Habituel partenaire sponsoring du sport dans des sports « de luxe » comme la Coupe America (voile) ou le Golf à travers une de ses marques, la stratégie de la Famille Arnault a changé avec la présence soutenue à la Formule 1, sous la marque institutionnelle de LVMH pour 90,5 millions d’euros selon le Monde (pendant 10 ans), débutant en 2025, dans la suite du partenariat premium des Jeux Olympiques de Paris 2024, estimé à 150 millions d’euros avec en sus, le design des médailles par Chaumet et la création de la ligne des Athlètes olympiques français par Berluti pour la cérémonie d’ouverture et de clôture, deux des 75 marques constituant le groupe LVMH.

Le tout pour des investissements considérables. Un milliard d’euros pour la Formule 1, qui exclut l’intérêt d’un seul sport mais plutôt dans le but de positionner leurs identités et actifs, sur l’audience sportive, qu’ils jugent « accélérateur de profits et de marques » à moyen et long terme.

On peut penser que les sollicitations n’ont pas manqué par le passé. Et refusées, faute d’intérêt stratégique. Même la rivalité entre Bernard Arnault et François Pinault n’ont pas amené l’homme du Nord sur le rectangle vert. L’investissement en 1998 de la famille Pinault avec l’acquisition du FC Rennes (Ligue 1), aurait pu initier une volonté de revanche de Bernard Arnault (75 marques) dont on dit que ce dernier n’aurait pas pardonné au breton, son entrée dans le luxe (Yves Saint Laurent).

LVMH n’étant pas une structure qui agit sous le coup de l’émotion. Puisqu’il y a changement, on peut donc faire confiance à leur nouvelle analyse stratégique. Le sport est un bon vecteur de promotion et de profits.

Une analyse qui laisse la parole aux jeunes décideurs, à l’affût des porteurs de tendance sur l’avenir et assez proche d’eux pour en voir les nouvelles couleurs et opportunités.

Antoine Arnault (47 ans), artisan du rachat qui devrait être officialisé le 17 octobre, connaisseur du football, a déjà à son actif, la photo la plus likée du football (30 millions), représentant Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, s’opposant aux échecs sur une malle Louis Vuitton, créée par Annie Leibovitz.

On peut faire confiance à leur analyse.

Il y a quelque chose à faire, dans l’avenir, avec le football.

Cela devrait entraîner la chute de certains acteurs de l’écosystème et sa montée en qualité et compétences.

Lionel Messi et Cristiano Ronaldo jouant aux échecs sur une malle Louis Vuitton (photo Annie Leibovitz)