La saison nouvelle commence avec un nouveau titre, ce 21 septembre 2019 à Guingamp. Le premier trophée des Championnes à disputer. Olivier Echouafni le dit : “Il et elles le veulent”. Lorsque la question vient sur les raisons de cette volonté de prendre les trois autres titres en jeu (Championnat de France, Coupe de France, Coupe d’Europe), le coach francilien, de la même promotion que Jean-Luc Vasseur répond : “les séries sont faites pour être arrêtées”. Soufflant, “si ce n’est pas cette année, ce sera la suivante”.

Quoi de plus juste que d’aller chercher l’Olympique Lyonnais dans sa cavalcade victorieuse de 13 titres continus sur le plan national et six titres européens dont quatre continus.

Ses prédécesseurs, Farid Benstiti, Patrice Lair avaient surtout été chercher des pointures internationales. Le duo Bruno Cheyrou et Olivier Echouafni répond formation, évolution dans un édifice de jeunes joueuses (au maximum 24 ans), encadrées par les piliers que sont Formiga (41 ans, six JO, sept Coupes du monde), Nadia Nadim (31 ans, internationale danoise d’origine afghane), Irène Parèdes, (internationale espagnole au club, en commençant sa cinquième saison) devenue capitaine désignée de l’équipe vice-championne de France depuis 2012 (sauf en 2017).

Dans cette salle médiatique offerte par le sponsor All, dénomination ancienne du groupe Accor, au pied de la piscine Molitor, l’Olympique Lyonnais est présent sans y être.

Philippe Boindrieux le disait au lendemain de la première saison professionnelle du Paris Saint Germain (2012). Le problème du PSG, c’est d’être dans le même championnat que l’Olympique Lyonnais.

Olivier Echouafni en aura d’autres avec des choix forts à réaliser dans une équipe où les postes sont doublés où Montpellier, le Paris Fc et surtout le surprenant Girondins de Bordeaux sont potentiellement, des acteurs de la place logiquement disponible, qui est le véritable premier objectif de la D1F Arkéma : la seconde place européenne.

Pour ce faire, Bruno Cheyrou, directeur sportif de la section, attentif au propos de son coach, voyait une dynamique à moyen et long terme en “surfant” sur le positif de la Coupe du Monde, utilisant deux termes de performance “innovation et indépendance”. Le tout pour constater une progression, qui imposera, au vue la situation habituelle du PSG, d’aller vers un titre et d’y associer de la compétence, en améliorant l’analyse video comme celle des datas.

Reste que tout cela concerne l’environnement. Un environnement sur le quel on peut jouer en le créant, qu’on peut tenir en le gérant, mais qui ne sera jamais l’acteur principal : le terrain.

Kadidiatou Diani, 24 ans, auréolée d’une excellente Coupe du Monde, aura un mot “on a hâte de commencer”.

Les seules qui peuvent savoir si elles ont le niveau de battre les lyonnaises. Ce sont les joueuses. En général, elles se trompent rarement sur le niveau des autres.

Qu’en pensent les lyonnaises ? Que vont faire les parisiennes ? Un trophée dit inutile chez les hommes, le “Trophée des championnes” est idéalement placé pour le savoir.

William Commegrain Lesfeminines.fr

1ere journée de championnat. dimanche 15h00. Stade Jean Bouin. Paris. Canal  Sport.