La Coupe du Monde à 32 équipes sera organisée en 2023. “La Coupe du Monde Féminine est le levier le plus important pour la professionnalisation de ce sport”. Plus d’équipes qualifiées plus de nations motivées à s’y qualifier. C’est sur ce constat que la décision a été prise. La critique, à l’inverse, concerne l’homogénéisation des équipes après un 13-0 subi par la Thaïlande contre les USA, lors du Mondial 2019.

Une compétition 2019 qui s’est faite sur un mois (7 Juin, 7 Juillet) et 52 rencontres en 2019 et qui passera, selon le modèle masculin de la Russie en 2018, à 64 rencontres, toujours sur la même période.

Douze rencontres de plus à organiser, huit groupes de quatre au lieu de six. Un changement structurel en cours de constitution des dossiers de candidature. La décision de la FIFA prise le 31 Juillet 2019 par l’instance directrice, le Conseil, “s’appuyant sur un document de synthèse présentant le contexte et les enjeux de l’élargissement” qui n’a pas été communiqué.

Une décision prise par correspondance, touchant l’Australie, le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud (avec éventuellement la Corée du Nord) finaliste malheureuse face à la France pour 2019, le Japon, la Thaïlande et la Nouvelle-Zélande, candidats au Mondial 2023.

Deux sites de plus à trouver pour 2023

Les pays candidats, actuellement au nombre de neuf, devront avoir deux sites supplémentaires disponibles répondant aux critères FIFA. Cela éliminera certainement des nations comme la Thaïlande et met l’Australie et le Brésil en position de favoris, pour une confirmation de leurs intérêts à déposer, prévue initialement au 4 Octobre prochain.

Un peu à l’image de l’évolution de la Coupe du Monde masculine de 32 à 48 équipes, projetée en 2022 au Qatar et imposé pour 2026, cela obligera les candidats à s’unir avec des pays frontaliers. Un projet qui n’avait pu être réalisé en 2022 compte tenu des relations difficiles entre le Qatar et l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.

Une expérience négative vécue en 2002, organisée avec la Corée du Sud et le Japon qui avait posé des problèmes politiques pour l’attribution des matches “phares”, la mascotte souvent typique d’un pays comme l’ordre des pays dans le nom officiel de la compétition. Ce qui peut être compréhensible compte tenu des coûts d’une telle organisation. L’Empereur japonais avait même refusé de venir pour le match d’ouverture, joué en Corée du Sud. En plus, une Histoire politique difficile entre les deux nations comme souvent lors de pays frontaliers. En conséquence, la FIFA avait dit qu’elle refuserait toute candidature conjointe à partir de 2004.

Un revirement obligatoire imposée par l’augmentation des compétitions. Les zones sans antériorité historique négative auront donc une carte supplémentaire.

Compte tenu de ce changement, La FIFA indique sur son site attendre une réponse courte de confirmation d’intérêt, fixant le mois de décembre 2019 comme date limite de dépôt de dossier de candidature, ouvrant la possibilité pour d’autres nations à se manifester, pour un pays hôte qui sera décidé définitivement courant mai 2020.

Des places à prendre pour les confédérations.

Il restera à définir la répartition des places entre les confédérations. Actuellement,

  • l’UEFA a 8 places,
  • l’AFC (Asie) cinq,
  • la CAF trois,
  • la CONCACAF a trois candidats,
  • l’Océanie un
  • et l’Amérique du Sud a deux qualifiés.
  • Soit un total de 22. Une dernière place se jouait en match de barrage entre le quatrième de la Concacaf et le troisième de l’Amérique du Sud et la dernière place était donnée au pays hôte.

Chacune des confédérations devraient gagner au moins une place. L’UEFA peut-être deux. Les pays présents en 2015 (24 équipes) qui n’ont pas réussi à se qualifier pour le Mondial 2019 sont la Suisse, le Mexique, le Costa Rica, la Côte d’Ivoire et la Colombie.

Pour l’UEFA, Cela donnera une bonne chance au Danemark, vice-champion d’Europe 2017, qui ne s’est plus qualifiée pour un Mondial depuis 2007.

Une augmentation des audiences.

Cette décision acte certainement le constat que l’augmentation des audiences passe par un nombre plus importants de pays qualifiés. Les droits TV devront donc être plus conséquents, équilibrant le projet d’augmentation de la dotation donnée aux équipes féminines pour ce Mondial 2023. Passant de 30 à 60 millions de dollars.

De la même manière, cela augmenterait le nombre de spectateurs pour ce Mondial qui bloque autour des 1.100.000 depuis 2007.

  • Chine 1 190 971 en 2007 avec 16 équipes qualifiées
  • Allemagne, 845 711 en 2011, 16 équipes qualifiées
  • Canada, 1 353 506, 24 équipes qualifiées
  • France, 1 131 312, 24 équipes qualifiées.