Si les équipes des autres continents qualifiées au Mondial sont quasiment celles qui ont flambé lors de leur coupe intercontinentale récente (avril-novembre 2018). Pour l’UEFA, plus gros fournisseur de nations dans les mondiaux, avec huit équipes et la France en pays hôte ; il y a déjà 23 mois que la compétition s’est jouée. Une carte européenne qui a bougé.

Le dernier carré de l’Euro 2017 : 50% d’échec et un passage au rattrapage. 

Rappelez-vous, le dernier Euro 2017 avait chamboulé l’ordre allemand établi, avec les Pays-bas vainqueur, quand l’Allemagne pointait avec huit titres européens et le potentiel sixième de rang après la première médaille obtenue aux JO en 2016. De la plus belle des couleurs, puisqu’elle était d’Or.

Un chamboulement qui en prépare un autre plus conséquent ! Des quatre équipes demi-finalistes à l’Euro 2017, Les Pays-bas, le Danemark, l’Autriche et l’Angleterre. 50% est resté à la maison (Danemark et Autriche) quand les Pays-Bas sont passés par un trou de souris, en remportant les plays-off face à la Suisse, le Danemark et la Belgique de Janice Cayman.

On peut arguer que ce dernier carré de 2017 était inattendu et donc logiquement éliminé dans la phase de qualification européenne pour 2019. Il reste que le Danemark présente un onze de qualité avec notamment Pernille Harder considérée comme une des meilleures européennes voire mondiale et les Pays-Bas, champion d’Europe 2017, incroyable de qualité, ayant en leur sein la meilleure joueuse FIFA de 2017 et celle qui a obtenu, en 2019, tous les suffrages en Angleterre, Vivianne Mediema.

Des performances 2017 qui ne sont pas renouvelées. Idem avec les échecs, des équipes qui s’étaient effondrées lors de l’Euro 2017 se sont régénérées pour ce Mondial 2019. 

La Norvège d’Ada Hegerberg, dans le groupe de la France, dernière du groupe A en 2017 après avoir fait la finale 2013, s’est qualifiée en 2019 devant les Pays-Bas.

L’Italie, aucun point en 2017 (dernière de son groupe) avec 3 défaites, termine son groupe de qualification avec 7 victoires et 1 défaite sur 8 matches joués en prenant le meilleur sur la Belgique, à deux doigts de participer à sa première compétition internationale.

Enfin, l’inattendu Ecosse (3e de son groupe), éliminée au premier tour en 2017, qui s’est qualifié devant la Suisse, présente pour la première fois au Mondial 2015.

L’UEFA, des qualifications européennes pas très compétitives qui se jouent au duel entre 2 équipes. 

Être premier ne signifie pas être au-dessus des autres. Dans le football féminin, le risque de perdre face à moins fort est limité. Seuls sont significatifs les duels entre les deux équipes leaders.

La Suède, l’Allemagne et l’Espagne, autres quart de finaliste en 2017, ont terminé premières de leur groupe dans des duels face au Danemark, Islande et Autriche dans le même ordre. L’Angleterre est passée première devant le Pays de Galles.

Pour la France, quart de finaliste en 2017, il est difficile de la situer dans ce niveau puisqu’elle n’a joué que des matches amicaux pour le “verre vide”, mais elle est restée quatrième mondial pour “le verre à moitié plein” avec 16 victoires, 3 nuls et 3 défaites.

Tout se jouera dans le Mondial,

Pour ce mondial, il est impossible de chercher à anticiper les résultats. Le classement de la France est un classement de matches amicaux mais face à de très gros adversaires lui donne plus de consistance (Brésil, Angleterre, USA, Allemagne, Australie, Japon) ; celui des autres équipes qualifiées s’est fait dans des matches plus faciles (groupes de qualification).

L’UEFA vient à ce mondial dont le dernier titre remonte à 2007 (Allemagne 2003 et 2007, Norvège 1996) leader avant que les USA ne fasse un triplé (1991, 1999, 2015), avec un titre qui s’est joué depuis un certain temps (23 mois) et un retour des équipes traditionnelles européennes laissant le Danemark à la maison et n’ayant pu donner plus de temps à l’évolution récente de la Pologne de Kiedrzynek (gardienne du PSG) et de Pajor (Avant-centre de Wolfsburg), finaliste surprenant du Tournoi de l’Algarve, sorte de Grand Chelem du football féminin.

William Commegrain Lesfeminines.fr