Le football féminin est marié avec le football masculin. Les changements mis en place pour les compétitions impacteront, à plus ou moins long terme, la philosophie et les compétitions féminines.

La fédération Espagnole, se trouve comme toutes les fédérations, à la recherche de niches financières. Elle vient d’accepter que la Super Coupe d’Espagne se passe en Arabie Saoudite jusqu’en 2022, en échange d’un chèque de 120 millions d’Euros.

6.400 kilomètres entre les supporters de l’Atletico, Barcelone, Real et Valence pour des stades qui vont peiner à se remplir. 700 ont été pris par les fans du Real. Un millier de billets seulement de vendus pour des stades qui proposent 25.000 places à 25 €. Une paille en terme de prix. Pire, une paille en terme de public.

Le lien avec les féminines ? Veronica Boquete, star espagnole du football, en fin de carrière, voyageuse devant l’éternel, n’a eu qu’un mot : L’ambassadrice de l’UEFA pour le développement du football féminin a dénoncé la “grave erreur” de la RFEF, regrettant qu’elle s’associe avec un “agresseur et oppresseur qui viole les droits de l’Homme”.

Pour ceux qui en doute. Remarquez, ils sont de plus en plus rare. Le football est un business avec un gros client : les pays à la recherche d’images positives. Prêt à payer le prix pour passer des messages et signifier une présence, par le football. Devenu l’Opium du Mass Market.

Pour rappel, la FIFA et la Coupe du Monde sait s’adapter. La 22e édition se passera, pour le première fois, au Qatar et du 21 novembre au 18 décembre 2022. Dans les tuyaux, une Coupe du Monde féminine se prépare tous les deux ans au lieu du traditionnel “quatre ans”. Là, la Super Coupe d’Espagne s’est transformée en un tournoi “Final Four”.

Le football est définitivement un business télévisé.

William Commegrain Lesfeminines.fr