Le football féminin n’a rien de différent du football masculin. Lorsque les dernières journées d’une saison arrivent, chacun fait ses comptes et lorsqu’une femme fait ses comptes, le stéréotype populaire bien connu montre son nez “quand une femme fait ses calculs, écarte-toi !”.

Paris FC – Bordeaux 

Bordeaux (5e) vient jouer à Bondoufle pour rencontrer le Paris FC (4e) avec un point de différence .. les Girondins de Bordeaux, anciennement Blanquefort et quasiment exécuté l’an dernier à dix minutes de la fin de son match face au Paris Saint Germain, après avoir été remonté (2-2), crée l’exploit et terminé son match sur ce score nul qui lui donnera le droit au maintien, poussant l’AS Saint-Etienne dans l’ascenseur de la descente.

Bordeaux qui semble depuis trois journées (1D suivie de 2 N) ne pas vouloir prendre cette quatrième place qui a porté “malheur” à l’Olympique de Marseille (12e) cette saison, et qui pourtant serait la médaille en chocolat idéale pour des joueuses qui, si elles veulent prétendre au maillot bleu comme Mylaine Tarrieu et Lindsey Thomas, prêtées en janvier avec aucun but au compteur, doivent gagner ce galon lors des rencontres de championnat, ayant quasiment passé l’âge fatidique des U23.

Mais Bordeaux peut-il s’opposer aux jeunes internationales parisiennes, sous la baguette de l’expérimentée Gaetane Thiney ? Internationales comme Estelle Cascarino, Clara Mateo, Mathilde Bourdieu qui portent bien le maillot bleu mais qui se mettent bien moins en valeur sous les couleurs de leur nouveau maillot parisien. Alors voilà une rencontre qui pourrait se jouer à celles qui veulent le plus justifier d’un maillot bleu.

Olympique Marseille – FC Fleury 91

Le FC Fleury 91 (1er non relégable avec 3 points en plus), tout nouveau pensionnaire de la D1F ira s’opposer à l’Olympique de Marseille (12e et dernier). Trois points séparent les deux équipes pour une douzième place collée depuis plusieurs mois au nom de l’OM et qui pourrait aller au club essonnien en cas de défaite ! Peu compatible avec la volonté de Claire Lavogez de marquer son passage dans la région parisienne d’une empreinte de performance pour retrouver le maillot Bleu des A (35 sélections, 23 ans, prêtée par l’OL).

Les marseillaises, la tête dans le guidon de la descente depuis la mi-saison, mesurent bien l’opportunité qui se présente à elles ! Elles, qui n’ont jamais réussi à renouveler deux victoires consécutives vont pousser un cri qui pourraient s’entendre jusqu’à Lille en cas de victoire.

Rodez – Lille

Depuis le temps que l’on écrit que Rodez, avec ses huit saisons continues en D1F, devraient trouver les ressources pour remonter qu’on ferait mieux d’arrêter avec cet argument. Malmenées par le Paris Saint Germain dans ce 1/8e de finale de la Coupe de France (5-1), ayant perdu Julie Peruzzetto sur une blessure au genou ; il va falloir à Rodez-Aveyron du courage et de la détermination en profitant du fait de ne pas subir la fatigue des déplacements. Argument surprenant pour les fervents du jeu masculin quand des joueurs s’envolent en avion. Argument important pour les habitués du football féminin qui voit les joueuses traverser la France en mini-bus.

Bizarrerie du championnat, même avec une victoire, les aveyronnaises risqueraient d’être douzième, retrouvant quand même l’essentiel : la confiance.

Lille avec les trois points seraient candidates au bonheur. Vingt points au compteur, plutôt inattendus. Avec la possibilité même de passer devant le Paris FC pour prendre cette quatrième place. Médaille en chocolat, certes ! En n’oubliant pas, que le chocolat à Pâques, tout le monde aime cela.

Guingamp – Soyaux

On ne sait pas si le Président de Guingamp aura mis des oeufs au chocolat dans le vestiaires des féminines qui portent ses couleurs. Histoire de compenser visiblement les plateaux-repas payés par les joueuses en déplacement. Ce qui est sûr c’est que la chasse aux points, pour les bretonnes, est essentielle. A quelques encablures (+4) de celles qui ne veulent pas descendre.

De son côté, Soyaux a l’occasion de respirer avec trois points qui les mettraient hors de danger (23 points), voire même les pousseraient à la quatrième place potentielle.

Pour cette fameuse médaille en chocolat qui se marierait bien avec les cinquante ans du club.

Olympique Lyonnais – Albi Asptt

Le Président Aulas n’aura pas mis d’oeufs en chocolat dans les vestiaires des albigeoises. Car si les jaunes et rouges se mettent à faire un exploit, c’est en Or qu’il faudra peindre les oeufs de Pâques ! Et au prix de l’Or, ce n’est pas Albi qui pourra les payer. Alors, même si les albigeoises ont quelques joueuses de qualité, il leur manque beaucoup trop de choses pour mettre en danger celles qui rêvent à toutes les médailles, sauf en chocolat.

L’Olympique Lyonnais, formule 1 du football féminin ne devra cependant pas tomber en panne. Trop manger de chocolats, et voilà ce qui arrive ! Vue la taille svelte des joueuses lyonnaises, à part l’internationale anglaise Lucy Bronze qui pourrait avoir le coffre d’une douzaine d’oeufs à elle toute seule, Pâques devrait se passer sans chocolat, et avec une nouvelle victoire.

Montpellier Hsc – Paris Saint Germain 

Montpellier avait perdu de manière illogique au Camp des Loges en ce 4 Novembre 2017. Un sévère (3-1) avec Virginia Torricella, Sofia Jakobsson et Stina Blackstenius sur le banc. Il se pourrait que la réduction du score de Janice Cayman sur pénalty (85′) ait son incidence dans un goal average particulier qui obligerait Montpellier a remporté sa rencontre sur le score de (2-0) au plus et dans l’espoir d’une autre défaite des parisiennes.

Patrice Lair, le coach parisien, sait très bien faire les comptes. Conseiller pendant son année sabbatique de Montpellier, l’expérimenté parisien dans l’attente de l’exercice d’une année de contrat supplémentaire, va faire travailler son équipe pour mettre la pression à Montpellier, se disant que si Sakina Karchaoui fait le même match que face à Chelsea, son côté droit pourrait très bien exploser !

Il va falloir un Paris Saint Germain européen pour empêcher Montpellier de rêver à un nouvel exercice européen. Tout juste goûté, et peut être si apprécié que, comme un amour qui revient, alors on sort les dents pour se dire les choses comme il convient.

Montpellier a-t-il aimé l’Europe ? Peut-être que le match se décidera sur cela.

William Commegrain lesfeminines.fr