56.000 personnes iront crier au Groupama Stadium dans cette finale inédite entre les USA, triple championnes du Monde, championne de CONCACAF et les Pays-Bas, récente et nouvelle championne d’Europe 2017.

Un match dans le match entre les fans.

Alex Morgan, Tobin Heath, Megan Rapinoe ont remporté le 3e titre mondial dans une marée de supporters américains en 2015. Vancouver, ville hôte de la finale canadienne, se trouvait aux portes des USA et de Portland, sorte d’OL américain. Il fallit chercher les quelques supporters japonais.

Une finale Hard Rock, gagnée par les USA sur le score de (5-2) avec un (4-0) en 17′. ne soyez pas surpris, après un tel spectacle, qu’autant des réservations américaines ait été faites pour ce dernier match. Qui voudrait rater un nouveau show potentiel ?

Les Pays-Bas sont exactement dans la même dynamique. Inattendues, surprenantes, leur équipe féminine a enchanté le public néerlandais à l’Euro 2017 en jouant un “jeu” qui avait fait couler des larmes de bonheur aux plus anciens. Les stades étaient devenus si Oranje qu’il était impossible de connaître leur adversaire autrement qu’en jetant un oeil au tableau d’affichage.

Depuis, la marque Oranje fait partie du patrimoine du football européen. Comme pour les américaines où on sait trouver leurs supporters, il n’y a pas un match des néerlandaises dont on ne cherchera pas des fans Oranje.

Des supporters rencontrés au fil des matches et dont on a pu mesurer l’étendue de leur ferveur, à Paris pour les USA, à Rennes et Valenciennes pour les néerlandais. Certainement les deux nations les plus représentées dans ce Mondial français qui se termine cet après-midi.

SI 19.000 fans américains sont attendus, la marée Oranje, moins nombreuse a aussi ses armes.

Les réseaux sociaux, apéritifs de la finale. 

Les américaines, réveillées à l’aube, se tiennent prêtes. Le match a commencé bien avant le coup de sifflet prochain de Stéphanie Frappart. Il inonde les réseaux sociaux et s’évertue à faire croire à chacune que la règle du vainqueur repose sur la décontraction. Un coup à gauche, un coup à droite.

Nul doute que les fauves seront lâchées et qu’à ce petit jeu à fort enjeu, il y aura du sang et de la casse. On ne joue pas une finale mondiale sans avoir le couteau entre les dents.

William Commegrain Lesféminines.fr