Lors de ma discussion avec Elisabeth Loisel sur son projet de certification d’entraîneur du football féminin, j’ai retenu que comme membre du Comité technique de la FIFA, elle avait pu discuter avec Jill Ellis, la coach américaine, qui lui avait donné le volume de son staff : de mémoire supérieure à 20, il me semble 24.

Sa phrase clé avait été : “tout a été géré dans le moindre détail !”

Dans le cadre de mes disponibilités d’écriture, peu nombreuses en dehors des vacances scolaires ; j’avais gardé en mémoire ces articles écrits sur le cycle menstruel féminin et ses conséquences sur la performance féminine et je trouve qu’il n’est pas inapproprié de présenter les travaux et solutions du Docteur Bruinvels, repris par la sélection américaine.

“Georgie est titulaire d’un doctorat de l’University College London et a publié de nombreux articles sur l’athlète féminine, la carence en fer et le cycle menstruel” nous dit le site internet Orreco et précisant également “qu’elle est une athlète d’élite d’endurance. Elle a représenté l’équipe britannique d’athlétisme et a remporté son premier marathon international en 2015”.

Orreco, un regroupement d’une trentaine de compétences (35) qui possède un siège en Irlande, antenne en Angleterre et USA.

Georgie a fait le constat et l’analyse que la menstruation féminine a des effets sur la performance sportive et grâce à l’application FitrCoach, elle permet de minimiser l’impact de ses périodes en adaptant son alimentation.

Ainsi, durant la première partie du cycle menstruel qui génère des carences en fer, “le corps consomme les glucides de manière plus efficace. Tandis que dans la deuxième moitié, il a tendance à brûler plus de graisses” selon la chercheuse. En conséquence, une série de recherches montre que le travail sur la force physique est plus avantageux en début de cycle, période au cours de laquelle le corps s’adapte mieux et récupère plus efficacement.

Autre constat : «Les fluctuations hormonales peuvent avoir des effets sur la biomécanique, ainsi que sur la tension des ligaments et des muscles». En conséquence, “la première moitié du cycle est ainsi davantage propice aux ruptures du ligament croisé du genou”.

Jill Ellis a donc intégré cette application dans la gestion du détail. Elle n’est pas la seule. D’après le Télégraph, Emma Hayes, la coache de l’équipe de Chelsea, au caractère assez trempé pour rester sur le banc quasiment au terme de sa maternité, l’a intégré depuis une finale perdue contre Arsenal en 2016, où la plupart de ses joueuses avaient leurs règles.

D’après le Times, l’équipe anglaise de Fed Cup, alertée par Judy Murray, coache de tennis et mère d’Andy serait à l’écoute de l’intégrer dans ses outils.

S’il est difficile de se priver d’un talent au football féminin, les clubs n’ayant pas le banc pour le faire, il est certain que minimiser les effets des règles sur la performance sportive, en les compensant ou en les prévoyant, est un outil à intégrer dans le cadre de la gestion des détails.

William Commegrain Lesfeminines.fr

Sources

USA’s players celebrate with the trophy after the France 2019 Women’s World Cup football final match between USA and the Netherlands, on July 7, 2019, at the Lyon Stadium in Lyon, central-eastern France. (Photo by FRANCK FIFE / AFP)

: le figaroscan, Le Telegraph et Times.