La Bundesliga explose de bonheur! L’Allemagne bouge fort ! A l’image du bilan des JO où le dernier jour, la valise allemande s’est rempli de deux médailles d’Or pour nous prendre la cinquième place du bilan des JO de Milan Cortina ; la Google Pixel Frauen-Bundesliga met le turbo pour cette nouvelle saison à 14 : spectateurs, compétitivité, coaches féminins, budget et structure, joueuses françaises !

Sara Däbritz (2019-2022 PSG, 2022-2025 OL)

«Moi, j’ai encore pu vivre les deux côtés – des matches de la sélection devant 2.000 personnes jusqu’à des stades à guichets fermés avec une ambiance extraordinaire. Je suis incroyablement fière de ce développement. Et je me réjouis pour la prochaine génération qui peut poursuivre ce chemin et pourra encore faire grandir l’enthousiasme pour le foot féminin en Allemagne.» (6 octobre 2025)

Munich, le 6 septembre 2025 : dans leur grand stade le FC Bayern München est opposé au Bayer 04 Leverkusen, 4e du championnat précèdent. Affluence impressionnante de 57.762 spectateurs et comme on pouvait l’attendre : Bayern bat clairement Leverkusen (2 – 0). Bayern s’est montré convaincu de sa force sous le nouvel entraîneur venu de l’Espagne, M. José Barcala.

Le lendemain, 7 septembre : un autre match dans un grand stade s’est déroulé à Hambourg avec une affluence de 11.934. Hamburger SV – VFL Wolfsburg, qui finit par une victoire de Wolfsburg 1 – 2. Cependant l’équipe promue de Hambourg a su poser des problèmes au numéro deux du championnat 2024/25. Affluence de 11.242 à Berlin où deux équipes promues Union Berlin et FC Nürnberg finissent leur match par 1 -1.

Leipzig, deuxième jour de match RB Leipzig – Bayern Munich est joué dans le grand stade : affluence de 10.287 et Bayern en sort victorieux, soulignant ses grandes ambitions.

Record d’affluence : Au dernier match avant la pause d’hiver le championnat a déjà eu plus de personnes dans les tribunes que dans le championnat précèdent.

« 367.787 spectatrices et spectateurs à mi-saison. Autant que la saison entière ! »

Mais est-ce que cela reflète la totalité de la situation: Si on ne compte pas seulement les matches dans les grands stades, on peut voir que l’affluence est parfois beaucoup plus maigre. Il se montre une tout autre image: 16ème jour de match: Hoffenheim: 799, Leverkusen: 560, Leipzig: 911. Bien que c’était un week-end d’hiver, une affluence de 799 et 560 est très decevant pour des équipes qui ont l’ambition de jouer, un jour, en Ligue des Championnes.

Jamais une saison a vu une telle qualité auprès des équipes promues. Chacune des trois équipes – FC Nürnberg, 1. FC Union Berlin, Hamburger SV – s’est montré capable de faire de bons matches.

À domicile, Nuremberg a su battre des équipes comme Eintracht Frankfurt (5 – 3) et à l’extérieur TSG Hoffenheim. Hamburger SV a fait match nul contre VFL Wolfsburg au premier jour de match (3 – 3). Union Berlin et Hamburger SV figurent parmi les clubs avec la plus grand affluence ! la moyenne à Hambourg, autour de 5.250. La moyenne à Berlin autour de 7.500. Pour tout le championnat c’est un grand pas en avant en ce qui concerne le soutien du foot féminin par les supporters.

Au début du championnat il y en avaient quatre (déjà un record), maintenant il y a six femmes en responsabilité à la ligne de touche.

SGS Essen a renoncé aux services de ses entraineurs hommes après nombre de défaites quand l’équipe s’est retrouvée à une place de relégation. Depuis la reprise après la pause d’hiver l’ancienne internationale belge, Heleen Jaques, est chargée de la tâche difficile de sauver SGS Essen.

