Cristiane & Marta. Marta & Cristiane. Voilà deux noms à déposer à l’INPI ou surtout à l’OMPI rapidement. Surtout quand 22 millions de brésiliens -avec une pointe à 25- ont regardé le match d’ouverture de l’ex-joueuse du Paris Saint Germain qui a réalisé un triplé pour sa 5e Coupe du Monde.

Une technique brésilienne.

50% des personnes devant leur téléviseur ont vu sa frappe sur coup franc, si puissante qu’elle a tapé deux fois la transversale sans perdre une miette de sa force. Les commentateurs parlent de gainage dans ces sauts. Ce n’est plus gainage qu’il faut avoir pour réaliser cette performance technique. Une balle forte et puissante qui ne décolle pas plus haut que les têtes du mur qui se soulève. Normalement la puissance devrait la faire sortir. Sauf si tu as le gainage qu’il faut, les cuisses avec mais surtout la technique de frapper fort et vite à l’impact pour arrêter son geste au trois quart. Demandant à la balle de ne plus s’envoler. De rester en suspension maintenue par la vitesse et la force. Boum. Boum. La Balle qui s’écrase sur la transversale, remonte, s’écrase.

Quelle puissance et quelle technique. Il faut en avoir du gainage et des cuisses. Il faudrait trouver un autre qualificatif. Plus fort. Plus personnel.

En y repensant, incroyable qu’elle puisse toucher la balle comme cela. Capable de lui donner l’ordre d’aller exactement là où elle veut. Dans l’instant. Il faudra éviter n’importe quel coup franc. 

Un tireur de coup franc, cela te dégoupille un match. Platini, Zidane, Abily, tous les joueurs et joueuses renommées sont passées par là.

“Et La tête, Et la tête !”

Alouette, … je te plumerais. La comptine française pourra être très fière de la plumer, si cela arrive.

Les pieds, c’est bien mais là où elle fait mal. C’est de la tête. Deux têtes en deux matches et deux buts au même endroit. La toile d’araignée du coin en bas. Un truc qui vous demande de bloquer vos épaules et d’avoir un cou en béton armé. Pas une once ne doit bouger sinon, la balle perd de sa force et de la précision. Elle s’échappe.

Sur l’impact, vous reculez. La balle vous désobéit. Cristiane fait ses têtes, à croire qu’en suspension dans l’air, elle a les deux pieds sur un sol invisible. Pas une fille au monde ne fait des têtes comme Elle.

Cristiane a ce talent fou et unique de faire obéir la balle. Rien que cela, cela la classe.

Je ne l’ai jamais vu rater un grand match !

Au Paris Saint Germain (2015-2017), sur les grands matches, jamais elle n’a raté son match. Cette fille a le ballon lumineux. Dès que la lumière est là, elle brille. Contre l’Olympique Lyonnais, en finale de la Coupe du France 2017, elle met un but de folie. Un but lucarne opposée, au bout d’une course de 60 mètres.

Contre le FC Barcelone en quart de finale 2015 difficile à Charlety, elle met le but qu’il faut à la 85′. A trente centimètres du sol. Pris par le jeu et l’enjeu, elle veut briller et elle brille. Noyée sous les parisiennes qui vivaient pour la première fois cet exploit.

Cristiane a le jeu lumineux. Elle sent la lumière. A partir d’aujourd’hui, Cristiane n’est plus la même. Tout ce qui est beau et puissant va entrer en elle pour lui donner l’envie d’aller plus haut, plus vite, plus fort.

Rien que pour cela, et pour le reste, elle est redoutable d’autant que le Brésil n’est pas assez fatigué pour passer totalement au travers.

William Commegrain Lesfeminines.fr

Cristiane tête plongeante (86')qui qualifiera le PSG face à Barcelone en 1/2 finale WCL. Crédit Giovanni Pablo. Lesfeminines.fr

Cristiane tête plongeante (86′)qui qualifiera le PSG face à Barcelone en 1/2 finale WCL. Crédit Giovanni Pablo. Lesfeminines.fr