En 2025, écrire que le Paris Saint Germain ne s’est pas qualifiée pour la compétition européenne relève de l’acte de bonheur d’un marseillais, de la revendication politique d’un Trump contre la main mise du PSG sur le football européen à quelques mois de sa Coupe du monde américaine, d’un titre à scandale dans les pages people d’une revue sans nom, ..
De ce que vous voulez, mais ne pas conjuguer l’Europe avec le PSG, c’est un anachronisme sanctionnable même par un prof de français ou de littérature quelconque.
Une longue vie européenne pour le PSG, marquée par deux finales (2015 et 2017), cinq demi-finales et quart.
Avec certes, un début difficile. Laure Boulleau, commentatrice sur Canal+, ne peut que se souvenir d’une telle mésaventure, lorsqu’en 2013-2014, alors que le PSG était devenu professionnel en 2012, après avoir pris la seconde place du championnat à Juvisy (Paris FC actuellement), face à Tyresö, future finaliste suédois de l’épreuve, au stade des 1/8e, dans l’hiver de Charlety, elle avait été éliminée, pleine d’espoir.
Dix ans plus tard avec une présence continue, pourtant c’est ce qui vient d’arriver à la section féminine. Pour la seconde fois de suite, après la mésaventure la saison dernière, d’un match aller-retour perdu face à la Juventus (2-1, 1-3).
Sur un match, tout était excusable. La même mésaventure avait été vécue par Wolfsburg et Arsenal en 2023, éliminés par le Paris FC en phase qualificative. Wolfsburg, habituel finaliste (4) et demi-finaliste (4) de la compétition, deux fois vainqueur (2013 et 2014). Arsenal, l’année suivante, devenait championne d’Europe devant Barcelone (1-0) à Lisbonne (Portugal).
Là, on touche au désespoir du simple fait que les joueuses ne manquent pas de volonté. Juste, de niveau européen qui depuis s’est nettement amélioré. Une défaite lourde à Wolfsburg (4-0) pour le premier match à l’extérieur, une seconde à domicile contre un Real Madrid qui n’a rien de masculin (1-2), une troisième contre Manchester United (2-1) qui vient d’en prendre trois contre OL Lyonnes et pour terminer, dominées par le Bayern de Munich au Parc (1-3), tout cela se finissant par une 18e place sur 18 au soir de la 4e journée.
Les belges inconnues de OH Louvain, deuxième d’un championnat inconnu, en sortant (0-0) de cette rencontre au Parc des Princes, leur ont simplement confirmé.
L’OL Lyonnes tranquille, le Paris FC presque arrivé.
Pour les deux autres clubs parisiens, les vestiaires ont chanté. Plus pour le Paris FC, dixième au classement, vainqueur en Norvège (0-1) contre Veléranga, qualifiées dans les douze premières équipes européennes pour les prochains 1/8e et logiquement pour l’OL Lyonnes, seconde au classement, dominante à Manchester United sur le score de (0-3), quasiment qualifiées pour entrer directement en quart de la compétition 2025-2026 qu’elles n’ont plus gagnées depuis 2022.
William Commegrain Lesfeminines.fr