Une seconde journée étalée sur trois jours (vendredi, samedi, dimanche) ayant l’intérêt de maintenir médiatiquement le football féminin sur une plus longue période.

Une certitude, les sept fois championnes d’Europe sont souvent discutés pendant les 45 premières minutes du match. La faute ou la raison en revenant à “le full time” des joueuses du championnat qui ont un niveau athlétique qu’elles n’avaient pas, il y a cinq ans de cela.

L’Olympique Lyonnais a néanmoins disposé du Stade de Reims difficilement mais logiquement (0-3, Parris 9′, Kravets 45′, Cayman 47′). Difficilement d’après les retours d’interviews des joueuses lyonnaises, l’expliquant par la proximité de la Women’s Champions League (un peu moins de 15 jours) ayant demandé “beaucoup d’intensité” d’après Sarah Bouhaddi et la qualité du Stade de Reims, qui avait déjà fait preuve d’une belle opposition face à Bordeaux, dans la première journée (4-4).

Pourquoi “disputé” et non pas “discuté” ?

On ne peut pas sortir de cette rencontre sans avoir disputé une jeune joueuse pour un geste inadmissible dans une équipe qui ne peut que pousser à ce genre d’excès à partir du moment où les jeunes pousses sont soumises à une concurrence sévère qu’elles doivent apprendre à maitriser.

Un match qui sera marqué par la faute incroyable de Selma Bacha (Olympique Lyonnais, 19 ans) à la toute fin du match, sur Melissa Herrera, internationale Costaricienne, allant la percuter sur la tête à 1m60 du sol. Une situation qui montre l’état second dans lequel se trouve les sportifs de haut niveau quand ils font leur pratique.

Pédagogie à mettre en place.

Une situation à la 90’+4 qui demande un retour de pédagogie auprès de la jeune joueuse, alors que l’OL mène (0-3) à l’extérieur. Un enseignement aussi à retenir autour de l’Olympique Lyonnais, poussant par ses ambitions, des joueuses à dépasser leur conscience notamment quand elles sont jeunes et avides de très bonnes prestations pour obtenir une place dans cette équipe (entrée à la 59′) alors qu’elle subit la concurrence de Sakina Karchaoui.

Cela me semble être une réalité à mettre en place. Le football féminin, dans certains clubs, pousse à l’ambition, contestée par la concurrence et avec des enjeux lourds pour les joueuses : un banc sans la rémunération des hommes pour se faire une raison et avec le seul objectif d’être sur le onze pour exister.

Les gestes physiques féminins sont bien moins maitrisés que celui des hommes. Il va y avoir de la casse s’il n’y a pas de la pédagogie ou l’organisation d’un système à mettre en place.

D’autant que le football féminin est parti pour être source d’ambition après avoir été source de jeu. Certaines filles sont très bien payés ; le football féminin est une “skill” qui t’ouvre les portes de l’Europe si tu joues (Italie, Espagne, Angleterre) ; maintenant, tu as les plus grandes difficultés à faire un double projet et être titulaire dans une équipe de haut de tableau.

Le tout sur le football risque de faire “un éléphant dans un magasin de porcelaine”. Voire toutes les blessures qui remontent graduellement depuis le déconfinement et la reprise des entraînements et compétitions.

Montpellier relève la tête. 

Pour le second match, Montpellier Hsc, discuté par Fleury 91 (0-0) lors de la première journée, a remporté un match utile en terme de niveau en s’imposant (2-0, Puntigam 33″, Škorvánková 36′) à domicile contre un Guingamp qui est devenu un indicateur de niveau, après une bonne 1/2 finale contre l’OL début Août (0-1) ; une première mi-temps de qualité face au Paris Saint Germain (0-0), habituel second du championnat.

Un match qui pourrait se résumer ainsi quant à ses conséquences. Montpellier prend les 3 points quand Bordeaux devra faire une performance pour les suivre, puisque recevant le Paris Saint Germain.

Guingamp, un “sparring partner” qui doit essayer de prendre des points. 

Et pour Guingamp, il doit avoir un début de frustration pour les bretonnes. Depuis Août, l’équipe délivre de très bonnes prestations sans être, selon l’expression consacrée “récompensées”. De bonnes prestations et aucun point.

L’objectif est maintenant très clair. Fini d’être sparring partner. Il faut essayer de tenir les 90′ face à des gros et prendre des points.

William Commegrain Lesfeminines.fr

Les premières tendances sur deux journées : 

  • OL : contesté mais toujours gagnant.
  • Stade de Reims : compétiteur.
  • Montpellier : lance son régime.
  • Guingamp : performant à qui il manque encore la durée.

Les autres matches de la 2e journée.

  • Samedi 14h30 sur les chaînes de Canal+
    • Le Havre-Fleury
    • Paris FC-Soyaux
    • Dijon-Issy
  • Dimanche 18h00
    • Bordeaux – Paris Saint Germain.

Après pause FIFA pour les sélections nationales. Seules les compétitions de qualification pour l’Euro 2021 repoussé en 2022 peuvent se jouer.