Les quarts de finale aller de la Women’s Champions League 2025 ont confirmé la force de l’Olympique Lyonnais, vainqueur au Bayern (0-2) comme celle de Barcelone (1-4) face à Wolfsburg. Les deux équipes allemandes, première et seconde de la Bundesliga ont montré leurs limites, non pas en termes d’envies mais d’efficacité. Du côté espagnol, tout se passe bien puisque le Real Madrid a deux buts d’avance sur Arsenal. Pour les anglais, s’il y a bien un club qui passera en demi-finale, personne n’aurait pu croire que Chelsea soit obligée de batailler ferme au retour en espérant récupérer les deux buts encaissés par Manchester City.

Bayern de Munich – Olympique Lyonnais (0-2)

Pour l’Olympique Lyonnais, il est évident que leur attaque est d’une efficacité unique. Chawinga, Malawite et DUmornay, haïtienne, sont d’un niveau masculin devant le but, faisant oublier la vitesse de Kadidiatou Diani. De plus, le coach Joe Montemurro, à l’image de Fabien Galthié, fait entrer un nouveau banc avec Eugénie Le Sommer Ada Hegerberg et Amel Majri après la 60e. Des joueuses qui savent garder un score acquit et qui, dans peu de temps, trouveront les failles pour l’aggraver.

A noter l’excellente gardienne allemande, Maria-Luisa Grohs tout juste sortie d’un cancer, obligeant Lindsey Heaps, née Horan, capitaine des USA, à privilégier la passe après trois tentatives infructueuses dont un pénalty arrêté et une superbe lucarne du gauche, envolée de la gardienne allemande. Une joueuse qui se promène à droite comme à gauche, animatrice des intentions lyonnaises, après avoir démarré en neuf avec le PSG, puis six avec les USA et qui possède la certitude, qui la fait ralentir le jeu lyonnais à certains moments pour l’accélérer ponctuellement.

Ce que le coach lyonnais, appelle le rythme d’une rencontre.

La force lyonnaise est surtout offensive et les montées d’Ellie Carpenter comme de Selma Bacha, qui pourraient poser un problème, ont été gérées de telle manière à ce que les deux défenseuses latérales, se rapprochent volontairement des centrales pour défendre plus nombreuses, dans l’axe du but. Jouant de la statistique démontrant que si les centres sont nombreux en football féminin, ils aboutissent, pas si souvent à un but.

Vfl Wolfsburg – Fc Barcelone (1-4)

Pour les Louves de Wolfsburg, au palmarès européen étoffé par deux titres et quatre finales, la généreuse Jule Brand ne manquant pas de tentatives mais jamais cadrées ce qui rend l’exercice inutile face à FC Barcelone dont la force essentielle, ne se trouve plus dans la qualité d’Alexia ou de Bonmati, Ballon d’Or et meilleures joueuses FIFA des quatre dernières années, mais dans la qualité de contre-pressing, récupérant immédiatement le ballon initialement dans les pieds allemands, pour qu’ils reviennent très rapidement dans ceux espagnols.

A ce jeu de récupération qu’elles pratiquent à une vitesse incroyable et bien plus vite que lorsqu’elles animent l’attaque, les barcelonaises sont uniques.

Et quand le FC Barcelone a le ballon ou récupère rapidement le ballon, alors sur la durée des quatre vingt dix minutes d’un match, elles trouvent sans souci les moyens de marquer des buts, ce qui explique les scores lourds qu’elles appliquent. De plus quand se réalise l’entrée d’une nouvelle joueuse de 18 ans, Sydney Schertenleib, suisse, alors vous voyez un but magnifique qui nettoie la lucarne, avec envie, certitude et force.

Real Madrid – Arsenal (2-0)

Le Real Madrid va essayer de démontrer qu’elles sont capables de monter d’un cran après leur victoire à domicile (2-0, Linda Caceido 22′ et Athénea 83′) face à Arsenal Ladies qui, nous indiquera si, le football anglais (286 buts pour 16 journées), moins offensif que le football français (336 buts), allemand (315 buts à la 17e journée) et espagnol (455 pour 21 journées de jouées), est bien au niveau où les salaires versés nous amènent à le situer.

Entre l’histoire récente madrilène au niveau européen (repris en 2020, au lendemain de la Coupe du Monde 2019 en France) où on trouve deux françaises, Maëlle Lakrar et Sandie Toletti, et la force des internationales anglaises (Mead, Russo, Williamson), championnes d’Europe 2022 et vice championne du monde 2023, composant le onze d’Arsenal, qui l’emportera ?

Manchester City (2-0) Chelsea

Du côté de l’opposition entre Chelsea, club londonien et leader de Women Super League défaite à Manchester City (2-0), quatrième du championnat, les interrogations fusent.

Un match autant remporté par Vivianne Miedema, remplaçante citizen entrée à la 46′, autrice d’un doublé (60′ et 89′) que par son club.

Si une joueuse au tel palmarès (meilleure buteuse néerlandaise et 31 buts de marqués en WCL) comme les citizens qui ne présente que sept joueuses remplaçantes peut buter, hors de la compétition européenne, un club qui a quarante-trois joueuses en contrat et dix remplaçantes sur la feuille de match ! Cela interpelle.

Face à un entraîneur intérimaire, Nick Cushing, nommé la semaine dernière, la coach française, Sonia Bompastor (seule coach à avoir gagné l’épreuve en tant que joueuse et coach) et son adjointe Camille Abily devront chercher des solutions pour ce qui a été la première défaite de Chelsea depuis vingt huit rencontres (26 victoires et 2 nuls), toutes compétitions confondues.

La balle est au centre puisque, semaine dernière, Chelsea a remporté le premier titre anglais en finale de la Coupe de la Ligue face à Manchester City (2-1).

Dans les esprits mancuniens, une élimination européenne de Chelsea aura beaucoup d’un titre même si, l’opposition du FC Barcelone, quasiment déjà qualifié, en demi-finale montre l’Everest que les deux clubs anglais, Chelsea comme Manchester City, auront à gravir pour jouer la finale européenne au Portugal.