Si le football est un sport, les 1/2 finales (PSG, Barcelone, Chelsea, Bayer Munich) entre les quatre derniers clubs de la Women’s Champions League sont loin d’avoir donné les futurs finalistes pour le 16 mai à Göteborg (Suède).

Si le sport est un spectacle, on y est.

Si le sport est une émotion. Les larmes pour les perdantes, si près de tout et la réalité qui vient avec “rien”. Le néant, froid, perçant de la défaite quand en face, à quelques mètres, le rectangle vert devient pour les vainqueurs, la chaleur et le bonheur d’y être ! Chaque brin d’herbe devient une piscine de bonheur.

Sauvées, vainqueurs, heureuses. Libérées. A en pisser de bonheur. Une émotion si forte qu’elle vous accompagne longtemps. No need Earpods to dream. Dieu, Jesus, Bouddha & tous les autres vous font toucher à l’extase.

La lutte à l’aller (1-1)

Marie-Antoinette Katoto au combat. Elle fera cette tête qui trouvera Cook, pour l’égalisation parisienne (1-1, 23′)

Le Paris Saint Germain, à domicile, a lutté face au FC Barcelone (1-1). Les catalanes ayant ouvert le score assez tôt dans la rencontre (0-1, 13′) ; les franciliennes ayant encore montré une volonté de ne pas abdiquer (1-1, égalisation de Cook, 21′), dans la lignée du 1/4 retour face à l’Olympique Lyonnais, qu’elles avaient réussi à éliminer au Groupama Stadium, bien que les septuples championnes d’Europe ait mené à la marque.

Les parisiennes ont peut-être un meilleur feeling à l’extérieur. Elles avaient déjà perdu face à l’Ol au Parc des Princes (0-1) en 1/4 et son revenues vainqueur du Groupama Stadium. Pas rien. Un truc qui a coûté sa place à Jean-Luc Vasseur.

Que retenir de la 1/2 aller ? Pour le Fc Barcelone, elles avaient produit un match offensif. S’étaient trouvées plusieurs fois en situation de buts et avaient trouvé Christiane Endler, la capitaine et gardienne chilienne (29 ans) en opposition. D’un autre côté, l’arbitre n’avait pas sifflé deux actions catalanes qui auraient pu finir au point de pénalty. La première sur un contact en toute fin de mi-temps (43′) dans la surface. La seconde sur une main de la capitaine parisienne Irène Paredes dans la surface que l’arbitre avait jugé comme “involontaire” dans l’ancienne règle ; n’augmentant pas “la surface du corps” pour la nouvelle. Discutable.

Une équipe barcelonaise qui avait joué son jeu avec, en fer de lance, Jennifer Hermoso. Revancharde ou non d’un séjour parisien en 2018 qui aurait pu être plus significatif. En tout cas, buteuse.

Du côté parisien, le fait principal avait été la qualité de la prestation de Christiane Endler. Ce qui avait permis de ne pas s’attarder sur l’absence pour blessure de Kadidiatou Diani (26 ans). Mais le plus fort a été la cohésion et la rébellion de l’équipe face à la situation (0-1).

L’attaquante parisienne et internationale française, animatrice et pourvoyeuse d’actions offensives grâce à la qualité et vitesse de sa percussion, sera là encore, absente. Olivier Echouafni, le précise dans sa conférence de presse d’aujourd’hui à Barcelone.

Si Endler a fait “sa partie” et un peu plus quand il s’agit de sortir une balle des buts ; cela serait une erreur de ne pas mettre en avant la qualité de la cohésion parisienne. Menées, les joueuses d’Olivier Echouafni ont montré une volonté indéfectible à revenir au score.

Ce qu’elles ont réussit. Cherchant même à renverser cet Fc Barcelonais qui voulait lui prendre la lumière.

A ce jeu du mental, les parisiennes ont montré une qualité supérieure aux barcelonaises, n’ayant pas réussi à maintenir ou aggraver le score, alors qu’elles affichent un palmarès de 125 buts en championnat pour seulement cinq encaissés.

Dans ces faits, si la domination a été espagnole ; le combat a été parisien.

Paris a une marge d’amélioration que Barcelone a peut-être moins.

Avec une meilleure qualité offensive, et les parisiennes possèdent les talents pour … alors ??! la qualification n’est pas loin.

Il suffit de se souvenir de l’occasion de Romana Bachmann face à Panos. Avec de la chance, et il suffit de se rappeler du poteau de Marie-Antoinette Katoto. Avec de la rigueur, et il suffit de revoir le gauche de la meilleure buteuse du championnat de France ; le PSG possède les possibilités pour remporter cette double rencontre. A mon sens, le Paris Saint Germain pouvait mieux faire à l’aller. Le FC Barcelona a fait ce qu’il pouvait faire de son côté.

Ramona Bachmann, capitaine de la Suisse, sous les couleurs du Paris Saint Germain depuis 2020, devra mettre l’occasion qui se présentera.

Devant son public (6.000 personnes), elles devront se découvrir. La certitude que ce match sera LE DECISIF pour la finale ne donne pas du tout le même jeu. Paris Saint Germain a des qualités de contre et sa défense, à l’ouvrage depuis les 1/4 de finale avec un sacré sparring partner nommé l’Olympique Lyonnais, commence à savoir subir le talent des autres et leurs notoriétés.

Si Barcelone passe, ce sera une grande équipe. Si le Paris Saint Germain passe, alors préparez-vous à ce que la France devienne la terre européenne du football. Avec un Olympique Lyonnais en train d’acérer ses dents, et un Paris Saint Germain qui ne lâchera rien. Tout simplement car elles en ont les moyens.

La vie du Paris Saint Germain féminin, c’est de se battre pour réussir.

Une fois, Laurent Nicollin (Président Montpellier Hsc, Président du syndicat des clubs professionnels masculins, Président de l’association pour le football féminin professionnel) m’avait résumé lors d’une interview, expliquant la présence continue de l’OL en football féminin, la situation ainsi : “c’est tellement difficile d’être premier, que lorsque tu l’es, tu fais tout pour y rester.” 

Souhaitons aux parisiennes d’y être et de vivre cette exigence d’y rester. Que veux-tu de mieux quand tu est une sportive de haut niveau ? Maintenir le niveau, rien de mieux. Alors se battre pour y être, toutes les SHN le savent. C’est dans leurs gênes de filles, elles qu’on a toujours comparé aux hommes.

Il est peut-être là l’ADN du PSG : “se battre pour être en finale”, “se battre pour la gagner”. “Se battre pour être premier du championnat”. “Se battre pour garder cette première place avec l’Ol dans ce championnat !”.

Et c’est vrai que cette section a cela dans les gênes. Elle a d’ailleurs été crée en 2012 pour cela. Derrière l’OL, se battre pour le dépasser.

Dans un autre monde, sans faire ombrage aux Présidents Nicollin ; le monde du Luxe dit “qu’avec le talent, il faut une montagne d’exigence”.

L’exigence, c’est la clé.

Au final, Zara contre LVMH, qui gagnera ?

William Commegrain Lesfeminines.fr

  • Fc Barcelona – Paris Saint Germain (1-1). Dimanche 2 mai – 12 heures – direct BeInsport
  • Chelsea – Bayern de Munich (1-2). Dimanche 2 mai – 13 heures -.