Il y avait les Dominicains, les Cisterciens, et bien il y a maintenant, un nouvel ordre tiré de la religion FOOTBALL, les ARBITRES de la COUPE DU MONDE FEMININE de football.

Aujourd’hui, les consignes des coaches n’ont pas besoin d’être traduites en anglais, allemand, chinois ou autres langues qui courent le Monde. Avec la VAR, la punition est là.

Avec la VAR, “si tu sens une mouche te toucher. Ne t’inquiète pas. Plonge et attend l’application de la règle du jeu.”

Les arbitres sont devenus si pointilleux que même la hongroise KULCSAR Katelin, en pleine performance pour n’avoir jamais fait intervenir Danny Makkelie, l’arbitre VAR, jusqu’à la 75′, demandera trois fois à Megan Rapinoe de reposer son ballon sur le rond, pour quelques centimètres que le cuir du ballon Adidas avait pris de liberté.

Il y avait la sévérité des Inspecteurs des Impôts. Celle des gendarmes. Celle de la Garde Républicaine. Les Guards de la Reine d’Angleterre, inflexible au moindre événement. Même les Gardes Suisses du Vatican ne seront plus à la hauteur.

Au-dessus, pour ce Mondial 2019, les ARBITRES DE LA FIFA ont crée un ORDRE NOUVEAU. Les Bénédictins et les Cisterciens ne sont plus rien.

Aujourd’hui, dans la surface, tu ne trouves pas une joueuse qui n’a pas les mains dans le dos et qui joue même à “1-2-3 SOLEIL” ! Immobile, laissant l’adversaire se promener. Visiter, le rectangle de vérité. Une belle balade, quand la joueuse entend un sifflet ! D’habitude interdit pour des filles, là apprécié.

“Alors dans la surface, Mademoiselle, n’oublie pas de plonger si t’es touchée.”

Il n’y aura pas grand chose à dire de plus sur ce match qui ne produira rien de plus que le France-Brésil d’hier soir. La dramaturgie en moins et même plus, de la qualité en moins. S’il fallait avoir peur des américaines avant le 1/4, autant laisser cela de côté et que les Bleues jouent leur match.

Les américaines, déjà faible avec sa gardienne qui avait pris un but incroyable du Chili, la balle glissant simplement sous elle. Toute heureuse d’un hors jeu signalé, se sont empêtrées dans un football individuel, mal réglé qui a généré tellement de déchets que la COP 21 s’en est retournée à ses stylos écolos. Encore un coup de l’Amiral et Président américain.

45′ où on a vu Megan Rapinoe buter sur le côté gauche face à une consciencieuse Corredera. A se demander si le brassard au bras ne pesait pas trop lourd où si on avait affaire à la chaleur d’un 30° rémois. Une température pas idéale pour le Champagne, pétillant à souhait qui là, a laissé ses bulles en dehors du terrain.

Seule Tobin Heath a essayé et réussi des actions personnelles, obtenant un pénalty à la 7′ sur une faute de Maria Léon. Transformée par la capitaine d’un soir ou de toujours, Megan Rapinoe (0-1, 7′).

Les espagnoles bénéficieront d’une erreur incroyable de Naehler, relançant sur sa défenseuse marquée. Prise et la balle tombe dans les pieds de jennifer Hermoso aux 16 mètres 50 américains. L’ex-parisienne, et maintenant championne d’Espagne avec l’Atletico ne rata pas la cible. Une belle balle en lucarne (1-1, 9′).

Qui aurait pu prévoir qu’à la 9′, la Roja allait se mettre au niveau des USA avec le risque d’une élimination dans un match couperet. Personne. Et les américaines ne se remettront jamais de ce coup de tango. Aucun véritable occasion estampillée USA dans les 45′.

Très peu dans la seconde mi-temps. Un jeu excessif, poussé, raté. Jill Ellis semble regarder son groupe en se demandant si elle doit intervenir où le laisser prendre l’information pour trouver sa solution. Sauf que les américaines sont incapables de le faire. Les joues sont rouges, les traits tirés.

Les USA sont mal et les françaises sont bien, à l’hôtel

Il faudra un pénalty sur Rose Lavelle décidé en application de la règle pour que Megan Rapinoe fasse son doublé (75′, 1-2) et emmène la Great America au Parc des Princes connaître le bruit des 45.000 spectateurs, français et américains.

Il ne faudra pas anticiper le résultat de Vendredi, mais chez les filles, les matches sont des informations pour les autres. Et là, l’info est claire. C’est du 50/50.

Le match se terminera sur la première élimination d’une équipe européenne dans ces 1/8e. Un chiffre qui a un sens pour les JO puisque seules les trois premières du Mondial iront à Tokyo 2020.

Mondial 2019. 1/8 de finale. Espagne (1-2) USA. Stade Auguste Delaune à Reims. Arbitres : KULCSAR ktalin (Hun). Assistantes : TOROK Katelin, RODAK Sanja. VAR. Danny MAKKELIE. Cartons jaunes : Paredes (85′) ; Rapinoe (37′)

  • 75′ (1-2) But sur pénalty de Rapinoe.
  • 9′ (1-1) But de jennifer Hermoso
  • 7′ (0-1) Pénalty pour une faute de Maria Leon sur Tobin Heath

Espagne : Panos – Corredera, Paredes (cap), Maria Leon, Leila – Losada (32′ Nahikari), Virginia (85′ Mariona), Patri – Garcia, Hermoso, Alexia (78′ Falcon). Coach : Jorge Vilda.

USA : Naeher – O’hara, Dahlkemper, Sauerbrunn, Dunn – Lavelle (89′, Horan), Ertz, Mewis – Heath, Morgan (85′ Lloyd, Rapinoe (cap, 97′ Press). Coach : Jill Ellis.