Le Football féminin est devenu une porte ouverte à la médiatisation. L’affaire Corinne Diacre en France en est un des exemples, mais la promenade d’Alex Morgan à Londres portant le maillot de Tottenham pour 5 matches comme les génuflexions de Megan Rapinoe ont fait le tour du Monde, passant au-dessus des frontières administratives.

Ce qui se médiatise vaut de l’argent.

Phil Neville pourrait en être un des exemples. Le sélectionneur anglais qui a terminé quand même à la 4e place mondiale s’est fait descendre comme un pilote de Spitfire, par les sept matches sans victoire post-coupe du monde 2019.

Les médias l’ont attendu au coin du bois, partant au Mondial français avec des Lionesses, qualifiées comme la “meilleure équipe du monde”. Des anglais pourtant si mesurés oubliant que le Royaume-Uni n’avait pas participé aux JO 2016 et que l’Euro 2017 les avait arrêté en 1/2 finale ; battue émotionnellement face au USA, fort d’un pénalty raté de leur capitaine Steph Houghton et un arbitrage à revoir, sur l’égalisation refusée d’Ellen White. Quand le coeur monte si haut, même les anglais disjonctent.

A ce stade de la compétition, la tension entre Amandine Henry et Corinne Diacre semble être le début d’un apéritif sans épice.

La FA, sans ligne d’horizon claire, semblait marcher “comme un homme éméché” sur un gazon impeccablement tondu. Un comble pour ce pays que nous voyons toujours comme organisé et structuré. En 2020, voilà que l’ex-joueur de Man United avait annoncé un “hari-kiri” 10 mois avant son effet, démissionnant après les JO de Tokyo décalé 2021. Il y a des périodes de préavis à respecter, mais neuf mois, c’est quasiment l’arrivée d’une nouvelle maternité.

L’anglais sait l’importance des médias. Il s’avance, d’après le Guardian, pour obtenir la sélection du Royaume-Uni à Tokyo. Une aventure médiatique à ne pas rater. Le Monde du sport et des sponsors qui vous illuminent pour une gloire qui restera éternelle. Une médaille Olympique, un titre de noblesse qui s’ajoute à votre patronyme à chaque fois qu’il s’écrit. De par le Monde. Cela ne se rate pas quand on aime la compétition.

Mais rien ne dit que les JO se feront.

Alors, l’amitié frappe à la porte. Le voilà annoncé par The Guardian comme le prochain coach de son ex-coéquipier David Beckam, auprès de l’Inter Miami.

A 43 ans, le football féminin ne ferme plus les portes du football masculin. Cinq ans plus tôt, cela n’aurait pas été le cas.

Ce qui me fait penser, à quand une équipe féminine à Miami ?

William Commegrain Lesfeminines.fr

source : The Guardian.