Une première déjà en Coupe de France

Premier ? Bernard Mendy, acteur de la finale de la Coupe de France 2018 et du titre remporté devant l’OL, l’avait précédé. Un succès partagé nettement avec Patrice Lair (ex-coach lyonnais 2010-2014). L’adjoint parisien avait supplée le double champion d’Europe (2011-2011), en discussion avec le Paris SG, qui avait présenté un arrêt maladie quelques jours avant la finale jouée à Strasbourg (1-0). Les discussions n’avançaient pas comme il le souhaitait.

Une finale pluvieuse épique. Un superbe but de Marie-Antoinette Katoto pour le PSG à l’aube de ses 19 ans suivie d’une égalisation d’Ada Hegerberg, en toute fin de rencontre, refusée par l’arbitre qui continuera de faire couler des lignes d’encre lyonnaise. Il ne faudrait pas manquer de se souvenir de la course de Reynald Pedros, coach lyonnais de l’époque, pour aller dire son fait à celle dont on sait “qu’ils ne partiront pas en vacances ensemble avant longtemps”, selon l’expression consacrée.

Une victoire qui peut être qualifiée de première, le combat face à Lyon s’étant joué en finale. Il avait fallu beaucoup de tempérament pour conserver la concentration des joueuses parisiennes alors que le match était arrêté plus de 45′ sous une pluie orageuse.

Les anciens coaches de l’OL, talents recherchés en premier, ont bousculé l’OL

L’écart était gigantesque entre les fenottes et le reste du championnat, plus encore contre le PSG. Le bâtisseur de ce travail avait été Farid Benstiti (2004-2010), non renouvelé pour cause tirs au but trop récalcitrants. Remplacé par Patrice Lair, vainqueur dans la foulée de l’Europe (2011-2012), le spécialiste lyonnais avait bondi un soir de Juin 2012 quand le PSG avait confirmé son projet, laissant sa sélection russe dans les bras de son adjoint face aux Bleues de Bruno Bini.

Il a pendant quatre ans appliqué au PSG sa méthode lyonnaise de bâtisseur. Au final cela donna la première défaite depuis quatre années consécutives (18 janvier 1994) et fait le tour mondial du landerneau féminin, peu étendu à ce moment. Une autre élimination en 1/8e de finale européenne pour les Fenottes par le PSG. Le tout se terminant par une qualification en finale européenne (2015) sur un but d’Alushi (1-0), laissant l’Olympique lyonnais sur le quai de la gare.

Quand Patrice Lair (2016-2018), encore ancien coach lyonnais (2010-2014, deux Coupes d’Europe), prend les rênes du PSG, après avoir poussé sur la gauche et la droite ; là encore la marque de fabrique lyonnaise est mise en avant. Le breton buttera deux fois en finale en 2017. L’une pour la Coupe nationale perdue aux tirs au but après avoir mené ; l’autre européenne pour une séance de tirs au but favorable à Lyon après la septième tentative des gardiennes (0-0).

Il aura été pendant quinze jours (2016) en tête de championnat de France avec le PSG, ce qui n’était jamais arrivé à Lyon depuis au moins dix ans. Un beau cadeau de Noël en décembre (1-0 au Camp de Loges) ; la facture à payer était arrivée en janvier avec un retrait de quatre points.

Des tentatives sans réussite de titres mais pas loin. Effectivement, pour les coaches, la formule lyonnaise appliquée ailleurs pouvait être une solution. Ce qui a rarement été le cas pour les joueuses, à l’exception d’Elise Bussaglia.

Echouafni montre une voie

Avec un environnement différent qui permet au PSG d’être aidé dans sa démarche, notamment le relèvement du niveau de la D1F Arkema permettant à Dijon de bousculer l’OL (0-0 : 2-0) voire Reims ; il se peut qu’il existe une possibilité pour le PSG d’aller chercher l’OL sans passer par d’ex-coaches lyonnais.

Cette saison s’est terminée à 3 points entre les deux clubs, sur une défaite parisienne en terre lyonnaise (1-0) et avec l’objectif possible bien que difficile, la journée suivante celle de l’arrêt décidé par la fédération, de gagner la rencontre à Jean Bouin, avec une différence favorable pour l’équipe parisienne (2-0).

En sachant que l’OL n’a perdu qu’une fois sur les dix dernières années avec deux buts d’écarts. En coupe d’Europe contre le Turbine FC Postdam au stade des 1/8e de finale. Cela faut peu. Un objectif possible mais difficile.

On verra les décisions que prendront le PSG pour la reconduction ou non de contrat de l’ex-sélectionneur des Bleues. Sinon, il reste deux anciens coaches lyonnais sur le marché : Reynald Pedros (coupes d’europe 2018-2019) et Gérard Prêcheur (Coupes d’Europe 2016-2017).

Deux personnalités différentes.

William commegrain Lesfeminines.fr