Le passé est-il définitivement un passé ?
Aucune révolution ne tient au timing imposé par l’actualité et celle de Laurent Bonadei ne peut pas échapper à cette règle que tous les communicants connaissent.
En Juin 2025, lorsqu’il annonce sa sélection pour l’Euro Suisse d’Août, les murs lyonnais tremblent au constat que Wendie Renard, sa capitaine et la capitaine de l’Equipe de France depuis l’arrivée de Philippe Bergerôo (2013) restera sur les rives du Rhône avec Eugénie Le Sommer, celle qui vient juste de battre le record de sélection de Sandrine Soubeyrand, avec 200 capes et mènent à la première place des buteuses (94), loin devant sa dauphine, Marinette Pichon (81), ne pouvant être rattrapée que par Marie-Antoinette Katoto, (40 buts), en souffrance physique perpétuelle avec les Bleues depuis 2022. Les autres, Marie-Laure Delie (65) et Gaetane Thiney (58) ayant arrêtées leur carrière.
Il se prive de joueuses emblématiques et l’élimination en quart de finale par l’Allemagne rencontrera la mansuétude des débuts de prise de fonction, bien qu’à onze contre dix et menant (1-0), les sportifs de haut niveau ont eu du mal à l’intégrer.
La discrimination sportive de l’âge
En cette fin de novembre, pour une 3e place synonyme de Bronze dans la seconde édition de la Ligue des Nations, compétition où la France avait atteint la finale pour sa première édition, il serait une erreur de rappeler que Kenza Dali a subi la même décision, qu’Amel Majri, en Arabie Saoudite, a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale et que Sandie Toletti, du Real Madrid, vice-capitaine, a pris la même décision, en surprenant tout le monde.
Toutes des trentenaires.
Fin du passé, que veut l’avenir ?
La roue a tourné et le seul commentaire objectif qui pourrait présenter cette rencontre « aller-retour » est simple : il serait temps de gagner pour que la France croit en ce message de la jeunesse comme de la nouveauté, proposé par Laurent Bonadei (54 ans) et imposé aux joueuses. Wendie Renard rappelant qu’elle est toujours disponible.
En effet, après ce RDV, la seule compétition qui donnera une réponse est la Coupe du Monde 2027 au Brésil. Rien d’autre en 2026. Les JO se joueront en 2028, l’Euro en 2029 et la finale de la prochaine Ligue des Nations en novembre 2027.
Pour réussir son pari, il a besoin de la réussite des joueuses.
Une pourrait prendre une place inattendue sur le côté gauche. Il s’agit de Perle Morroni (27 ans) partie s’exiler aux USA, sans vrai temps de jeu à l’OL comme au PSG dans le passé, mais totalement revitalisée par le système américain qui semble bien lui convenir à San Diego.
Selma Bacha, blessée, a d’énormes qualités, possède un train d’avance mais les erreurs qu’elle ne manque pas de faire pourrait donner à son aînée (27 ans), le vent de la réussite. D’autant plus si elle brille dans cette double rencontre, bénéficiant du pépin physique de la lyonnaise, lui ayant fait quitter rapidement le rassemblement.
Clara Mateo (Paris FC) comme Melvine Malard (Manchester) sont deux joueuses attendues pour faire la différence dans cette double opposition face à une équipe qui réussit souvent à toucher le graal des médailles (Argent à Rio en 2016 et Tokyo en 2020, 3e au Mondial 2019 et 2023).
Elles aiment rarement les places de 4e, bien que les deux fois où elles ont touché la médaille en chocolat, se trouvent être, comme la présente Ligue des Nations, lors des compétitions UEFA (Euro 2013 et Euro 2022).
A voir pour cette Ligue des Nations ?
Une suède trilingue, voyageuse.
Face à une équipe voyageuse. Les deux tiers jouant hors des frontières suédoises, le club référent étant BC Häcken.
Les joueuses suédoises ont toujours été des grandes voyageuses par nécessité. Le championnat national se jouant en été, dans un petit pays, et bon nombre d’elles, dans le passé comme dans la sélection actuelle, ont joué en France. Amanda Ilestedt (PSG), Kosovare Asllani, la capitaine (PSG), Stina Blackstenius (Montpellier).
Une petite finale mais surtout un test.
Le test, ce soir sur France 4 à 21h10 (Reims) comme Mardi prochain (2 décembre en Suède) est important pour les Bleues.
La stratégie « jeunesse » ou « anti-trentenaire » a-t-elle un réalité sportive ?
Ce match a, surtout, d’abord ou simplement aussi cette finalité pour les français. Suivant le degré d’investissement du lecteur à la situation actuelle.
William Commegrain Lesfeminines.fr