Lors de cette dernière journée, le Paris Saint Germain (0-0) n’a pas réussi à faire basculer Bordeaux, très concentré pour réussir une performance d’équipe et se trouve éloigné de l’Olympique Lyonnais (deux victoires). Une situation anecdotique pour toute personne qui la compare avec un championnat masculin compte tenu du peu de matches joués (2).

Une situation à retenir pour ceux qui suivent le football féminin. Les matches nuls de l’Olympique Lyonnais peuvent être réduits à néant sur une saison. Les lyonnaises l’ayant déjà faits.

Ce qui est certain c’est que cette prestation met comptablement et en contenu, le Paris Saint Germain dans le rang d’un Top 5 fait de Montpellier, Bordeaux, et peut-être Fleury comme son voisin de cinq kilomètres, le Paris FC ; confirmant que les points seront difficiles à prendre.

Une nouveauté qui doit interpeller les joueuses parisiennes, toutes internationales, devant maintenant trouver des forces mentales pour faire la différence quand auparavant, la différence individuelle et collective étaient souvent suffisantes. On le voit, les buts se trouvent aux détails. Une rencontre pouvant maintenant basculer sur une décision arbitrale contestable. But ou non validé par l’arbitre ; alors qu’auparavant, la différence de buts était telle que ce genre de décision finissait de manière anecdotique.

Le Paris SG, un peu trop dans les messages “peut mieux faire” !

La pause de quinze jours va faire du bien pour faire le point. La tendance est d’aller vers plus d’exigence pour le PSG sans savoir pour autant, comme tout inconnu sportif, si elle portera ses fruits sur le terrain. Mais, ce qui est certain, le moindre relâchement, vu la proximité du niveau des joueuses, entraînera une défaite.

A l’analyse, le Paris SG féminin est dans une suite de messages “peut mieux faire” un peu trop répétitifs. En finale de Coupe de France ; en Ligue des Champions fin Août ; après la première journée de championnat avec un (0-0) à la mi-temps face à Guingamp qui a demandé un coup de fouet d’Olivier Echouafni aux vestiaires (4-1) et maintenant face à Bordeaux (0-0).

Il faut du positif, estampillé “positif” sans état d’âme et au premier “souffle de l’esprit”.

Un nouveau et vrai challenge se propose à Olivier Echouafni et son staff, le week-end de ses 48 ans. Comment ne pas se faire rattraper par ce gruppetto d’équipes qui peuvent les bloquer quand l’efficacité n’est pas si souvent -ou assez souvent- au RDV. Marie-Antoinette Katoto ratant un pénalty sur cette rencontre. L’impact de Diani, toujours présente physiquement, mais sans continuité pour l’équipe psychologiquement, n’est pas suffisant face à des joueuses entraînées.

Il manque au Paris SG une série de “championnes” avec des joueuses qui prennent le dessus mentalement et en résultat sur leurs adversaires. Pour l’instant, aucune n’est capable d’assurer cette différence sur plusieurs matches, comme ont pu l’être des Lotta Schelin, Eugènie Le Sommer, Ada Hegerberg, dans le passé pour l’OL.

Ce duel se termine psychologiquement ainsi : le sentiment d’une performance d’équipe pour Bordeaux ; l’interrogation offensive, sans réponse certificative pour le Paris SG.

William Commegrain Lesfeminines.fr

FC GIRONDINS DE BORDEAUX – PARIS SAINT-GERMAIN : 0-0
Libourne (Stade Jean-Antoine Moueix) – 749 spectateurs
Arbitres : Victoria Beyer assistée de Jennifer Maubacq et Angélique Aubin-HostainsAvertissements : Bilbault 42′, Cascarino 47′, Snoeijs 61′ ; Lawrence 17′, Däbritz 75’NB : Penalty concédé pour une main de Bilbault. Katoto le frappe à mi-hauteur sur la droite de Moorhouse partie du bon côté (21′)Bordeaux
Moorhouse ; Périsset, Thibaud, Gilles, Cascarino (Lardez 62′) ; Jaurena, Bilbault (c), Lavogez (Palis 78′), Karchouni (Jenkins 64′) ; Shaw, Snoeijs
Banc : Bruneau (G), Cardia, Linari, Palis, Lardez, Jenkins, DufourPSG
Endler ; Lawrence, Paredes (c), Dudek, Morroni ; Luana, Däbritz (Huitema 90+3′) ; Diani, Bachmann (Baltimore 69′), Katoto ; Bruun (Nadim 85′)
Banc : Voll (G), Simon, Cook, Nadim, Baltimore, Huitema, Formiga