Après la pause d’hiver s’est ajouté la co-entraîneure de Wolfsburg, Eva-Maria Virsinger, à la tête du staff de TSG Hoffenheim. Le club avait renoncé aux services de l’entraîneur pour des conceptions différentes.

Aux quatres en début du championnat – Kessya Bussy (Wolfsburg), Lou-Ann Joly (Leipzig), Maëlle Seguin (Nürnberg) et Juliette Vidal (Leverkusen) se sont encore ajoutés deux nouvelles en pause d’hiver: Magou Doucouré à Hambourg (venant du SSD Naples) et Fany Proniez à Nuremberg (venant du RC Lens). À remarquer: Reims semble être un bon point de départ pour plus tard jouer en Bundesliga. Lors des championnats 2020/21 – 2022/23 Bussy, Joly et Doucouré ont été dans la même équipe au Stade de Reims. Qui peut leur avoir raconté de bonne choses sur la Bundesliga?

Le froid et la neige en Allemagne (devenu inhabituel ces dernières années) a empêché le championnat de reprendre pleinement le dernier week-end du janvier et même après, des matches ont du être annulés. Des terrains injouables empêchent Francfort, Wolfsburg, Munich et autres de récolter des points et le classement, pour quelque temps encore, ne montrera que les positions approximatives. Le match Francfort – Hoffenheim a même du être reporté deux fois; maintenant cela sera joué mi-mars.

Par conséquent il serait mieux de classer un peu les clubs dans différents groupes sans trop entrer dans les détails de points et positions dans le classement.

Groupe A: les deux leaders 1. FC Bayern München et 2. VFL Wolfsburg. Un peu hors classement le leader incontesté Bayern München avec une avance de 6 points sur le numéro deux. Seul, FC Carl Zeiss Jena, fortement menacé de la rélegation a su voler 2 points à Bayern en faisant match nul à Munich (0 – 0).

Groupe B: Actuellement six autres prétendants aux places qui permettent jouer le niveau international:

TSG Hoffenheim, SV Werder Bremen, Bayer 04 Leverkusen, Eintracht Frankfurt, SC Freiburg et encore 1. FC Köln. Elles se trouvent si proches l’un de l’autre, allant de 29 à 25 points. Pratiquement chacun de ces clubs pourrait monter sur la dernière place internationale. Tout est encore possible.

Groupe C: trois clubs qui actuellement se trouvent d’un côté loin des places internationales et de l’autre côté confortablement loin des places de relégation: 1. FC Union Berlin, RB Leipzig, 1. FC Nürnberg

Groupe D: trois clubs essayant d’échapper à la relégation: FC Carl Zeiss Jena, SGS Essen, Hamburger SV

Jamais Eintracht Frankfurt (3ème dans les championnats précédents) n’a eu un tel « maigre exploit » lors de la saison. Par exemple dans des matches à l’extérieur, elles ont battu Wolfsburg en novembre, mais en décembre elles ont encaissée une défaite contre l’équipe promue 1. FC Nürnberg (5-3). Il manque de stabilité à Francfort, actuellement elles occupent seulement place 6.

Le classement montre que le championnat est plus serré, plus homogène qu’avant. Quand les soi-disant grands jouent contre les soi-disants petits, victoires et défaites sont nettement moins prévisibles qu’avant. Surtout, les promues ne sont point automatiquement les équipes perdantes.

En décembre les quatorze clubs de la Bundesliga ont fondé une association pour mieux développer le foot féminin – FBL e.V. Les clubs veulent intensifier la professionnalisation et faire des investissements significatives. On parle de 700 millions d’euros dans les huit ans à venir. Déjà début novembre le DFB avait annoncé d’investir 100 millions d’euros pour la Bundesliga. DFB et FBL e.V. ne sont point d’accord sur les conditions d’une possible « joint venture ». Actuellement, c’est plutôt genre de confrontation. On ne peut qu’attendre la suite.