En additionnant la totalité des chiffres d’affluence FIFA pour les 36 matches, on obtient un total de 665.916 spectateurs pour une moyenne de 18.498 spectateurs par match, avec deux extrêmes.

Un Parc des Princes plein pour USA-Chili de 45.594 spectateurs pour une capacité de 99% et à l’inverse, un Suède-Thaïlande à Montpellier de 8.009 spectateurs pour un taux d’occupation de 26%.

Si on fait une projection sur une moyenne, on obtient un chiffre de 961.879 spectateurs potentiels. Chiffre au minimum car le tableau que vous pouvez télécharger en pièce jointe montre bien que les stades de L1 ont été remplis à des taux d’occupation inférieurs à 60% en général, ce qui ne devrait pas être le cas, avec les matches à élimination directe.

A l’inverse, en additionnant la capacité maximale des stades (source wikipedia) qui vont être utilisés pour les matches à venir et en décôtant de 5% la jauge pour des raisons d’infrastructures FIFA, on obtient le chiffre de 1.203.281 spectateurs. Là, on serait dans l’hypothèse de 16 matches “sold out”.

Objectif très positif, la Coupe du Monde 2019 va donc se situer entre ces deux univers, L’objectif FIFA est de 1.300.000. On sera plus ou moins, en-dessous.

Pour autant, on ne peut pas parler d’échec. Le record pour un match de football féminin de l’équipe nationale était de 24 .835 au Roazhen Park. Il est pour l’instant de 45.261 au Parc des Princes et sera encore plus haut si les Bleues jouent une demi-finale à Lyon (59.186 * 0,95%).

Pour arriver au chiffre FIFA, il fallait renouveler ce record pour 52 matches (1.291.420) quand la moyenne des Bleues est plutôt de 12.000 par rencontre.

Quatre grandes tendances ressortent de ces chiffres :

  • -> Les stades de L2 ont explosé en public (en jaune foncé). Jusqu’à 232% de leur chiffre habituel en championnat. Les supporters de ces villes sont dans l’attente d’un football de haut niveau. Ils accourent quand une affiche se présente. Grenoble, Le Havre, Valenciennes font véritablement des cartons. Peu importe l’affiche.

 

  • -> Les stades de L1 n’ont pas donné leur potentiel (jaune clair) C’est exactement l’inverse. On peut imaginer que le préjugé du football féminin se retrouve dans ces chiffres. Les supporters de ces villes hôtes ont du football de très haut niveau, en consommation. Ils ne sont pas adeptes d’aller voir une confrontation qu’ils jugent inférieure, même si elle est différente. Le Stade de Reims est un de celui qui a le mieux réagi, il est pensionnaire de L1 depuis peu (1 saison).

 

  • -> Nice et Montpellier ont vraiment du mal à avoir un public de football féminin (28% de taux d’occupation pour le premier, 26% pour le second). Le public du Sud-Est a toujours été réfractaire. Pour preuve, Marseille n’a pas souhaité se proposer comme ville hôte avec pourtant un OM, club qui a reçu le plus de spectateurs en L1 pour la saison 2019.
  • -> Les Pays-Bas, les USA et les Bleues logiquement, remplissent un stade à eux-seuls. Quelle que soit sa capacité.

Au bilan, le football féminin des Bleues en France doit être joué dans des stades de 20.000 places, sur une cible de population de L2, à la recherche d’un football de haut niveau qui les fasse rêver, un peu plus, que celui de la L2 dont la moyenne de spectateurs est de 6.845 par match (source LFP).

L’objectif de 25.000 par rencontre était trop ambitieux alors que la L1 affiche une moyenne de 22.600 (source LFP).

Si le chiffre dépasse 1.000.000 de spectateurs, le football féminin et le COL auront réalisé une bonne performance, même si le résultat est inférieur au 1.300.000.

Chiffre canadien 2015 dans une zone américaine de même identité et culture à 350 millions d’habitants.

William Commegrain Lesfeminines.fr

Fichier affluence pour les 36 premières rencontres du Mondial 2019

Lesfeminines.fr-FICHIER-AFFLUENCE-2019