Dimanche 25 avril, 15h00 au stade Georges Lefebvre, endroit plus connu sous le nom de “Camp des Loges”, antre d’entraînement du PSG masculin et stade de compétition pour les féminines, le PSG féminine va jouer sa 1/2 finale aller de la Coupe d’Europe contre le Fc Barcelone.

Quelles sont les chances de passer ce tour pour, jouer une finale européenne contre Chelsea ou le Bayern de Munich, l’autre demi-finale ?

Les lyonnaises leur demandent d’aller au bout !

La meilleure réponse vient de cette vidéo où Bernard Mendy, coach adjoint, présent depuis 2016 au sein de la section féminine, ex-joueur du PSG, réunit les joueuses juste après cette superbe victoire au Groupama Stadium contre les septuples vainqueurs dans cette décennie de la compétition, les lyonnaises de Jean-Michel Aulas. Elles vous l’ont dit : “maintenant, faut aller au bout !”.

Quelle meilleure réalité que celle-ci lorsque des joueuses de la dimension de Wendie Renard, Amel Majri, Sarah Bouhaddi et autres vous tirent “leur chapeau” et jugent que vous pouvez remporter ce qui est depuis 2011, leur quasi propriétaire.

La presse française les a appelés “les Légendaires”. Et quand des légendes vous donnent cette considération, ce n’est pas que vous la méritez, c’est que vous en avez le niveau et qu’il ne reste plus qu’à le valider.

La seconde réalité qui vaut toute analyse, elle vient de Formiga. 

Formiga a 43 ans. Et toutes ses jambes. La joueuse brésilienne, milieu de terrain défensif, est la seule au monde à avoir joué toutes les coupes du monde (sauf celle de 1991) et les JO, créées depuis 1991 pour la World Cup et 1996 pour les JO. Elle a dû jouer plus de 1.000 matches dans sa carrière, dont une finale mondiale (2007) et deux olympiques (2004 et 2008). Quelque soit le coach de la sélection, elle a été appelée. Actuellement, les brésiliens ont pris la suédoise Pia Sundhage qui a fait gagner l’or olympique aux USA en 2008 et 2012, finaliste du mondial 2011. A 43 ans, elle appelle encore Formiga dans sa liste des 23 et la met souvent dans le onze titulaire.

Elle le dit : “Les parisiennes dont elle fait partie depuis 2017, ont les moyens de gagner la Coupe d’Europe.”

Soyons clair, ce n’est pas tant le PSG qui peut gagner cette Coupe, c’est surtout ce groupe.

N’y voyez rien contre le club qui a sa part dans cette future réussite si les parisiennes vont au bout. Maintenir Olivier Echouafni pour une troisième année de contrat quand l’essentiel des coaches restent deux saisons, voire moins. Le choisir parmi de nombreux candidats masculins attirés par un salaire de Ligue 1 alors que le passé de l’ex-joueur de Nice en tant que sélectionneur des Bleues avait été court (2017) sans référence autre qu’une victoire au tournoi de la “ShebelievesCup” qui réunissait les quatre meilleures équipes mondiales, étouffée par une défaite en 1/4 contre l’Angleterre lors de l’Euro 2017.

Pas de titre pour les filles lorsque le dernier remontait à 2018. Une finale de Coupe de France dantesque entre un orage qui a bousculé tout le programme. Un but lyonnais refusé avant le coup de sifflet final. Un coach parisien, Patrice Lair, qui se met en arrêt maladie et un coach adjoint, Bernard Mendy qui garde ses jeunes joueuses de l’époque sous sa protection pour les voir gagner la Coupe de France face à l’OL.

Le PSG a sa part dans le choix du coach, dans celui du recrutement des joueuses.

Mais celles qui le feront, sont sur le terrain et à côté.

C’est toute la force du Paris Saint Germain 2021. Tout le reste existait auparavant. Sauf que cette année, les filles veulent gagner les titres et savent qu’elles peuvent le faire. Avec humilité mais avec certitude. Voyez l’article d’Ashley Lawrence sur le site du PSG. Elle termine ainsi : “On se dit que c’est possible de gagner des titres. Et ça, on le sait depuis le début de la saison. Avec cet effectif, tout est possible.”

Elles ont faim. Même très faim. Et quand vous êtes dans le championnat de l’Olympique Lyonnais, et bien vous finissez la saison en n’ayant rien mangé. 14 titres lyonnais de suite, huit Coupes de France de suite. Sept Coupe d’Europe dont cinq consécutives. Combien de matches perdus face à l’OL sur la plus petite des marques ! Toujours très près. Toujours rien.

La force du Paris Saint Germain, cette saison. C’est que l’ensemble du groupe a faim.

Cela part de Christiane Endler, dont tout le monde se souvient de cette parade à la 93′ face à Melvire Malard lui faisant dire : “j’ai marqué un but, Endler l’a arrêté”. A la ligne arrière, Ashley Lawrence, Irène Paredes, Dudek, Morroni. Grace Geyoro, Sarah Däbritz et même Formiga qui n’a gagné comme finale que celle de la CopaAmerica. Kadidiatou Diani, meilleure attaquante française au mondial 2019, dont la notoriété financière s’est arrêtée aux frontières de l’hexagone et qui n’est jamais aussi forte quand elle voit les récompenses à recevoir, Sandy Baltimore qui a un jeu à manger n’importe quel adversaire et Marie-Antoinette Katoto, dont personne n’a compris que Corinne Diacre avait peut-être pris la bonne décision en la laissant se former plus et mieux pour les prochaines échéances internationales.

Ces filles ont faim.

“A table !”

Dimanche 25 avril 2021. 15h00. Stade Georges Lefebvre, Saint Germain en Laye. En direct sur BeIn sport 1.

William Commegrain Lesfeminines.fr