Un match très intense qui s’est joué comme un match couperet d’un huitième ou d’un quart de finale. Les joueuses passent en zone mixte, fatiguées et déçues pour les norvégiennes. Contentes mais fatiguées pour les joueuses de l’Equipe de France.

La première à passer est Charlotte Bilbault, entrée en toute fin de match à la place de Gaetane Thiney. “C’est exceptionnel d’entrer dans un match comme celui-là. Ce sont de supers bons moments. On est là pour le groupe. dès que l’on fait appel à nous on essaie de répondre présentes. Sur le banc, on était stressé. La victoire est méritée ce soir, on y est allée au mental.” 

Griedge M’Bock, 24 ans, presque cadre de cette défense. “Un match d’une très forte intensité. On s’attendait à ce genre de match. A ce genre de partie. Une partie compliquée, on ne va pas se le cacher. On a été efficace offensivement et présente défensivement. C’est ce qu’il faut retenir. Surtout la victoire. Une grande solidarité, on le dit depuis le début et on espère que cela va continuer comme cela. Oui, c’est un match gagné au mental. C’était une partie physique. Sur le plan athlétique, c’était vraiment engagé. On a fait le nécessaire et être aussi solide que des équipes nordiques. Aujourd’hui, on ressort vainqueur de ce match c’est ce qui important.

Sur la faute de Wendie Renard qui fait un csc sur un centre d’Hervlovsen qu’elle voulait pousser en corner ? Quand elle a marqué contre son camp, on est allée la voir avec une petite tape amicale pour qu’elle reste dans son match. Wendie, elle est costaud mentalement. Il n’y a pas de souci pour cela, elle n’a pas forcément été déstabilisé par cela. Honnêtement, on a pas eu peur de craquer. On était en place défensivement et c’est juste la faute à pas de chance. On s’est mobilisé tout de suite. La force de notre groupe c’est le collectif. Peut-être la première fois de sa carrière ? (en souriant) “alors j’espère que ce sera la dernière.”

Que s’est-il passé pour que vous marquiez si vite du retour des vestiaires (46′) ? On voulait entamer fort cette deuxième période, les mettre sous pression et marquer d’entrée. Cela a fait mouche avec Valérie Gauvin. Corinne a eu des mots particuliers ? “Elle nous a dit que c’était bien, qu’il fallait rester calme, qu’il fallait rester sereine et qu’il fallait alterner temps fort et temps faible et que cela allait passer. se débloquer et c’est ce qui s’est passé.”

Comment voyez-vous la VAR ? Elle n’a pas été favorable pour nous la semaine dernière. Là cela nous sourit. Il y a une justice. On s’adapte. Que pensez-vous de la VAR ? Au final, c’est assez juste.

Majri Amel, latérale qui a du batailler du côté gauche. “On est satisfait de ce que l’on a fait. On est allé chercher ce résultat et on est très contente de cela. Beaucoup d’intensité, sans beaucoup de temps forts et de temps faibles. On jouait tout à fond. En deuxième mi-temps on a réussi à gérer. On mis le pied sur le ballon, et cela nous a fait bien.”

Sur le centre pour Valérie Gauvin ? “On en parle souvent avec Valérie, des fois je lui dis d’aller premier poteau. Là elle s’est trouvée au bon endroit. Gaetane fait un superbe écran et elle finit. je suis content pour elle et pour le groupe.”

Amandine Henry, capitaine de l’Equipe de France. Très contente parce que ce n’était pas facile ce soir. C’était un match au mental. Il y avait beaucoup d’efforts de faits. Avec une température lourde qui nous a changé de Paris.

Là on a rien lâché. On a été solidaire jusqu’au bout. Même à la 95′, il y avait encore des tacles pour défendre. Quand on joue des matches comme cela, personne ne peut rien lâcher. Parce que c’est ensemble. Tout ensemble.On a un groupe qui est très costaud, pour s’y introduire, il faut y aller ! Le feeling ? Il est super bon. On est un groupe extraordinaire et cela s’est vu ce soir.

Amandine Henry, Je pense que cela va peut-être un déclic dans cette compétition.

William Commegrain Lesfeminines.fr