Dans cette journée où l’Olympique Lyonnais avait ouvert son stade aux meilleurs amis de l’homme (chiens bienvenus), le Paris FC a mordu deux fois au score pour y faire un bon match nul, occasionnant à elles seules, plus de 25% des buts encaissés par l’OL depuis début septembre (2 sur 7) ! Les seules avec Fleury en J1, à avoir marqué deux fois face aux octuples championnes d’Europe.

Quant au Paris Saint Germain, n’alignant pas « volontairement » Sakina Karchaoui sur cette dernière rencontre, en contrat jusqu’en 2028, sollicitée par Chelsea et Barcelone et faisant subir sur, chacune de ses trois rencontres, une volée de bois vert à ses adversaires en marquant à chaque fois six buts. Le club parisien montre qu’il sait grogner quand il le faut.

La 20e journée.

La 20e journée sur 22 de l’Arkema Première Ligue conforte l’idée que les quatre premiers appelés à jouer les play-offs sont quasiment connus. Plus bas, la bagarre est forte entre le Stade de Reims et Strasbourg pour savoir qui des deux, rejoindra un Guingamp (3-1) qui se réveille trop tard -malgré sa victoire sur un Montpellier fragile-, pour espérer échapper à la Seconde Ligue.

Les quatre premiers assurent.

L’Olympique Lyonnais fait douter ses fans en concédant un match moyen qui s’est terminé sur un score nul (2-2) face à un Paris FC, revenu à chaque fois au score montrant du caractère, après l’ouverture dans la première minute de Damarris (1-0, 1’) sur poteau entrant, auquel Clara Mateo, à pleine vitesse, servie par Gaetane Thiney, a répondu à la 46’ (1-1), fusillant Endler.

Sur le talent d’Amel Majri, magnifique lucarne sur coup franc, les lyonnaises pensent assurer la victoire (2-1, 75’) mais Mathilde Bourdieu, entrante, devant Lindsey Heaps quand même, égalise à la 90’+7 (2-2).

Le Paris FC aura montré de la volonté dans un schéma qu’elles maitrisent parfaitement en jouant sans prendre de risques excessifs avec l’obligation de rester compacte. Une tactique qui peut lui donner ses chances dans ce futur play-off comme en finale de Coupe de France face au Paris Saint Germain qui envoie du lourd depuis les trois dernières journées avec, à chaque fois, un (6-0) reçu par ses adversaires (Guingamp (2-6), Saint-Etienne (6-0), Stade de Reims (6-0)).

Paulina Dudek, PSG marque contre le Stade de Reims

Le quatrième larron des play-offs est, cette année, une méritante équipe dijonnaise. Contente de sa victoire à la 95’ face à l’ASSE (1-0). Sérieuse dans ses déplacements défensifs, manquant juste de moyens pour valider des contres placés, en surchauffe au regard des moyens, que le club peut lui octroyer en tant que club de National, sous déficit constant, à la recherche d’ailleurs d’un repreneur de la section féminine.

Fleury, 5e ne rate pas ses dernières cartouches en s’imposant sur un score lourd de (4-0) face aux nantaises ! L’arithmétique étant ce qu’elle est, avec six points en moins, elles auront du mal à prendre cette 4e place.

Leurs adversaires de la journée, les nantaises, équipe montante, terminent cette fin de saison, trop contentes d’avoir assuré leur maintien.

Un maintien tendu

Bien plus bas, Strasbourg, maintenant 10e, grâce à son nul (1-1) face au Havre, maintenu pour la quatrième fois dans l’élite, vient de laisser la 11e place et première relégable, au Stade de Reims, battu 6-0 par le PSG, qui n’en voulait pas et cherche à se souvenir, que la saison dernière (2024), elles avaient fini …. quatrième de l’Arkema Première Ligue.

Le départ d’Amandine Miquel, coach de la montée en 2019, partie à Leicester (Ang), n’y semble pas étranger.

L’enseignement à retirer en cette fin de saison ?

La confirmation que l’expression Top 4 comprenant Montpellier est à reléguer au passé. On peut la restreindre à un Top 3 (Olympique Lyonnais, Paris Saint Germain et Paris FC). Les joueuses de Laurent Nicollin ayant quitté la 4e place depuis la saison 2021 (7e, 5e, 5e, 6e). Sans que l’on trouve un quatrième constant. Un place changeant à chaque saison (Dijon, Reims, Fleury, Bordeaux 3e, Guingamp 5e).

Dans ce Top 3, avec les quatre matches nuls du Paris FC face à l’Olympique Lyonnais (0-0 et 2-2) et au Paris Saint Germain (0-0 et 1-1), on peut dire que les différences se sont considérablement réduites. Comme tout autant pour le PSG face à l’OL, puisque seulement défait sur des scores de (1-0) et (0-2).

Même si, sur le contenu, aucune des deux Paris n’a pu faire croire à une victoire contre l’OL.

En dehors du Top 3, la descente peut toucher n’importe quelle équipe présente dans l’élite (Guingamp, Lille, Bordeaux, Rodez, Soyaux, Saint-Etienne les saisons précédentes). Tout en sachant que depuis quatre saisons et la descente d’Issy et du Havre (2021), un des deux clubs montants a toujours réussi à se maintenir, sortant en conséquence, un club déjà présent dans l’élite.

Cela donne de l’espoir au RC Strasbourg comparé au Stade de Reims.