Le Grand Bleu, c’est le ventre du championnat. Le Grand Bleu, c’est la colère de Laurent Nicollin, Premier président de la première association du football féminin professionnel et Président de Montpellier. Fils de Louis Nicollin, premier président à avoir payé les joueuses de football féminin en 2000, décédé.

Le Grand Bleu, c’est quand tu plonges et que tu n’arrives pas à remonter.

Le Grand Bleu, c’est dans un langage trivual et fleuri de la famille Nicollin, assez proche des “coups de pied aux c**s” que l’Homme du Sud va envoyer à son groupe, descendu à la 6e place de la D1FArkema après une série de huit défaites dont la dernière, face au Stade de Reims, encore en D2F en 2018. De plus, sur une galéjade de score (0-4) à la maison. Une trempe.

PSG, Lyon, Dijon, Bordeaux, Guingamp, Lyon, PSG, Reims. Qui n’a pas eu encore son tour ? 

Décalé, décalé 

A mon avis, après ce résultat du samedi, pas une ne s’est présentée pour aller chercher les œufs de Pâques. Pas folles les guêpes.

Une interview du coach Frédéric Mendy sur le site de la FFF (lire ici), incompréhensible dans les réponses car si éloigné de la réalité des résultats du groupe, laissait apparaître le début d’un gros problème. Insoluble quand on joue dans l’univers féminin. Un décalage fort entre les faits et les sensations des filles. En général, cela donne une rupture d’autant qu’il ne semble pas qu’il y ait une relation affective forte forçant les unes et les autres à reprendre de la cohésion.

La photo qui a servi à illustrer l’article de la fff est très parlante en terme de cohésion.

Fréderic Mendy dans son vestiaire. Photo (fff).

On est dans un bateau qui tangue à la moindre secousse, sans vouloir minimiser l’impact et la force du Stade de Reims.

Montpellier qui a une histoire risque de s’en faire une autre. 

Après tout pourquoi pas. Le football a d’autres problèmes et le football féminin, que cela plaise ou non, ne donne pratiquement rien en retour. Que ce soit sur le plan financier ou même sur celui du plaisir. Quand on voit ce qui se passe autour des Bleues par exemple.

Cela me fait sourire à nouveau en me souvenant des critiques faites à la création, par Elisabeth Loisel, d’un diplôme d’entraîneur de coach féminin. La sororité avait envoyé du lourd. “Les filles, c’est comme les gars !”. Il faut être incroyablement discriminant pour les deux et sans expérience mais pas sans intérêt, pour l’affirmer. 20 siècles de littérature nous le disent, sans parler des millions de films et des milliards de chansons qui nous appellent à respecter cette différence.

Qu’est-ce qui arrive au football féminin français ? On parle d’Espagne, de l’Angleterre. Les Bleues sont vilipendées. Rien de beau à l’horizon. Les conséquences de ce qui a été semées depuis 2015 et l’annonce de l’organisation de la Coupe du Monde 2019 en France. Je pense à cette chanson de Téléphone : “Argent trop cher”.

Après avoir attiré le monde des ex-pros masculins pour les revenus des coachs qui se dessinaient, peut-être que Frédéric Mendy nous montre une forme de dépit.

William Commegrain Lesfeminines.fr

Classement Equipes Played Gagné Perdu Nuls Différence de buts Points Forme actuelle
1 Paris SGParis SG 17 16 0 1 69 49 WWWWW
2 LyonLyon 16 15 1 0 52 45 WWWWW
3 BordeauxBordeaux 18 12 4 2 27 38 WWLWW
4 Paris FCParis FC 16 7 5 4 3 25 WLDWW
5 GuingampGuingamp 17 7 7 3 -1 24 LWDWD
6 MontpellierMontpellier 18 7 8 3 -9 24 LDWLL
7 ReimsReims 18 7 9 2 -6 23 WLWWW
8 DijonDijon 18 7 9 2 -11 23 DLWLW
9 FleuryFleury 17 6 7 4 -13 22 LLWLL
10 SoyauxSoyaux 18 3 13 2 -32 11 WLLDL
11 Issy FFIssy FF 17 3 13 1 -52 10 LWLLL
12 HavreHavre 18 1 15 2 -27 5 LLLLL