Elisabetta Oliveiro n’est pas une habituée de la sélection transalpine. C’est même une grande première pour elle, bien qu’elle ait 27 ans. La joueuse de la Lazio de Rome, actuellement latérale droite, réalise un euro de grande qualité (quatre titularisations pour quatre matches et 1 but).

Ce n’est pas ses dix sélections qui lui donnent l’expérience qu’elle montre, ni les clubs étrangers auxquelles elle aurait contribué. « Elisabetta Oliveiro e tutti italiana » (Sassuolo, Napoli, Emporia, Sampdoria, Lazio). Pour ceux et celles qui n’ont pas vu le match face à la Norvège, il s’agit de la joueuse qui a marqué son premier but international face à l’Espagne (1-3), en match de poule, ouvrant le score à la 10′.

Pourquoi sa présence dans cette rubrique consacrée aux joueuses des matches ? Alors que Christiana Girelli vient de poser les futurs premiers pas pour créer sa statue à proximité du Colisée de Rome !

La raison en est simple. C’est la qualité de son duel avec son entière opposée norvégienne, Signe Gaupset, 20 ans.

La norvégienne n’est pas spécialement grande (1,73), même si cela touche à une taille significative dans le football féminin mais celle de l’italienne est bien plus petite (1,61).

En terme d’impact, il suffit de voir les deux physiques pour comprendre qu’il y a du poids en Norvège qu’on ne trouve pas en Italie.

Gaupset est une future star norvégienne. A 20 ans, elle a sauvé la Norvège du ridicule en marquant deux buts pour le 3e match de groupe, laissant aux observateurs le loisir de croire à une nouveauté du Nord. L’Italienne déborde aujourd’hui de vivacité. Rien ne dit qu’il en sera de même en 2027, pour les prochains mondiaux au Brésil.

Mais dans ce match, les deux joueuses se sont livrées un duel de grande force et de grande classe. Chacune essayant de prendre le meilleur sur l’autre. Arrivant à la bloquer sans arriver à la faire totalement déjouer.

Elles se sont livrées, avec leur différence, un véritable combat qu’on n’a pas trouvé dans les autres parties du terrain.

Elles ont été à l’image de ce qu’est un quart de finale d’une compétition internationale. Avec sa part d’efforts, avec sa part d’inconnues quant au résultat.

L’Italienne a gagné ce combat. Elle s’en souviendra longtemps. Sa cave a « souvenirs » l’a mis bien au chaud. 1/2 finale de l’Euro, voire plus.

La norvégienne, battue, est dans l’obligation de s’en construire une. A 20 ans, elle a du temps mais sous les couleurs norvégiennes, cela risque de prendre du temps.