Ce soir, sur Cstar à 21 heures et au Mans pour les spectateurs, la France reçoit en amical, l’Espagne. Un adversaire que les françaises pourraient considérer comme un taurillon (14è FIFA, 7V, 2N en 2016) mais qui pourrait avoir bien grandi (dernier match à l’Euro 2013 1-0, aucune défaite en 2016) pour s’avérer être devenu un taureau.

L’Espagne, un adversaire coriace.

Pour ce 17ème match de l’équipe de France de la saison 2016 (9V-3N) et seulement 4 défaites (USA deux fois, Allemagne et Canada) ; le 4ème d’Olivier Echouafni qui, après son Tour de France des clubs de D1F (douze), commence certainement à avoir une vision plus précise de ce qu’il peut réaliser en tant que sélectionneur de l’Equipe de France féminine pour préparer et réussir cet Euro 2017 qui se profile à l’horizon (16 Juillet au 6 Août) aux Pays-Bas ; Olivier Echouafni a choisi une nation difficile à jouer avec l’Espagne (14è FIFA), en pleine construction positive de son football féminin.

L’Espagne se construit une carte de visite

Avec une cinquième finale lors de l’Euro U19, dont 3 consécutives (2014, 2015, 2016) de perdues, là devant la France pour l’édition 2016 ; un quart de finale au mondial U20 perdue face à la Corée du Nord aux prolongations en revenant à 2-2 ; des clubs qui commencent à être présents en Women’s Champions League sous les couleurs de Barcelone qui a posé d’importants problèmes au PSG 2016 lors d’un quart de finale gagné par les parisiennes en toute fin de rencontre (86′, 0-0 à l’aller et 1-0 à Charlety) et qui se trouve, encore en quart de finale pour cette édition avec, en face les suédoises de Rosengard au mois de mars 2017 ; avec trois joueuses espagnoles qui jouent en France et dont on peut mesurer l’apport et l’efficacité, sous les couleurs du PSG avec Véronica Boquete et Irène Paredes et sous celles de Montpellier pour Virginia Torrecilla ; on a affaire à une Espagne qui a appliqué les “bonnes pratiques françaises” en proposant aux 15.000 spectateurs du Mans, une sélection puisée dans les deux clubs européens espagnoles (Barcelone et Atletico de Madrid) et français (PSG) pour une Torrecilla qui joue la seconde place avec Montpellier en France.

Une différence en faveur de la France

Après cette présentation objective des forces espagnoles, il convient de les relativiser et le football féminin ibérique (14è Fifa) n’en est pas encore au niveau français (3è Fifa) qui s’est construit dans l’optique de rivaliser avec le football féminin allemand (2è Fifa) et de prendre la première place mondiale aux américaines en 2019, lors de la Coupe du Monde en France.

En comparaison de l’équipe de France, l’Espagne ne fera que son 9è match de la saison (5V, 2N, 1D) dont un nul surprenant face à la Roumanie (0-0) et l’Ecosse (1-1) pour une défaite serrée mais logique face à l’Angleterre (25 Octobre, 1-2) quand la France, juste avant, avait réalisé un match nul (21 Octobre, 0-0) en Angleterre.

La France a besoin de victoires

Cependant, le palmarès de la France commence à changer de couleur. D’une tonalité verte constante (couleur des victoires sur les tableaux de marque), il commence à passer à l’orange (matches nuls) et des fois au rouge (défaites).

Depuis le début des JO, le bilan des françaises est mitigé avec une victoire face à la Colombie (4-0), une autre face à la Nouvelle-Zélande (0-3) et une autre contre l’Albanie (6-0). Le reste est fait d’autant de défaites (USA et Canada) que de matches nuls (Brésil et Angleterre) avec peu de buts encaissés (3) mais aussi encore moins de marqués (1) pour ces deux types de résultats. Les scores étant serrés.

Au Mans, la France a donc besoin de se rassurer en s’imposant face à la 14è nation FIFA pour lancer une série positive qui la place dans une dynamique à hauteur de la réussite actuelle de la génération montante (U19 et U20) comme des deux clubs européens français depuis quatre saisons (PSG et Olympique Lyonnais) ayant réalisé deux ligues des Champions (OL) et une finale européenne (PSG) depuis 2012.

