En écrasant Chelsea Ladies (4-1, Pajor 35′, Pinax2 70′ et 90′, Paredes 82′ et un pénalty raté d’Alexia 12’/Baltimore 74′) à Barcelone dimanche, pour cette demi-finale aller de la Women’s Champions League 2025, les catalanes ont donné rendez-vous aux lyonnaises, vainqueur (1-2) à Arsenal, la veille à l’Arsenal stadium, devant plus de 40.000 spectateurs.

Une victoire lyonnaise acquise sur des contres

Un rendez-vous que les lyonnaises devront assurer, compte tenu que les forces d’Arsenal ont semblé si inexistantes à l’aller quand celles lyonnaises se sont prononcées comme attendues.

En débutant avec la précision remarquable de Kadidiatou Diani, pour un premier but en angle, à dix mètres et en pleine course, réussi (16′, 1-0). Un long moment d’attente où la frappe « longue distance » de Dumornay rencontra la transversale d’une gardienne très avancée comme seule instant d’émotion. Il aura fallu attendre la 82′, pour que sur une action identique de contre, l’haïtienne Melchie Dumornay, superbement servie par Amel Majri, donne la victoire aux fenottes, dans un duel réussi à pleine vitesse (1-2).

Les anglaises étant revenu au score sur une interprétation d’arbitrage d’Alina Pesu (ROU), transformant les hommes et femmes en couleur, comme des acteurs de plus en plus significatifs sur le résultat du jeu.

Une sortie au poing de Christiane Endler, qui touche Leah Williamson, dans un geste proche « d’un coup de poing », pour, après appel de la VAR, voir la situation se transformer en jaune et pénalty réussi par l’ex-barcelonaise, Mariona Caldentey (78′, 1-1).

(1-2) à l’extérieur, dans un temps assez éloigné, avec la règle du but marqué à l’extérieur qui compte double en cas d’égalité sur les deux rencontres, aurait permis à Michele Kang, nouvelle propriétaire de l’Ol féminin et le coach australien Joe Montemurro, de confirmer l’invitation barcelonaise pour la prochaine finale à Lisbonne, entre ces deux monstres européens, pour leur quatrième opposition (2019, 2022, 2024) à ce stade finale de la compétition européenne. L’OL menant par deux victoires à une.

Sauf que le contenu de l’OL et l’inéxistance d’un contenu pour Arsenal amènent à s’interroger.

Arsenal n’a pas joué avec ses qualités.

Sauf qu’Arsenal n’a pas joué. Son milieu a été inexistant et, après la mésaventure lyonnaise en Ligue Europa, on ne peut pas imaginer une équipe anglaise ne pas utiliser son « fighting spirit », pour renverser la situation. Et c’est là où le pénalty accordé pourrait prendre tout son sens, confirmant que les arbitres sont définitivement des acteurs du jeu et de l’enjeu.

Caldentey, vainqueur avec Barcelone, de trois coupes européennes, a appris que le FC Barcelona peut être meilleur que l’OL, ou tout du moins, à son niveau. La norvégienne Maanum ne peut pas rater, une seconde fois, ce qu’elle a raté. Russo, essentielle en quart contre le Real Madrid, avec un doublé et pas loin d’un triplé n’a pas tiré une fois et Beth Mead, n’est plus rien de ce qu’elle a été, en 2022, à l’Euro gagné par l’Angleterre.

Ces forces potentielles, si elles se réveillent, n’ont qu’un seul but à rattraper.

Ce qui est peu, d’autant que le coach lyonnais, l’australien Joe Montemurro, semble avoir toujours le coeur d’Arsenal (2017-2021), mettant en garde, dès la fin de la rencontre, sur la victoire finale. Un coach, un peu poète sur le banc quand d’autres, explosent à gauche et à droite.

Une défaite, lui coûterait sans discussion, sa place. Après une élimination en 1/16e de la Coupe de France, cela ferait deux objectifs en moins, avec l’inconnu d’un play-off pour le championnat. Michele Kang n’étant pas femme à conserver des collaborateurs qui envoie des messages consensuels, quand le foot féminin veut s’armer de forces.

Les contres ne seront pas suffisants

Il faudra que le jeu lyonnais ne soit pas que vif, ce qu’il montre aujourd’hui. Il y a eu trop peu d’occasions placées pour que les fans lyonnais, ne soient pas inquiets, dès lors que leurs attaquantes, aux qualités indéniables, soient pour cette fois à venir, un ton en-dessous.

On aimerait revoir une bien meilleure Lindsey Heaps, et une Tabitha Chawinga, plus utile et performante que dans ses appels, pleine vitesse, en profondeur. Des fois heureux, d’autres moins, comme toutes ces actions jouées sur le fil.

Le retour se jouera Dimanche à 15h00 pour Chelsea, à espérer renverser Barcelone, en prenant exemple sur la performance actuelle de Baltimore, quatre buts en l’espace d’un mois, dont deux avec l’équipe de France et le seul contre Barcelone. Chelsea, déjà auteur d’une remontée incroyable en quart, contre Manchester City (2-0/3-2), pourra-t-elle renouveler l’exploit face aux championnes d’europe actuelles ?

Si elles le font à 15h00. Lyon doit s’attendre à une tempête, voire un ouragan d’Arsenal sur-motivée à 18H00.

Pour Lyon, le retour se jouera à 18h00, et il faudra une meilleure Vanessa Gilles, démobilisée peut-être, par les discussions actuelles avec l’OL comme une Van de Donk, plus décisive quand le jeu le demande.