Place aux jeunes joueuses.

La France a voulu le savoir. Connaître sa position dans le foot féminin au niveau international. L’Angleterre et les États unis, les numéros 1 et 6 du classement mondial de la FIFA étaient au programme.

L’Allemagne aussi a intérêt de connaitre sa position dans le foot féminin. Les adversaires étaient l’Australie et la Norvège, les numéros 7 et 11 du classement mondial de la FIFA. Des adversaires plus faciles, dans l’attente d’une plus grande opposition.

Comme en France, les tests corona ont dévasté la Mannschaft, contraignant la séctionneure allemande, Martina Voss-Tecklenburg, d’envoyer un grand nombre de très jeunes joueuses sur le terrain.

L’Allemagne lance des jeunes sur un (5-2) contre l’Australie

Dans la matinée du 10 avril, jour de match, on était proche d’annuler le match contre l‘Australie. Comme on l’avait vu en octobre contre l‘Angleterre. Felicitas Rauch, joueuse testée positive et ses coéquipières Svenja Huth, Lena Oberdorf et Sara Doorsoun, personnes de catégorie 1, proche contact, ont du être mis en quarantaine – toutes les quatre des joueuses de Wolfsburg -. L’autre joueuse de Wolfsburg, Alexandra Popp, était présente mais ne pouvait pas encore jouer à cause d’une blessure.

Sur le terrain se trouvaient alors de jeunes joueuses qui ont joué pour la Mannschaft pour la toute première fois, d’autres pour la deuxième ou troisième fois. Un problème? Non, comme on a pu voir rapidement. Exemples : Jana Feldkamp, premier match, très solide dans la défense, Sjoeke Nüsken, deuxième match, un but, Jule Brand (18 ans) premier match, entrée en jeu en 59e minute, premier but en 62e minute, suivent “un assist”, et une barre transversale. Les piliers du match allemand : Sara Däbritz (PSG) très active et porteuse du brassard de capitaine à cause de l’absence de Popp. Marina Hegering dans la défense, incontournable rocher dans toues les tempêtes.

Tout cela s’est terminé par une victoire nette contre l’Australie 5 -2

Dix minutes avant la fin du match il n’y avaient du côté allemand sur le terrain, seulement qu’une gardienne et trois joueuses avec de l’expérience et un nombre de matches à deux chiffres minimum. Les jeunes ont sauté sur l’occasion.

Conclusion : Même sans les Wolfsburgiennes, la Mannschaft sait gagner contre Samantha Kerr & Co. Samantha Kerr, superstar, pourtant brillante et décisive dans le match Chelsea contre Wolfsburg dans la Ligue des Champions, quart de finale !

Cependant, il ne faut pas exagérer. À cause des réglementations Corona très strictes, les Australiennes n’ont pas pu jouer ensemble depuis toute une année.

La jeunesse renouvelle contre la Norvège

Mardi : Le match contre la Norvège, équipe de bonne qualité et mieux rodée que l’Australie avec des joueuses comme Caroline Graham Hansen (Barcelone). La rencontre a commencé avec un but pour la Norvège après seulement quatre minutes. Est-ce que le résultat du match contre l’Australie a donné une fausse image de l’équipe allemande ? Il n’a fallu que quatre autre minutes pour que l’Allemagne égalise et dans la 17ème minute déjà Linda Dallmann marque 2 – 1. Le match avance, d’autres jeunes joueuses entrent en match, l’Allemagne marque le troisième but en 62e minute (marqué par une autre jeune Paulina Krumbiegel, 4ème match) et l’équipe allemande ne nourrit pas les espérances des Norvégiennes de sortir vainqueur du match.

Après le match contre la Norvège Sara Däbritz (PSG), élue meilleure joueuse du match, aussi bien que Alexandra Popp (Wolfsburg), devant les micros de la TV et la presse, se sont exprimées, extrêmement satisfaites de la performance de ses jeunes co-équipières.

L’Allemagne, même rajeunie et avec moins d’expérience individuelle, est en bonne forme. Malheureusement, le match contre le numéro 1 mondial, États Unis, prévu pour l’été, n’aura pas lieu pour des raisons Corona. Reste à voir où en est la position de l’Allemagne sur le très haut niveau international.

Contre les Pays-Bas (4e du classement de la FIFA à l’époque passé 3e) on avait perdu en février. Ces deux matches sûrement rassurent la sélectionneure, mais les très grandes épreuves montreront la vraie qualité de l’équipe. On n’est pas qualifiée pour les Jeux Olympiques. Y-aura-t-il encore de grandes épreuves avant l’Euro en Angleterre ?

La vérité vient peut-être des joueuses : Lea Schüller (attaquante de Bayern München): „Nous sommes plus avancées que dans le mondial.“

La vérité est certainement là. L’Allemagne revient.

Gerd Weidemann & William Commegraon – Lesfeminines.fr