Au Paris Saint Germain de jouer maintenant face à Soyaux Charente qui ne s’est jamais laissé faire depuis sa remontée en D1F en 2014. Septième saison dans l’élite, le stéréotype a la dent dure. D’autant que le seul club exclusivement féminin n’a jamais terminé au-delà de la 7e place sur un championnat à douze.

Loin des affres du risque de la descente qui se manifeste dans les dernières journées. Soyaux a une qualité essentielle. Ses joueuses savent gagner des matches face à des adversaires directs et prendre des points là où les autres n’en prennent pas.

Le bilan face au PSG est favorable aux parisiennes, sans surprise avec quelques valises au début du retour des sojaldiciennes. Mais, la première journée de la saison 2017-2018 avait permis aux charentaises d’obtenir un nul au Camp des Loges (1-1)

Fait d’armes qu’elles auront nécessairement à l’esprit en foulant la pelouse synthétique de Jean Bouin. Une pelouse très particulière compte tenu qu’elle fait perdre au ballon un rebond d’environ 30%, écrasant ce dernier au sol après le 3e rebond.

Le fait d’avoir assisté au début d’entraînement des joueuses du Paris Saint Germain m’a donné des informations intéressantes. Tout d’abord, les tribunes sont un sauna en cas de haute chaleur, moins répercuté sur le terrain qui donne à l’oeil, la sensation d’être important. Les tribunes s’effacent au regard et à la sensation.

Les entraînements d’avant-match montrent des joueuses au naturel. J’ai trouvé que Sara Daebritz a la même morphologie et appui que pouvait avoir Gaetane Thiney au même âge. Cette envie et cette possibilité de gagner un duel court. Appuis puissants, vivacité de geste et de décisions. Jordyna Huitema va poser des problèmes à Marie-Antoinette Katoto. Cette joueuse fait des passes fortes et puissantes. Elle accélère le jeu d’appui. Lea Khelifi est un talent pur. Elle a l’envie d’un Dahleb ou Susic parisien.

Avec Daebritz, elles peuvent former la partie haute du quatuor des Bleus de 1984, avec Platini et Giresse. Le jeu court parisien pourra poser des problèmes au centre. Une zone pas assez travaillé chez les féminines, se contentant d’avant-centre qui reprendrait les centres. Là, elles peut devenir une zone de décision. Pour le choix futur des gardiennes, bonne chance pour le faire. Endler, Kiedrzynek. Deux jumelles au même niveau alors que l’américaine me semble 20% plus lente dans ses décisions et gestes.

Je comprends pourquoi Formiga a été reconduite pour un an malgré ses 41 ans.

Il y a de la qualité au PSG. il faudra l’amalgamer. Cela ne sera pas simple. Les filles apprécient la concurrence quand il n’y en a pas trop. Le vrai problème de cette première journée pour Olivier Ecouafni sera double. Le choix des titulaires alors que beaucoup peuvent postuler, l’amalgame entre elles, avec l’avantage d’avoir gardé une ossature et surtout “un groupe complet” dès le début de la reprise. Lé réponse d’Olivier Echouafni à ma question.

“On a à peu près notre effectif, on se laisse le temps d’accueillir une joueuse peut-être. Ça dépendra aussi des départs. On aura des filles qui seront en manque de temps de jeu qui voudront peut-être évoluer ailleurs, l’idée c’est que ces filles-là puissent également trouver du plaisir. Quand vous vous entraînez tous les jours et que vous manquez de compétition, c’est toujours compliqué. La concurrence existe au Paris-Saint-Germain. Ce n’est pas facile pour les filles mais elles apprennent ce qu’est la concurrence dans un grand club comme Paris. A elles de montrer à chaque instant leurs qualité, sur le terrain à l’entraînement mais aussi en match, parce que c’est l’évaluation de fin de semaine. Les postes ont été quasiment tous doublés, que ce soit derrière, au milieu ou devant. “

Un groupe qui avait passé un 10-0 cumulé aux italiennes de la Juventus, championne d’Italie et de l’AC Milan. Si elles gardent l’esprit de groupe, elles peuvent espérer un nouveau titre, notamment celui du Trophée des Championnes, qui vient très vite dans la saison et ainsi bénéficier de cet avantage du groupe complet dès le début de la reprise.

Soyaux vient sans se poser de questions. Pour vaincre Soyaux, une seule solution : vouloir et pouvoir les gagner. Plus simple à écrire qu’à faire, d’autant que l’OL (6-0), Bordeaux (4-1) et le Paris FC (3-1) et Montpellier (2-0) ont manifesté leur présence.

William Commegrain Lesfeminines.fr

Paris Saint Germain – Soyaux. Stade Jean Bouin, 14h45. Dimanche. Canal Plus Sport.