Les joueuses de football entrent dans le monde du business. Chacune à sa manière. Ada Hegerberg, Ballon d’Or 2018, a franchi le pas avec les montres Hublot. Des contrats éloignés du monde sportif qu’Alex Morgan avaient déjà testé. Megan Rapinoe vient d’entrer dans la danse en devenant l’égérie de la marque de lingerie Victoria’s Secret, habituée à utiliser des mannequins traditionnels.

Il ne s’agira pas, pour le Ballon d’Or 2019, illuminée par la Coupe du Monde 2019 française, de se promener sur les défilés en petite tenue. Ces sept femmes, réunies sous le nom de VS Collective, conseilleront la marque sur ses décisions globales. Ses valeurs.

La marque, oubliée par les jeunes générations souffraient “d’hypersexualisation de ses modèles, et de sexisme au sein même de l’entrerprise. En parallèle, la marque souffrait de plus en plus des critiques sur la maigreur jugée souvent extrême des mannequins” nous dit le communiqué de presse réinterprété par 20 minutes, se trouvait dans le creux de la vague.

Sept femmes, sept histoires et sept regards. Dans cette équipe, se trouve l’actrice d’origine indienne Priyanka Chopra, de la joueuse de foot Megan Rapinoe, ou de la mannequin transgenre Valentina Sampaio (seule rescapée de la période Anges), VS a choisi la championne de ski freestyle chinoise Eileen Gu, la mannequin australo-soudanaise Adut Akech, la photographe Amanda de Cadenet et la modèle grande taille Paloma Elsesser.

Le sport féminin, a un haut niveau de renommée, ouvre des portes nouvelles. Pour Megan Rapinoe, la Coupe du Monde, son geste pour saluer ses buts, ont été le déclencheur suivi du Ballon d’Or. Elle est passée dans une autre dimension.

Il sera intéressant de voir comment la star américaine peut travailler et faire bouger les lignes du business en faisant respecter ses valeurs. Il y a là un beau challenge si cela passe.

William Commegrain Lesfeminines.fr