A écouter les interventions des coaches et des joueuses du Mondial, notamment celles qui ont de l’expérience, on retrouve souvent le mot de “Progression”. Il faut “monter en puissance” précise Gaetane Thiney. Elle l’utilisera quatre fois dans son intervention. Sarena Wiegmann, coach des Pays-bas l’utilise aussi pour parler des futurs 1/8e à venir.

Si on peut l’entendre pour les nations qui sont dans l’attente et l’espoir d’une qualification comme le Cameroun, le Nigéria, l’Ecosse ; on est plus surpris de l’entendre pour celles qui sont qualifiées. La France, le dit. Les Pays-Bas le disent. L’Angleterre pourrait le dire. L’Italie, sur un nuage, ne peut pas le dire. L’Allemagne le confirme.

On ne peut pas rester au même niveau dans une compétition comme un Mondial. Il doit y avoir une progression pour aller au bout avec le titre qui se jouera sur quatre matches éliminatoires. “Le cimetière des Coupes du Monde est rempli d’équipes qui ont bien joué au premier tour” dira un journaliste de Canal +.

C’est peut-être dans ce besoin là que se décidera Corinne DIacre pour le France-Nigéria.

Certains disent que le moment est idéal pour soulager un milieu de terrain qui touche la trentaine avec Amandine Henry (29), Gaetane Thiney (33) et Elise Bussaglia (33) qui ont fourni deux matches intenses. D’autres soulèvent que le banc est fait pour être utilisé, mais aussi en cours de match. Tous intègrent que les Bleues ne veulent pas du calcul quant au résultat qui les enverrait dans une partie américaine, après leur 13-0 contre la Thaïlande, plutôt qu’une autre.

La réflexion revient à la sélectionneure. Visiblement qui doit avoir un paramètre en tête : la progression de son équipe. Elle-même précise que les Bleues “auront d’autres matches difficiles dans ce Mondial” après la bonne prestation contre la Norvège.

Dans quelle mesure les Bleues doivent progresser et comment doit-elle le faire ? Repos, match, confiance ?

William Commegrain Lesfeminines.fr