J’ai choisi de prendre comme titre la réaction de Maeva Clémaron. Elle est certainement celle qui a vécu ce match comme les supporters des Bleues. Sur le banc, à voir le match de ses coéquipières. Une victoire facile mais que les Bleues ont rendu faciles. Cela a été leurs qualités. Très bien exprimées. On a pas vu la Corée du Sud.

Maeva Clemaron “On a fait beaucoup de video. On avait l’impression que c’était des joueuses athlétiques. Voire la France dominer à ce point là !!!!? …”

CONFERENCE DE PRESSE Wendie Renard : Cela fait du bien d’avoir bien entamé cette compétition. On savait très bien qu’on allait prendre une bouffée d’émotions ce soir. On l’a bien géré. Quand on a 45.000 personnes qui chantent la marseillaise, on ne peut qu’être transcendée. On s’est servie de tout ce beau public. C’est sur que ce résultat va nous faire du bien. Cela fait un moment que l’on travaille. S’il n’y a pas assez de banderoles, ce n’est pas de notre faute. 

Emotion pour votre doublé ? C’est très rare, en plus en Coupe du Monde je n’ai jamais marqué. Cela fait vraiment du bien sur le plan personnel. Collectivement, ce sont des buts très importants puisqu’ils sont juste avant la mi-temps. Cela aide pour la confiance. Quand on marque des buts, les émotions elles sont fortes et on pense à beaucoup de personnes dans la tête. A qui ? A mon papa.

CONFERENCE DE PRESSE : Corinne Diacre :

Quel début de la France. Vous attendiez vous à cela ? “On a fait une bonne entame de match. On a pris les choses par le bon bout. On s’est rendu la tâche facile en marquant rapidement. On ne s’est pas démobilisée par le but refusé pour hors jeu. L’important c’était de mettre un 2e but avant la pause. On fait mieux en en marquant un 3e. A la mi-temps, les choses, on les avaient rendu simple.

Votre attente sur la VAR (but refusé pour hors jeu) ? A partir du moment où cela prend un peu de temps. Pour moi la décision était claire, c’est qu’il y avait un problème. Mon adjoint est venu m’informer que les personnes de la VAR étaient en pleine discussion. A partir de cela, je me suis dit que cela prenait trop de temps, donc le but sera refusé et je ne m’étais pas trompée. Par contre ce qui était intéressant pour moi c’est que les filles continuent à garder à ce rythme là. Le rythme qu’on avait imposé en mettant ce deuxième but et c’est ce que l’on a réussi à faire. C’est ce que je leur avais demandé.

Vous avez un esprit de défi, comment l’avez-vous communiqué à vos joueuses ? je pense qu’elles l’avaient en elles. On a beaucoup travaillé, elles ont beaucoup souffert pendant cette préparation. Cela fait du temps que l’on met les choses en place. J’ai eu du temps pour préparer les choses. Ce n’est jamais du luxe. J’ai eu ce luxe ce là de pouvoir faire ce que j’avais envie avec ce groupe et de l’emmener là où je le voulais.

Aujourd’hui, on a gagné ce soir, ce n’est qu’une étape. Il nous en reste six autres pour aller au bout de notre ambition. Pour l’instant, on est bien mais il faut que l’on reste les pieds sur terre. Que l’on continue à travailler.

Gauvin aurait été pénalisée par des retards dans la semaine ? Si elle estimait que c’était à cause de ces retards. Pour moi, c’était un choix tactique. Avec mon adjoint, on avait estimé qu’il fallait mettre de la vitesse dans l’axe pour déstabiliser cette défense qu’on avait trouvé un peu en difficulté.

On ne s’attendait pas à trouver un bloc si bas d’entrée. On n’a pas eu la profondeur souhaité. Valérie Gauvin a fait une très bonne entrée quand elle a foulé la pelouse. Il n’y a pas de soucis. C’était un choix tactique de ma part.

Les blessures passées des joueuses ? Je ne suis pas rassurée car je n’étais pas inquiète. De ce côté là, on est en ordre de marche. On sait très bien que les lyonnaises ont eu une saison longue mais aboutie. Les têtes vont bien. Si les corps sont fatigués on a su les mettre au repos quand il fallait. Ce soir, elle ont montré. Toute l’équipe. Maintenant on a travaillé dans ce sens là, on est serein au niveau de mon staff.

Votre Emotion à l’entrée sur le terrain et la marseillaise ? Je me suis refusée toute émotion ce soir. L’émotion sera pour plus tard. Nous sommes dans la compétition. Je me suis préparée comme une joueuse. Pour moi, il n’y a pas d’émotion, il n’y en aura pas et j’espère qu’il y en aura une mais le plus tard possible.

La Norvège (prochain adversaire) ? Tous nos adversaires sont des menaces. On a joué la Corée ce soir avec beaucoup de respect et on fera la même chose contre la Norvège. C’est une équipe qu’on a très bien observé. On le fera de nouveau demain (premier match du groupe A de l’autre partie du tableau à Reims).

