Laurent Bonadei est un inconnu dans le football de la lumière. C’est une évidence et pas nécessairement un défaut. Adjoint du très médiatique et lumineux Hervé Renard, tant en Arabie Saoudite (2019-2023) que pour l’équipe de France féminine (2023-2024), il répond aux questions posées par les journalistes avec un esprit consciencieux et pédagogique.
Il s’agit d’éclaircir le propos. Cela ne l’empêche pas de prendre des décisions.
Ainsi, il s’explique sur les absences de Julie Dufour comme de Kessya Bussy en précisant que toutes les joueuses n’apprennent leur sélection qu’au moment où il l’annonce et que les choix s’expliquent, à l’évidence, mais après le stage pour que ce dernier soit exclusivement versée aux rencontres préparées.
En l’écoutant, il connait avec précision les statistiques de joueuses prises comme de celles qui ne le sont pas et derrière chaque nom cité, il y a son temps de jeu, ses absences, ses réalisations, son état physique comme son influence sur la rencontre.
Arrivé depuis peu en tant que leader (septembre 2024), il n’a pas encore son groupe. Ce qui forme souvent l’identité d’une équipe nationale avec son sélectionneur. Fait de justices comme d’injustices. Le propos est ailleurs. Il est d’abord dans la bienveillance.
Les questions sur l’Euro quand les matches sont sur la Ligue des Nations.
Il parait qu’il existe sur Tik Tok un bad buzz sur les français, tiré de la chanson de Lady Gaga, « I don’t wanna be friends », transformé en « I don’t wanna be french ! » au sujet de notre prétention à nous considérer comme les meilleurs.

Peut-être que ce n’est pas faux, tellement la conférence de presse pour les deux matches de la Ligue des Nations à venir n’ont suscité aucune question.
Aucune question sur la Norvège et le match aller. Aucune question sur la Suisse.
Toutes versées vers l’Euro 2025 à venir, en oubliant que nous sommes 11e FIFA, avons perdu contre la Suisse en amical en septembre 2024 et que la Norvège nous a posé des problèmes (1-0), comme l’Islande (3-2) lors du dernier stage.
Est-ce les résultats ? Est-ce la Ligue des Nations ? On peut dire que les questions EURO étaient très prématurées (Juillet à venir). Loin de la Ligue des Nations alors qu’il nous propose, à travers cette compétition, de découvrir cette nouvelle équipe de France. Essayant, sans arriver à convaincre les journalistes présents, que l’Euro 2025 à venir n’est pas encore la priorité.
L’erreur ne vient pas de lui mais des journalistes et si les deux matches à l’extérieur à venir deviennent deux défaites, déjà l’Euro sera un gros problème.
C’est dommage mais comme les journalistes ne font jamais d’erreurs puisqu’ils détiennent la résonance médiatique des performances, « l’équipe de France serait bien aise de remporter ses deux rencontres » si elle veut dormir un peu plus tranquille.
Sinon, cela va faire un peu de bruit.
Les adversaires qui ont leurs chances.
Il ne faut pas oublier que les deux dernières victoires françaises l’ont été sur des scores serrés. (3-2) contre l’Islande et (1-0) face à la Norvège et à domicile. Des équipes qui sont au même rang que les Bleues (Top 20) mondial.
La Suisse, plus éloignée, nous a surpris dernièrement (2-1, 29 Octobre 2024) chez elle. Elle possède une jeune de 18 ans qui a ébloui l’aller barcelonais face à Wolfsburg en WCL, Sydney Schertenleib et le second but suisse est venu d’un geste similaire, par une autre jeune joueuse Naomi Luyet, (19 ans), pleine lucarne.
De plus, sa coach, Pia Sundhage, au palmarès incroyable, a pour mission de créer une équipe pour l’Euro à domicile. On a vu ce que cela avait donné, avec Sarina Wiegman aux Pays-Bas en 2017. Le titre.
La Norvège, sur le plan offensif, cela aurait pu être Caroline Graham Hansen (Barcelone, 2e au Ballon d’Or 2024) blessée et Guro Reiten (Chelsea), qui n’y seront pas. Reste Ada Hegerberg (OL, Ballon d’Or 2018) qui voudra réussir face à la France et un système défensif d’expérience qui peut être aidé par une Engen Barcelonaise au milieu. La France ne l’ayant emporté (1-0) sur un but de Marie Antoinette Katoto à la 73e.
William Commegrain Lesfeminines.fr
A écouter conférence de presse de Laurent Bonadei