La 4e journée peut être vue du côté des équipes en difficulté qui ont connu des revers, soit inattendus, soit dans l’expectative d’une réalité.

Fleury FC 91, montée en 2017 dans l’élite féminine connaît un bon début de championnat, à relativiser néanmoins pour avoir rencontré les deux équipes promues qui ont boosté leur classement (2V, 1N). La défaite face à l’OL, commencée seulement à compter de la 69′ (0-3) corrobore le match nul de la 1ère journée contre Montpellier, candidat européen (0-0) et valide les avis des coaches qui voyaient, avec le recrutement international de l’équipe essonnienne, un challenger à respecter.

De là, à l’envoyer en Europe, il faudra attendre les 2/3 du championnat. La saison 2021 étant attendue à faire souffrir les joueuses et ponctionner la profondeur du banc.

Il est à noter que l’Olympique Lyonnais a totalement abandonné son jeu destructeur de l’adversaire et construit ses victoires sur la patience dans la différence qu’elles ont avec leurs adversaires. A cette époque où Roland Garros remplit les écrans, il y a du Borg dans le jeu lyonnais. Un jeu de leader du fond de court.

Un “ouf” de soulagement a dû s’échapper du Stade Océane réservé aux joueurs professionnels masculins au coup de sifflet final entre les Normandes qui recevaient et Soyaux qui se déplaçait. Il est venu des charentaises, dont la rumeur les met très proches de la ligne rouge de la descente, faite de profondeurs de joueuses, mais qui – cette année comme les autres – semble réussir à prendre des points contre des adversaires au maintien. Elles se replacent après en avoir pris quatre à la maison par Montpellier, montrant des faiblesses dans la gestion de la profondeur qui avait permis aux montpelliéraines de se faire la cerise.

Un Montpellier qui, en pré-saison, et lors de la première journée n’avait pas été au Top. Un nul face à Fleury. Décidément, voilà un club qui ne lui réussissait pas. Mais depuis, Montpellier serait même le second idéal du championnat. Cahin, caha, elles avancent sans perdre de points. Une phrase qui aura de la vérité si elles gagnent leurs rencontres contre le Paris FC, à la recherche de points.

Les parisiennes sont pile-poil au milieu du gué. Une victoire, un nul, une défaite. Elles jouent visiblement en haut d’un milieu de tableau, ce qui est correct pour ce club qui a quitté le Top 3 du championnat mais insuffisant au regard de l’objectif de la 3e place du championnat. Le résultat face à Montpellier est essentiel pour valider la réalité de cette ambition. Une équipe qui leur réussit par si mal en championnat à l’extérieur.

Le Paris Saint Germain qui pourrait s’appeler Paris Saint Diani avec les cinq buts de la parisienne, devant lui donner sans souci et légitimement, le trophée de meilleure joueuse du mois de Septembre a raté l’occasion d’éloigner les adversaires à la seconde place directement qualificative pour l’Europe en concédant un nul face à Bordeaux (0-0). Dijon à l’extérieur a bien recruté et cherche à prendre des points là où les autres n’en prendront pas. Le PSG a de la vitesse devant, son risque est simple : “rouler en deuxième” au lieu de passer la “cinquième”. Il est limité, mais par temps de pluie et face à des dijonnaises qui aiment bloquer les gros, il existe.

Bordeaux en est encore à faire ses vendanges quand le vin devrait être sur la table, prêt à se boire. Loin au classement, pouvant expliquer ce résultat par les adversaires rencontrés, il n’empêche que tout le monde est à table quand Bordeaux court les champs.

En D1FArkema il commence à être loin le temps où on s’enchantait d’une défaite courte face à l’OL. Aujourd’hui, si tu perds, le regard se porte sur un indicateur clair : -3 points quand les autres avancent. Bordeaux pourrait être l’équipe qui arrive trop tard sur le quai et voit le train européen lui envoyer au loin, les trois coups de sifflets qui terminent une partie.

D’autant qu’un obstacle est sur la route. Comme Soyaux, Guingamp fait de la D1FArkema avec trois fois rien. Seulement, elle sait le faire bien. Les bretonnes ne manqueront pas d’essayer de réussir leur ouvrage, ne serait-ce que pour se dire qu’il n’y a pas qu’Eugènie Le Sommer, meilleure buteuse des Bleues, dans le sillage breton.

Stade de Reims a passé l’ouragan du championnat (Bordeaux, Lyon, PSG). Les rémoises vont savoir ce qu’elles valent. Issy n’a aucun point et risque de ne pas en avoir. Sauf, qu’habitué à faire l’ascenseur entre les deux étages, elles ne manqueront de croquer dans la pomme de la victoire si elles peut se présenter. Reims, là l’an dernier doit s’affirmer face à Issy qui a découvert la D1F en 2013 et 2015.

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William Commegrain Lesfeminines.fr