Journée européenne pour le football féminin, au lendemain des réactions du Paris Saint Germain et de Basaksehir pour des propos racistes du 4e arbitre. Une réaction factuelle qui montre l’importance sociale que porte le football.

Douze matches se feront Mercredi avec une rencontre phare, l’opposition entre la Juventus Fc et l’Olympique Lyonnais à 15h en Italie. Quatre suivront Jeudi avec le Paris Saint Germain, mieux servi contre le modeste club polonais, récent champion dont l’équipe masculine évolue en D2.

La Juventus s’est installée en championne d’Italie depuis sa création en Juillet 2017, reprenant la licence d’un club sortant de l’élite italienne, Cuneo Calcio. Une technique appliquée par tous les championnats européens pour permettre aux clubs leaders masculins des championnats, d’exister immédiatement au plus haut niveau de l’élite féminine, justifiant d’ investissements futurs par une médiatisation, justifiant de “recettes” médiatiques.

Triple championnes d’Italie (2018, 2019, 2020), les Bianconere dominent le championnat 2020 (27 points) avec un AC Milan en seconde position qui lui rend trois points sur 9 journées de réalisées.

Une équipe coachée par Maria Rita Guarino, internationale aux 99 sélections (1991-2004) qui associe les joueuses d’expérience (11 joueuses ayant 27 ans et plus) à d’autres plus jeunes. Une expérience qui suppose des capes d’internationales. Donc des joueuses habituées aux matches de qualification. Essentiellement issue, d’ailleurs, de l’équipe nationale italienne. Un point à noter quand on a vu la qualité de l’Italie au Mondial 2019.

Cette expérience sera certainement le point fort de la Juventus pour lutter contre les lyonnaises, septuples championnes d’Europe, bousculées en championnat de France (seconde actuellement derrière le PSG à 1 point) mais qui revendiquent, institutionnellement, la propriété légitime du titre européen avec 7 titres gagnés, 2 finales sur 11 éditions.

C’est dans ce rapport que les spécialistes du football féminin retrouveront sous les couleurs italiennes, l’ex-capitaine montpelliéraine suédoise, Linda Sembrant, associée à Annahita Zamanian et Sara Gama (ex-PSG).

Joueuses influentes sur la performance italienne avec la médaille de bronze suédoise au Mondial 2019 et la capitaine italienne comme de la Juve au centre de la défense associée au milieu à Annahita Zamanian (22 ans), bleuette au Mondial 2018, iranienne de père, danoise d’éducation, française de mère.

En face, se trouvera l’Olympique Lyonnais dont l’observation actuelle montre une performance en contenu inférieure à ses habitudes passées. Jean-Luc Vasseur ayant installé un jeu qui se satisfait autant d’une victoire (1-0) qu’un (8-0) tonitruant européen. Les “trois points” étant la base de la satisfaction dans un jeu qui doit faire craquer l’adversaire par sa maitrise et répétition dans les attaques placées.

Une nouvelle stratégie lyonnaise ou une obligation avec l’absence d’Ada Hegerberg et d’Eugènie Le Sommer ?

A noter dans ce cas, la perte de performance dans le recrutement lyonnais alors qu’on cherche la raison et la qualité de l’apport de Jodie Taylor (transfert de la filiale lyonnaise aux USA, OL Reign), internationale anglaise ? Une contre-performance excessive ferait penser que l’OL, artisan du football féminin, aurait perdu la main, soit dans le recrutement, soit dans l’intégration sportive.

On attendra une réponse lyonnaise au niveau d’une performance pour rassurer les fans du Rhône, peu habitué à ce genre d’interrogations. En sachant que les victoires sont les mêmes, quel que soit le score ; bien qu’en football féminin, la réalité est que le score reste un message envoyé et reçu par les adversaires.

William Commegrain Lesfeminines.fr

Les résultats en ligne : https://fr.uefa.com/womenschampionsleague/matches/#/rd/2001343/1