Reste désormais deux voie de recours. La première devant la CAF avec une mise en demeure dans les 3 jours de l’annonce pour suspendre l’exécution puis, un appel devant le TAS pour, à titre provisionnel, empêcher toute remise de trophée, si le Sénégal saisit l’instance dans les vingt et un jours. Un Tribunal arbitral, avec des arbitres juristes des deux parties et un Président élu par eux pour mener les débats. Etablit à Lausanne (Suisse) ayant la capacité de confirmer la décision d’appel, de la contredire comme de renvoyer devant une autre juridiction.

En sachant que nul ne peut contester une décision arbitrale en droit international.

Les droits de la défense du Maroc ont‑ils été respectés en première instance ? Si oui, la décision d’appel n’est pas applicable.

Et le Sénégal a‑t‑il effectivement quitté le match ? Ce que l’arbitre aurait pu constater mais n’a pas fait.

On peut penser que le lieu de la CAN féminine à venir sera otage de cette décision.

Sous le soleil marocain ou dans l’hiver de l’Afrique du Sud.

Rien à voir en termes de météo et de conditions. Pour une qualification en Coupe du Monde féminine.

Tout cela à cause d’une Panenka ratée !

Si Brahim Diaz avait su ….