Christophe Taine a de la personnalité.

D’après le Parisien de ce jour, Christophe Taine prendrait le banc d’Issy FF. Christophe Taine est un personnage et pour ceux qui l’ont cotoyé à Dejerine comme à Charlety dans les conférences d’après-match de National ou de Ligue 2, le mot central qui se doit d’être ressorti : il a de la personnalité. “LP” du Parisien ne pourrait que le confirmer et j’avais la tâche ponctuelle de poser les questions quand j’étais présent, car les deux hommes ne s’adressaient que rarement la parole.

L’habitude des situations délicates. 

Venu au Paris FC alors que le club de la capitale était dans une relégation sportive (2012-2013) à la suite d’une transformation du National qui envoyait 6 clubs en CFA, et fut sauvé par l’habituel train de fin de saison de la DNCG, faisant monter ou descendre, des clubs autrement que sur le rectangle vert du terrain, le coach francilien avait réussi à faire une super saison et maintenir le club en National (9è), suivant le principe des montagnes russes, typique de ce championnat, avec des hauts et des bas.

Quand on se souvient que Bourg Peronnas (montant) et le Paris FC avaient été relégables cette saison, alors que le Red Star se sauvait tout juste à la 14è place et que ces trois clubs se trouvent maintenant en L2, pour avoir fini dans les trois premières places en 2014-2015. Le Red Star étant même 4ème de L2 à ce jour.

La montée en L2 en 2014-2015. 

En effet, l’année suivante, le PFC (2014-2015) sous la direction de Christophe Taine avait tout eu du PSG en dominant de manière continue et directe le championnat de National pendant ses trois-quarts, pour ne se relâcher qu’en toute fin de championnat et prendre la seconde place, à quatre points du Red Star qui avait terminé champion et qui se trouve maintenant, à la 4ème place de L2.

La montée en L2 après plus de 15 ans au niveau inférieur avait été un exploit et le voilà, qui ne renouvelle pas son contrat et part en bons termes avec le Président Ferracci qui lui trouvera un successeur dans la même veine, Denis Renaud, venu de l’étage inférieur mais qui ne rencontrera pas le même succès, puisque remplacé par Jean-Luc Vasseur.

Non titulaire du sésame obligatoire à ce niveau de la compétition, (DEPF), on ne sait pas si la sortie a été faite pour des raisons administratives où si elle est dûe à la volonté des deux parties, de constater qu’un chemin s’était fait et qu’il n’y en aurait pas d’autres.

Pour autant, on ne l’a pas spécialement vu dans les travées de Charlety. Visiblement, quand l’homme a pris une décision, la page est tournée.

Issy est dans la même difficulté. Christophe Taine vient pour maintenir le club.

C’est donc un homme particulier qui vient sur le banc d’Issy FF pour prendre en charge les destinées de l’équipe de Christine Aubere qui joue sa tête en D2 féminine, 8ème au dernier classement et qui, en raison là aussi de restructuration, ne verra que les six premières équipes rester à ce stade de l’élite.

C’est certainement le premier coach ayant entraîné à un tel niveau qui vient, prendre en main les destinées d’une équipe féminine, non pas en D1, mais en D2 féminine.

Montrant par là, que l’enjeu est avant tout source de motivation. Issy a 20 points (3V, 1N, 6D) et 1 match en moins quand le premier non relégable, Rouen, à 29 points (5V, 3N, 3D).

Issy a fini deux fois champions de D2 (2012 et 2014), et les franciliennes ne peuvent se permettre une descente supplémentaire dans un environnement francilien concurrentiel (Val D’Orge, Saint Maur, Trembaly, Juvisy, PSG) et d’autres qui arrivent.

Un pari difficile. Mais comme tout pari, c’est en le tentant qu’on en connaît le résultat.

William Commegrain lesfeminines.fr

Visiblement l’IDF n’est pas un environnement facile. Issy, la VGA, voilà des clubs qui mériteraient un autre sort.