Ada Hegerberg s’amusera d’un sourire en zone mixte d’après match à dire que le PSG “parle trop avant les matches”. Elle rajoutera que cela manque de classe. La Ballon d’Or 2018 manie l’humour avec subtilité.

Une phrase qui veut tout dire montrant à quel point l’Ol aime titiller le PSG comme de nous confesser la proximité des parisiennes, très proches des lyonnaises.

(1-0) au Groupama Stadium devant 30.661 spectateurs, suffit à leur bonheur face à Paris, elles à qui les statistiques du football féminin promettent pourtant à leurs adversaires, pas loin de la manita, entre 4 à 5 buts selon les saisons.

Une phrase qui nous fait comprendre qu’avec le Paris Saint Germain, quand tu les gagnes par le plus petit des scores (1-0), tu peux chanter et danser. Même si tu es l’OL. Voilà une belle récompense pour les féminines du PSG à qui le principe du championnat laisse toutes leurs chances pour l’emporter. Les places d’égalité se jouant au goal average particulier.

Marquer deux buts

Il suffira de marquer deux buts, le 14 mars 2020 (17e journée). Juste avant les quart de finale de la Women’s Champions League (24-25 mars pour l’aller ; 1er et 2 avril pour le retour). Un soulagement physique loin d’être neutre dès lors où les premiers propos d’Olivier Echouafni après la rencontre, sont de répéter “la difficulté de jouer un tel match, placé bien trop près du retour des internationales des deux clubs, en pleine quinzaine FIFA”.

Au moins, il n’y aura pas en sus la charge de l’intensité d’une qualification européenne. Loin d’être aisée. Arsenal se dressant sur la route du PSG, le Bayern sur celle de l’Olympique Lyonnais.

Il reste que le mois de mars coûtera cher aux deux clubs leaders de la D1F Arkema. Début mars correspond aux quinze jours de la reprise des matches internationaux. Les équipes nationales jouent des tournois qui puissent dans les organismes. La SheBelievesCup, l’Algarve, le Tournoi de Chypre pour les plus connues. Trois matches et les déplacements qui vont avec.

Olivier Echouafni, à juste titre, relevait les erreurs techniques de la rencontre. Vendredi pour le PSG avait été le seul jour d’entraînement collectif. Pour l’Ol, Jeudi constatait l’arrivée des dernières joueuses internationales.

Le retour sera de la même facture. Des joueuses internationales éreintées par une quinzaine FIFA, des déplacements et un titre à jouer éventuellement.

Le banc lyonnais est réputé. Celui du PSG moins, même s’il ne manque pas de détermination. Un calendrier fait dont on peut être certain que les dates FIFA et leurs importances sont connues depuis plusieurs saisons. La compétition de haut niveau est fait de détails.

Recruter pour le PSG ?

Une fenêtre va s’ouvrir au Mercato d’hiver. Les parisiennes devront marquer deux buts pour prendre l’avantage sur l’Olympique Lyonnais au classement dès lors que les deux clubs suivent le même parcours. Il serait bien de recruter pour pouvoir marquer ces deux buts parisiens qui pourraient faire le titre.

Pas si facile. On voit bien la différence entre des jeunes prometteuses comme Jordyn Huitema (18 ans) et des joueuses qui peuvent faire la différence dans des rencontres d’un tel niveau. Quoi que Klara Bühl (18 ans), buteuse à la 90′ avec l’Allemagne (1-2) face à l’Angleterre dans un Wembley de plus de 77.000 spectateurs serait un profil à discuter auprès du club de Friburg, habitué simplement au coeur du championnat de la Bundesliga.

Le recrutement suppose qu’il y ait un besoin. Bruno Cheyrou ne semble pas intéresser à prendre un titre pour le perdre l’année suivante. Sa vision et son travail correspondent à du long terme. Pourquoi ne pas laisser l’OL mûrir à l’excès et prendre alors, sur la durée, une première place qui ne lui est pas disputé par d’autres adversaires. Bordeaux et Montpellier, depuis trois saisons, marquent plus que le pas.

Si le PSG développe cette stratégie d’attente et de patience ; alors ils doivent améliorer les temps d’adaptation des nouvelles joueuses. Sarah Däbritz (24 ans, internationale allemande) et Jordyn Huitema (18 ans) doivent produire mieux après deux mois.

Espérons qu’elles seront d’un meilleur niveau en mars 2020.

William Commegrain Lesfeminines.fr