Le pavé dans la mare de la réalité. Plutôt l’Océan, d’ailleurs du simple fait du caractère pandémique du Covid-19. Le Président du Comité Olympique de Tokyo 2020, longtemps réfractaire au report des 29e JO (28 réalisés et 3 annulés) en 2021, a lancé une bombe pour tout ce qui est événement mondial à venir.

Dans un entretien avec le journal sportif NIKKAN, il a précisé “qu’ils annuleront ces JO si la pandémie de coronavirus n’était pas maîtrisée.” Appuyé par le Président de l’Association médicale du Japon, pessimiste sur la mise en place de l’épreuve dès lors qu’aucun vaccin ne soit trouvé. “Je ne dis pas qu’ils ne devraient pas avoir lieu mais ce serait excessivement difficile”, a-t-il déclaré.

Une position déjà exprimée par le corps médical japonais pendant la période de doute mais que le CIO, compte tenu des enjeux économiques et sportifs avaient mis de côté pendant un instant. Le Japon et le Comité international olympique (CIO) s’étaient résolus fin mars à reporter d’un an les JO, sous la pression des athlètes et des associations sportives de différents pays qui s’étaient prononcés contre l’envoi de leurs athlètes (Canada).

La fait que chaque pays ait sa propre méthode pour essayer de résoudre ce problème rend impossible les garanties, en cas de mobilité internationale. Ce que les JO sont amenés à engendrer. Pour Rio 2016, 7,5 millions de billets ont été vendus, 25.000 journalistes accrédités, 17.000 athlètes, 207 délégations.

Tokyo, déjà abandonné en 1940, pourrait commettre la même mésaventure. Qui de Paris en 2024 ? Pendant la guerre de 39-45, deux éditions consécutives avaient été annulées : 1940 à Tokyo, 1944 à Londres.

En football féminin, sont qualifiés : Zambie, Brésil, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon (ville hôte), USA, Canada, Pays-bas, Suède, Grande-Bretagne. En barrage, Cameroun-Chili (Juin 2020), et Chine-Corée du Sud.

William Commegrain Lesfeminines.fr