En réalisant l’exploit d’un match nul face à l’Olympique Lyonnais (0-0), les dijonnaises permettent au Paris Saint Germain de posséder la tête du championnat avec deux points d’avance.

Depuis maintenant huit saisons à la bagarre, le PSG a la maturité pour croire à ce challenge. Un train de victoires, deux matches nuls dans les face-à-face et le titre serait parisien.

Déjà, le PSG avait pris la tête cette saison au goal average. Ce sera donc la seconde fois en l’espace de trois mois.

Un coup de tonnerre d’autant plus que Dijon pointait à la dernière place du championnat quand l’Ol a l’habitude de tutoyer les sommets nationaux et européens.

Une performance qui mériterait la convocation d’Emelyne Mainguy dans les 23 de Corinne Diacre à venir tant la prestation de la gardienne a été extraordinaire, détournant la tête d’Eugènie Le Sommer (63′), la tête d’Hegerberg (78′), ou la tentative de la néerlandaise Shanice Van de Sanden (81′). Quand on connaît la qualité de la liaison avec Lyon, c’est une éventualité possible qui prêterait au sourire.

Mais le fruit d’un tel exploit ne peut-être celui d’une seule joueuse. Yannick Chandioux avait visiblement un plan en tête au quelle les onze joueuses ont adhéré. Emelyne Mainguy s’exprimait ainsi à la mi-temps au micro de Canal plus sport. “le but est de les énerver le plus possible, qu’elles loupent ce qu’elles arrivent à faire d’habitude. On va essayer de tenir le plus longtemps possible et de rapporter quelque chose”. 

A la fin des 90′, le bilan est là. Elles ont tenu tout le match pour n’obtenir comptablement qu’un seul point mais bien plus au coeur. “Un point comptable mais bien trois points dans la tête. C’est un bon exploit. Ca va nous mettre du baume au coeur et nous permettre de bien travailler pour l’avenir.”

DIJON – LYON : 0-0
Dijon (Stade Gaston Gérard) – 5 064 spectateurs
Arbitre : Camille Soriano
Dimanche 14h45 – Canal + Sport

Avertissement : Declercq 83′

Dijon : Mainguy ; Goetsch, Chaney, Daniel, Carage ; Nakkach (Declercq 72′), Bussaglia (cap.) ; Barbance, Solanet (Awona 90+3′), Stephen ; Bouillot (Carol Rodrigues 85′)
Banc : Chavas (G), Awona, Carol Rodrigues, Declercq, Lavaud, Bonet, Soleilhet
Suspendue : Ophélie Cuynet (Dijon)

Lyon : Bouhaddi ; Cayman, Mbock, Renard (cap.), Greenwood (Bacha 83′) ; Kumagai (Parris 64′), Henry ; Cascarino (Van de Sanden 79′), Marozsan, Le Sommer ; Hegerberg
Banc : Weiss (G), Bacha, Christiansen, Van de Sanden, Parris, Jéssica Silva, Buchanan

L’Olympique Lyonnais, à la chasse du PSG 

La situation est en faveur du Paris Saint Germain qui se voit offrir un cadeau inattendu. Deux matches nuls dans les confrontations directes et le titre serait parisien. Une condition souvent remplie par le PSG. Dernièrement lors du Trophée des Championnes de septembre 2019 comme dans le passé. Une vraie porte ouverte donc, d’autant que le PSG a réussi l’an dernier à réaliser le même parcours que l’OL. Autant de victoires sur le championnat.

Si les filles d’Olivier Echouafni cherchaient une motivation. Dijon vient de leur apporter sur un plateau.

Il ne faudra pas compter sur l’Olympique Lyonnais pour renouveler une telle erreur. L’analyse est la première de leur qualité. Wendie Renard, capitaine emblématique des fenottes s’exprimaient ainsi en toute fin de rencontre “On n’a pas réussi à mettre l’intensité qu’il fallait, ni dans la vitesse, ni dans les passes, surtout dans les trente derniers mètres”.

Est-ce ponctuel ou une situation qui pourrait se répéter ? Emelyne Mainguy confirmait “par rapport au jeu qu’elles développent d’habitude, elles étaient plus statiques”.

Clin d’oeil des championnats. L’Ol masculin, la veille, sortait de son match face à Dijon, sur un score nul pour la première feuille de match de Rudi Garcia. Donnant déjà du pain sur la planche médiatique à son directeur sportif, Juninho. Le résultat des féminines aura pimenté encore plus le week-end lyonnais.

Une situation que ne connait pas le PSG. Depuis huit ans, à la chasse de l’OL. Une bonne maturité pour ne pas la rater.

Un train de victoires, deux nuls dans les face à face. Ce sera difficile, mais c’est jouable.

William Commegrain Lesfeminines.fr