La victoire de l’Ol Reign sur le terrain de Portland (1-2) avait mis en valeur l’importance des joueuses plus que trentenaire dans le jeu féminin. Christine Sinclair, star canadienne, s’était donné le plaisir d’un lob depuis l’extérieur de la surface à plus de 37 ans (4′ 1-0) ! Megan Rapinoe (35 ans) lui avait répondu sur un coup franc direct plein de malice à la 9′ (1-1) et Shirley Cruz, 35 ans, avait terminé l’affaire à la 16′ (1-2).

Le match se résumait à la victoire de la maturité associée à celle de la notoriété. Sinclair, meilleure buteuse mondiale en exercice, a son buste au Hall and Fame canadien. Rapinoe, avec plus de 3 millions d’abonnés aux réseaux sociaux, a conquis le monde avec son attitude césarienne lors de la Coupe du Monde 2019, récoltant le deuxième Ballon d’Or de l’histoire et le titre de meilleure joueuse FIFA, quand à Shirley Cruz (ex OL, PSG et Chine), costaricienne, elle serait multiples Championnes du monde si elle avait été américaine !

La rencontre entre Orlando et Portland a sacré la maternité ! 

La victoire s’est faite par Alex Morgan à la 22′, idéalement servie par Taylor Kornieck pour l’un des buts de la saison et Sydney Leroux a parachevé le tout dès la reprise du second acte (2-1), alors que l’égalisation de Portland par Simone Charley était intervenu juste avant la pause (1-1, 42′).

La gardienne Ashlyn Harris (35 ans), championne du monde 2015 et 2019, a adopté le 14 février 2021, “sa fille, Sloane Phillips, née deux jours auparavant” nous précise wikipédia. Mariée avec Ali Krieger, internationale et championne du monde (36 ans), sa coéquipière. Sydney Leroux, 30 ans, a donné naissance à son deuxième enfant le 28 juin 2019, jour du 1/4 de finale entre la France et les USA au mondial. Alex Morgan, est maman d’une petite fille, née le 7 mai 2020, Charlie Elena Carrasco.

Une performance assez rare pour la proposer. Alex Morgan est déjà à son 3e but en 3 matches. Une réalisation a chaque rencontre. Sydney Leroux affiche sa deuxième réalisation. Harris et Krieger réalisent des prestations de très haut niveau.

La maternité est une des questions internationales du football féminin. Rares sont les joueuses qui font le pas ; pour autant leur performance physique n’en pâtit pas. Il faut juste du temps quand elles ont porté l’enfant.

C’est certainement cette notion d’attente que les clubs doivent savoir et pouvoir intégrer pour une activité de haute performance physique.

Informations, planning de récupération, confort contractuel pour les joueuses.

Pour les clubs, imaginer ce que le droit n’autorise pas : un ordre de priorité formel pour une future maternité. En effet, sans cadre, toutes les joueuses d’une même équipe peuvent potentiellement être enceinte dans les mêmes moments.  Un bon moyen de faire pression sur les clubs d’ailleurs plutôt qu’une grève ! Le droit serait dans son rôle. Il régule pour que l’inimaginable ne puisse pas intervenir.

Voyez les titres, “onze joueuses en maternité !” A mon avis, il va falloir imaginer du droit pour que chacun ait sa liberté en respectant celle des autres.

Mais c’est un autre débat.

Là, les “mamans” américaines montrent leur performance.

William Commegrain Lesfeminines.fr