La trajectoire future des Bleues ? C’est toujours difficile de rentrer dans une Coupe du Monde. On sait très bien que le premier match est important même s’il n’est pas primordial. C’est toujours mieux de bien travailler et de le gagner. Ce soir, on y a mis la manière. On s’est rendu le match facile. Avec une équipe de France très concentrée depuis le début du match. Les gens espèrent et moi aussi. On aimerait bien copier les garçons (Champion du Monde en 2018) mais chaque chose en son temps. On a encore rien gagné, il nous reste six matches à gagner et ensuite on verra.

Un match d’ouverture est souvent une découverte de l’équipe ? Je connais parfaitement mon équipe. Je connais ses points faibles et ses petites faiblesses. Sur le plan mental je n’étais pas inquiète même si j’ai dis en CFP hier que la gestion des émotions individuelles, je n’avais pas d’emprise dessus. On a su faire que ce match soit quelque chose d’exceptionnel sans le rendre non plus difficile à vivre. On a essayé de mettre les choses à leur place. Ce n’est que du football. L’idée, c’était de se faire plaisir comme elles ont pris du plaisir dans le dernier match et depuis un certain temps. Quand on prend du plaisir, en général, les choses se passent bien derrière. Pour nous ce soir, cela souri et cela démarre bien mais on est déjà concentré pour le match de Nice.

Que pensez-vous de la classe d’écart entre les deux équipes ? Plein d’enseignements. C’est toujours difficile de démarrer une compétition en jouant le match d’ouverture. On prouvé que l’équipe de France était au RDV. De là à battre la Corée (4-0), Si on m’avait dit cela avant, j’aurais signé tout de suite. très sincèrement, je ne pensais pas qu’il y avait autant d’écart. On avait vu cette équipe évoluer. Je pense qu’à contrario de nous, elle a mis un petit peu de temps à entrer dans le match. Elle a moins bien géré le côté émotionnel. Je pense qu’elle va faire souffrir la Norvège et le Nigéria.

Les deux mi-temps ? Première mi-temps idéale. avec un but marqué rapidement. Deux buts en fin de période qui font que nous menions 3-0 à la pause. La deuxième période est moins envoutante. maintenant quand vous menez 3-0, c’est toujours difficile de garder ce rythme. On a su le remettre dans le dernier quart d’heure. Cela coïncide avec la rentrée des remplaçantes. Pour moi, c’est toujours positif.

Vous avez joué le seul match de la compétition, vu par toutes les joueuses, avez-vous marqué des points auprès des adversaires ? C’est difficile à dire. je pense que les autres nations nous positionnent en favorite de la compétition car on est le pays hôte. Maintenant, si on peut faire peur à ces équipes, pourvu que cela dure.

ZONE MIXTE GAETANE THINEY : Gagner le premier match d’une compétition, c’est toujours compliqué. On était chez nous. (4-0) on aurait signé avant le match. Il faut continuer à travailler et monter en puissance pendant la compétition. On s’est facilité le travail en marquant rapidement. On a été très forte dans les 20 premières minutes, mais physiquement on a donné énormément en pressant haut pour récupérer haut et les déborder. Du coup, cela a donné un résultat rapide. Je pense qu’on a des armes qu’on utilise bien avec intelligence. On a Wendie sur corner, on le sait mais en même temps, on change les coups de pieds arrêtés. Je pense qu’il y a beaucoup de maturité dans cette équipe et en même temps beaucoup de jeunesse à certains postes. Cela fait un bon mélange. II y a pleine choses à améliorer. On est des sportives de haut niveau et on aime cela. On va progresser.

La Marseillaise ? C’était comme prévu, extraordinaire d’émotions. Un bonheur à vivre. Vraiment un bonheur à vivre.

L’ambiance ? On est porté par le public, c’est un rêve éveillé. Ce n’est qu’un premier match. La force que l’on peut avoir c’est de ne pas se satisfaire de ce qu’on fait et de chercher un peu plus et un peu mieux et c’est ce qu’on va faire.

Demain ? On sera à Nice, Les filles qui n’ont pas joué vont travailler et nous on sera là pour les encourager puisqu’on est 23 et si on veut aller au bout, il faut que l’on soit 23. Peu importe qui marque ou qui fait des passes décisives. On s’en fiche un peu de cela. Ce sont des stats. Si on veut y aller, c’est toute ensemble.

4 buts c’est surtout une info donnée aux autres équipes. C’est un message fort mais pour qu’il soit fort il faut monter en puissance car on a déjà fait des compétitions où on maitrisait les premiers matches mais il faut rester sereines et calmes pour profiter de cette victoire. Les chansons ? Pas encore, cela va venir. 

MARION TORRENT : C’est vrai que c’est quelque chose qui nous a boosté. Cela nous a servi comme une force. Cela nous a permis de nous transcender grâce au public et à toutes ces émotions que l’on a ressenti. On a été préparé. On a bossé durement pendant la préparation, on a pris confiance. Absence de Valérie Gauvin ? On est un groupe, on est solidaire entre nous et on sait que la compétition est longue et qu’on aura besoin de tout le monde. On est un groupe de 23 avec le staff. Travail avec votre compagnon, joueur de football américain. C’est vrai que  la performance et la préparation physique a une grand place dans ma vie. C’est mon prochain travail et c’est ce qui me permet de performer de jour en jour.