Olivier Echouafni a sélectionné un groupe qui se connait

On retrouve dans la sélection française les quatre clubs habituels du haut de tableau de la D1Féminine avec l’Olympique Lyonnais (10 joueuses), Fcf Juvisy-Essonne (5), Montpellier (4), et le Paris Saint Germain (3), auxquelles viendra se rajouter Elise Bussaglia, qui vient d’apprendre qu’elle aura l’occasion d’une revanche face à l’Olympique Lyonnais (finale perdue de la Women’s Champions League 2016) sous les couleurs de Wolfsburg lors du quart de finale européen qui opposera les deux clubs en mars 2017.

Camille Abily aura la dernière occasion de l’année de briller sous les couleurs nationales pour marquer des points dans le cadre de “la course” au titre de meilleure joueuse mondiale qui “l’oppose” aux neuf autres joueuses sélectionnées par un jury de journalistes spécialisés : Behringer (All), Daebritz (All), Henry (Fra), Kumagai (Jpn), Lloyd (Usa), Marozsan (All), Marta (Bra), Schelin (Swe), Sinclair (can).

La rencontre entre les deux équipes se jouera sur un fil à moins que la France ne décide de laisser au Mans une trace particulière.

Ce sera de toute manière, un match de qualité.

William Commegrain lesfeminines.fr

Source footofeminin. 

Gardiennes
Sarah Bouhaddi (Ol. Lyonnais)
Méline Gérard (Ol. Lyonnais)
Laëtitia Philippe (Montpellier HSC)

Défenseures
Laura Agard (Montpellier HSC)
Anaïg Butel (FCF Juvisy)
Laura Georges (Paris-Saint-Germain)
Jessica Houara d’Hommeaux (Ol. Lyonnais)
Griedge Mbock Bathy Nka (Ol. Lyonnais)
Eve Périsset (Paris-Saint-Germain)
Wendie Renard (Ol. Lyonnais)
Aïssatou Tounkara (FCF Juvisy)

Milieux
Camille Abily (Ol. Lyonnais)
Elise Bussaglia (VfL Wolfsbourg, Allemagne)
Kadidiatou Diani (FCF Juvisy)
Kheira Hamraoui (Ol. Lyonnais)
Claire Lavogez (Ol. Lyonnais)
Amel Majri (Ol. Lyonnais)
Gaëtane Thiney (FCF Juvisy)
Sandie Toletti (Montpellier HSC)

Attaquantes
Camille Catala (FCF Juvisy)
Marie-Laure Delie (Paris-Saint-Germain)
Clarisse Le Bihan (Montpellier HSC)
Eugénie Le Sommer (Ol. Lyonnais)

LA SELECTION ESPAGNOLE

Gardiennes
1-Maria Dolores Gallardo Núñez 10/06/93 (C. Atlético de Madrid) 16 sélections/0 but
13-Sandra Paños García-Villamil 04/11/92 (FC Barcelone) 8/0Défenseures
5-María Pilar León 13/06/95 (C. Atlético de Madrid) 1/0
8-Marta Torrejón Moya 27/02/90 (FC Barcelone) 64/9
20-Irene Paredes Hernández 04/07/91 (Paris-Saint-Germain, France) 36/3
16-Alexandra López Rosillo 26/02/89 (C. Atlético de Madrid) 8/0
3-Leila Ouahabi El Ouahabi 22/03/93 (FC Barcelone) 7/0
4-Andrea Pereira Cejudo 19/09/93 (C. Atlético de Madrid) 3/0

Milieux de terrain
14-María Victoria ‘Vicky’ Losada Gómez 05/03/91 (FC Barcelone) 35/9
19-Amanda Sampedro Bustos 26/06/93 (FC Barcelone) 17/6
15-Silvia Meseguer Bellido 12/03/89 (C. Atlético de Madrid) 44/4
7-Marta Corredera Rueda 08/08/91 (C. Atlético de Madrid) 38/3
6-Virginia Torrecilla Reyes 04/09/94 (Montpellier HSC, France) 27/4
11-Alexia Putellas Segura 04/02/94 (FC Barcelone) 35/6

Attaquantes
18-Bárbara Latorre Viñals 14/03/93 (FC Barcelone) 3/0
17-Olga García 01/06/92 (FC Barcelone) 7/0
10-Jennifer Hermoso Fuentes 09/05/90 (FC Barcelone) 37/15
9-Verónica Boquete Giadans 09/04/87 (Paris-Saint-Germain, France) 54/38

Sélectionneur
Jorge Vilda Rodríguez