En direct sur RMC, dimanche 18 avril 2021. 14 heures. Dans le cadre du 1/4 retour de la Women’s Champions League 2021 entre l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint Germain, voici le détail de jeu des internationales convoquées par leur équipe nationale respective.

Les joueuses parisiennes sollicitées mais revenues avec le sourire aux lèvres

Pour le PSG, Ashley Lawrence est celle qui a le plus joué avec la gardienne et capitaine du Chili, Christiane Endler.

Une charge physique indéniable pour la canadienne, placée maintenant arrière droit même en sélection nationale mais avec le bonheur de deux succès. Dont une victoire en Angleterre pour la médaillée de bronze des derniers JO et une première qualification aux JO pour la chilienne. Le sourire aux lèvres pour les deux parisiennes qui devraient sécuriser Olivier Echouafni et compenser la fatigue ressentie. Jordyn Huitema aura joué les deux rencontres canadiennes, avec un temps de jeu moins conséquent (25′ face au Pays de Galles ; 30′ contre l’Angleterre) mais assez pour s’approprier le sourire et les sensations physiques que donnent la participation concrète à une réussite.

  • Ashley Lawrence (Canada, 90′ face à Galles, 9 avril) ; 90′ contre l’Angleterre (0-2) le mardi
  • Christiane Endler (Chili Chile Cameroun et Cameroun Chili, qualificatif pour les Jo de Tokyo)
  • Huitema (Canada, 75′ face à Galles) 0-3 ; 30′ contre l’Angleterre.

Au chapitre des sourires, Irène Paredes, capitaine du PSG, ne manquera pas à l’appel. Titulaire contre les Pays-Bas (4e FIFA), vice championne du monde et d’Europe, et victoire sur le score de (1-0) pour la Roja, 13e FIFA. Elle est restée sur le banc contre le Mexique, constatant une seconde victoire espagnole, pleine d’espoirs pour cette équipe nationale qui cherche à entrer dans le Top 10 mondial. Le bilan de Sarah Däbritz est aussi positif avec un sévère (5-2) imposé aux australiennes et une victoire (3-1) contre la Norvège.

  • Paredes (Espagne, 90′ face aux Pays-Bas 1-0) ; pas entrée contre le Mexique (3-0)
  • Dabritz (Allemagne, 73′ face à l’Australie) assist ; 46′ face à la Norvège

Celles qui auront aussi “la banane” seront Perle Morroni et Kadidiatou Diani. Vainqueurs de l’Angleterre au sein d’une équipe pleine d’émotions positives ; pas soumises à la pression psychologique, physique et technique que les américaines ont imposé aux françaises, ramenant la performance anglaise à un plat succulent suivi d’une indigestion ponctuelle. Il en est de même pour les danoises Brunn et Nadim, vainqueur d’un modeste Pays de Galles (1-0) mais vainqueur quand même.

  • Morroni (France, 90′ face à l’Angleterre 2-1). Pas entrée contre les USA
  • Diani (France, 85′) deux assists. Pas entrée contre les USA.
  • Brunn (Danemark, sortie à la 72′ contre l’Irlande 8 avril) ; pas entrée contre le Pays de Galles
  • Nadim (Danemark, sortie à la 80′ contre l’irlande (1-0) ; pas entrée contre le Pays de Galles (1-1)

Cela pourrait et devrait être le cas pour les trois autres bleues, ayant participé à la déculottée américaine mais dont le mental devraient retenir la réalité anglaise pour compenser beaucoup d’efforts de réalisés, face à la 6e et 1ère équipe mondiale.

  • Geyoro (France, 90′ face à l’Angleterre) ; Geyoro, (45′ face aux USA, défaite 0-2)
  • Baltimore (France, 90′) but ; 30 minutes face aux USA, (défaite 0-2)
  • Katoto (France, 90′) but ; 45′ face aux USA (défaite 0-2)

Un sourire que devrait avoir aussi l’américaine Cook (USA, pas joué face à la Suède ; pas joué face à la France) mais dont le simple fait d’être convoquée au sein de l’équipe américaine pour un camp préparatoire aux JO ne peut qu’enjoler.

Pour les lyonnaises sollicitées, les résultats sont négatifs.

Janice Cayman, pour la Belgique n’a joué qu’un seul match, est entrée à la 46′ pour perdre contre la Norvège. Eugènie Le Sommer, capitaine de l’Equipe de France a subi la déconvenue des Bleues face aux USA, sans participer à la victoire anglaise. Et Nikita Parris a perdu ses deux rencontres internationales. face à la France et contre le Canada.

  • Cayman (entrée à la 46′, devant) ; 1 seul match
  • Le Sommer (pas entrée face à l’Angleterre) ; 90′ face aux USA
  • Nikita Parris (Angleterre, 45′ face à la France) ; 80′ contre le Canada

Les faits ont-ils des significations ?

Le football est souvent fait de statistiques, donc de résultats passés. Dans ce domaine de la dynamique d’état d’esprit, que vaudra cette balance bien plus favorable au PSG qu’à l’OL ? Le résultat du 1/4 de finale retour entre l’Ol et le PSG pour l’édition 2021 de la Women’s Champions League peut être une réponse.

Quoi que, avec le temps, je pense que si la construction d’une victoire se réalise, pas à pas et bien avant ; elle est faite de multiples détails. En extraire un, c’est oublier les autres.

Déjà, Eugénie Le Sommer répondant aux questions de la presse après de lourd défaut en contenu des Bleues face aux USA : “Cela ne reste qu’un match”. Comme la victoire contre l’Angleterre en a été un. de la même manière que les résultats des équipes nationales, favorables aux parisiennes l’on été. Sur la contrainte du cluster lyonnais, elle répond : “cela peut changer les choses, maintenant on va voir les joueuses qui seront aptes pour jouer dimanche. On sera déterminé à garder notre avance sur le match retour. Peu importe qui sera sur le terrain et peu importe les conditions que l’on aura. Il n’y aura que le résultat final qui compte.” terminant par “j’ai confiance dans l’équipe pour aller chercher la qualification“.

A la question sur la qualité de forme des parisiennes lors du match contre l’Angleterre, Eugènie Le Sommer sourit : “je les connais, ce sont de très bonnes joueuses. Elles ont des atouts, nous aussi.”

L’Ol mène devant le PSG (1-0). Le vainqueur rencontrera le FC Barcelona pour une 1/2 finale qui se jouera les 24 et 25 avril, quand l’autre demi opposera le Bayern à Chelsea. La finale étant prévue à Goteborg pour le 16 mai.

Les joueuses parisiennes ont joué toutes leurs rencontres avec une dernière opposition contre Montpellier terminée (0-3) à l’extérieur ; les lyonnaises sont bloquées à Lyon depuis quinze jours. Leur dernier match remonte au 27 mars, à l’extérieur contre Dijon (0-3)

Qui utilisera le mieux cette différence entre dynamique positive et repos ?

Peu importe. Les américaines nous ont montré que l’essentiel se résumait à quelques mots : “Montrer sa valeur !”

William Commegrain Lesfeminines.fr