GRIEDGE M’BOCK : un match maitrisé de bout en bout. 3-0 à la mi-temps, pas grand chose à corriger. La coach voulait plus de rigueur et de concentration. elle ne voulait pas que l’on se relâche. En 2e mi-temps, c’est ce que l’on fait. C’était une belle soirée. Une bonne chose pour nous, une bonne chose pour les personnes qui se sont déplacés. ils ont vu un beau match. Ils sont conquis ce soir. Votre But refusé par la VAR ? c’est pas de chance. Il faut switché. On avait encore beaucoup de temps devant nous pour marquer. C’est ce qu’on fait. On a gagné (4-0). Aller communier auprès du public, c’était une façon de leur dire merci. ils ont été présents tout au long du match. Ils étaient encore là à la fin du match. On espère que les matches seront remplis et qu’on pourra communier avec eux. Votre sentiment ? La fierté, de la joie, contente. On a gagné, c’est le plus important.

AMEL MAJRI : On ne peut pas rêver mieux. Des spectateurs présents. L’hymne qui nous transcendé. Ce résultat qui nous met bien dans la compétition et nous lance très bien dans cette coupe du monde. On était très concentré et appliqué. On n’a pas vu les coréennes. Sarah n’a pas été sollicitée. Efficace sur coups de pieds arrêtés et notamment dans le jeu. (4-0) c’est top.

Marseillaise ? C’est vrai quand tout le public s’est mis à chanter. Notamment « Aux Armes », c’était beau. J’avais le coeur qui palpitait, limite les larmes aux yeux. De sentir ce public qui nous propulse vers l’avant.

SARAH BOUHADDI. La coach nous avait donné quelques consignes et des mots clés par rapport à ce premier match. On a répondu présente. Des buts, pas mal d’efficacité. On savait qu’on était attendu, un match avec un peu de pression. On savait où on voulait aller. Il fallait prendre un maximum de joie et de plaisirs sur ce match.

Le match d’ouverture ? Un an et demi qu’on travaille avec le même groupe. Un mois qu’on travaille toute ensemble. On attendait vraiment ce jour, on savait où on voulait aller. On a pas vu de stress au niveau de l’équipe et on a bien entamé notre match, cela nous a bien aidé. Donner le ton pour la suite ? Le ton on verra par la suite. On va voir ce que feront les autres équipes par la suite. On se l’est dit. Gagner ce premier match est important on va savourer. Mais demain il fait se remettre au travail car il y des choses à corriger aussi. Les buts des lyonnaises ? On est en EDF, je ne retiens pas les lyonnaises. Il y a eu un collectif énorme aujourd’hui que cela soit offensivement et défensivement. Il y a un groupe France. Marseillaise ? Au moment de la marseillaise, il y a eu pas mal d’émotions. De larmes. C’est un moment unique que l’on va vivre une seule fois. maintenant si on a envie de le vivre plusieurs fois, on va essayer de gagner tous nos matches. La présence de Valérie Gauvin ? La compo on l’a eu cinq minutes avant le départ ce soir. La coach a fait des choix tactiques par rapport à la Corée. Valérie quand elle est entrée dans le terrain a été présente. Il n’y a pas eu de non-titularisations. C’était un onze de départ. Sur le peu de présence à assurer dans les buts ? Voir les équipes coéquipières marquer des buts c’est agréable. Tout en restant concentrée. Si je peux vivre tous les matches de la Coupe du Monde ainsi, cela me va très bien.

MAEVA CLEMARON  : c’était intense. Tout le public, le groupe. On a formé qu’un. C’est quelque chose que je me rappellerais. S’il pouvait y en avoir 20 buts par matches, je célébrerais toujours autant. Vous avez vu avec les filles, nous sur le banc. On bouge. on vit chaque action. Cela nous fait plaisir.

On a marqué rapidement et ce 3e but avant la mi-temps a fait du bien même si on était dans le match. Le 3e but est tombé au bon moment. Wendie est une joueuse très complète. Elle peut apporter à l’équipe son gabarit, sa taille, son envie. C’est un cadre dans le groupe. Un leader, elle montre à chaque fois qu’elle met un pied sur le terrain. Elle est indispensable à l’équipe et au groupe comme on a pu le voir ce soir. On a beaucoup regardé la Corée en vidéo. Des actions individuelles. On avait l’impression que c’était des joueuses athlétiques. Voire la France dominer à ce point là ! On s’est bien préparée et c’est bien que les filles l’aient montré ce soir. Les fondations de l’EDF ? Fondation, en béton armé.

KADIDIATOU DIANI. On s’est mis à l’abri rapidement avec notre premier but. Enormément de plaisirs à jouer ce premier match. Je suis très contente à voir la France nous supporter, cela nous motive. Wendie Renard, on sait qu’à chaque fois qu’elle monte sur des coups de pieds arrêtés, cela finit pat un but. c’est un atout pour nous. Un peu de stress. Hâte de commencer ce match. Préparation longue. Tout va bien, très heureuse. 

William Commegrain Lesfeminines.fr