Norvège – Australie.

Je trouve la Norvège plus forte dans chacune des lignes que l’Australie (cinq buts) qui dépend beaucoup de Sam Kerr pour être efficace. Chez les norvégiennes, il y a une diversité de forces.

Medje, la capitaine lit très bien le jeu offensif adverse. Elle s’est même permise de marquer Wendie Renard lors de l’opposition face à la France. Pourtant l’une fait 1m87 et l’autre ne dépasse 1m65. Si le coach norvégien a établi ce marquage individuel, on peut lui concéder qu’il a trouvé de bonnes raisons.

Au milieu, c’est plus faible en qualité. La place de l’Australie se déterminera là. Si les Aussies prennent le dessus au milieu, alors la défense norvégienne ne tiendra pas sur la durée d’un match. A l’inverse, car si la Norvège n’est pas au top dans son milieu de terrain, il n’est pas pour autant faible alors que sa latérale gauche ne joue que sur l’expérience,  il va y avoir une animation offensive qui passera par le duo Guro-Caroline.

Alors l’Australie va exploser.

Angleterre – Cameroun.

L’Angleterre travaille sur les côtés mais attaque au centre. C’est une des seules équipes à jouer ainsi dans la verticalité avec les Pays-Bas. Elle a une force qui est trop dépendante de son efficacité ou plutôt efficience (rapport entre les occasions et la réussite). Le chiffre ne peut que descendre, c’est la difficulté anglaise, d’autant que Millie Bright, au centre m’a étonné face aux japonaises. Très présente dans les 2/3 de la rencontre puis ailleurs mentalement pour le dernier tiers, moment où les japonaises sont revenues dans le jeu.

Un indicateur qui, s’il se renouvelle, sera la chance camerounaise à qui on ne peut pas dire qu’elle baisse les bras sur la durée de la rencontre. Loin de là. Si les camerounaises jouent comme on jouer les japonaises, le dernier quart d’heure sera pour elles. Et là, en fonction du score établi à ce moment-là, ou ce sera “God Save The Queen” ou on aura un sortie immédiate du Brexit mondial sans référendum à la clé.

Pour les tirs au but, avec la nouvelle règle. J’ai pris des corn-flakes, prêt à un 22-23 historique.

William Commegrain Lesfeminines.fr