Que vaut la sanction d’un dopage dans le milieu de l’athlétisme. L’américaine Brianna Mc Neal (100M haies), première aux sélections américaines pour les JO, peut répondre qu’elle en connaît le prix : CINQ ANS à compter du 15 Août 2020

Cinq ans pour avoir évité trois contrôles.

Une jurisprudence sévère du TAS (Tribunal Arbitral du Sport), appelé à statuer sur une situation de Janvier 2020, qui statue ainsi :  “tous les résultats compétitifs obtenus par Mme Brianna McNeal entre le 13 février 2020 et le 14 août 2020 seront disqualifiés avec toutes les conséquences qui en résultent, y compris la confiscation de toutes médailles, titres, points, cachets et récompenses ».

L’Athlète de 29 ans, déjà suspendue une année en 2017 pour manquement à ses obligations de localisation, avait donné l’explication d’une de ses trois nouvelles absences. Le 10 Janvier, elle avait avorté et n’avait pas réagi aux sonneries du collaborateur de l’Agence venue le 11, choquée par cette opération subie.

Le TAS a relevé que les documents fournis avaient été falsifiés, portant à tort la date du 11 alors que la clinique avait confirmé que l’opération s’était faite le 10. Un autre argument, était de dire qu’elle avait été choquée, en tant que chrétienne, par ce qu’elle avait vécu et choisi de faire pour pouvoir être aux JO de Tokyo 2020. Sauf que le TAS a retenu que dès février, elle avait repris sa saison en salle et qu’elle avait continué à communiquer sur ses réseaux sociaux. Bien loin, des réactions d’une personne choquée par ce qu’elle avait vécu.

Le tarif est fort : cinq ans pour absence après un précédant.

29 ans, 15  Août 2024. Elle ne pourra pas faire les JO de Tokyo ni ceux de Paris (26 Juillet – 11 Août 2024).

Voilà une cliente à la reconversion.